Interventions et prises de position

Vous trouverez ci-dessous les dernières prises de position de Jean-Pierre Sueur.

Pour celles des années 2006 à 2008, vous les trouverez sur le blog de Jean-Pierre Sueur.

Pour celles antérieures à 2006, consultez la rubrique Archives.


visuel conferenceEn sa qualité de rapporteur de la délégation à la prospective au Sénat sur les questions d’urbanisme, Jean-Pierre Sueur organise un colloque national sur le thème « Le phénomène urbain : un atout pour le futur », les 21 et 22 octobre au Palais du Luxembourg.
Ce colloque s’inscrit dans la continuité du rapport « Demain la ville » remis par Jean-Pierre Sueur au gouvernement en 1998, de son livre Changer la ville (Odile Jacob, 1999) et du rapport qu’il a rédigé en 2011 pour la délégation à la prospective du Sénat intitulé « Villes du futur, futur des villes : quel avenir pour les villes du monde ? ».
Il s’agit, par ce nouveau colloque, de poursuivre et d’approfondir la réflexion sur le devenir des villes. Son objectif est de montrer que les villes qu’on présente trop souvent comme les réceptacles de toutes les difficultés et de l’ensemble des problèmes de la société, constituent une chance, un atout pour le futur de nos sociétés.
>> Programme et inscription obligatoire (en ligne, dans la limite des places disponibles)

Jean-Pierre Sueur avait posé une question à Ségolène Royal, ministre de l’environnement, à la suite des inondations de fin mai et début juin derniers, qui s’étaient traduites par l’immobilisation sur l’autoroute A10, plusieurs jours durant, de nombreux véhicules et poids lourds. Il lui avait demandé que des dispositions soient prises aux péages afin d’éviter l’accès des véhicules aux portions concernées des autoroutes en cas de risque d’inondation.
Ségolène Royal vient de lui répondre qu’afin de « réaliser un retour d’expérience précis et rapide sur le déroulé des évènements, une instruction technique est menée par la Direction générale des infrastructures des transports et de la mer (DGITM). » Elle ajoute qu’elle a saisi en parallèle « le Conseil général de l’environnement et du développement (CGEDD) afin de réaliser rapidement une mission visant à établir une chronologie précise des évènements et à identifier les mesures prises par les différents acteurs, notamment les gestionnaires de voirie et les autorités de police. »
>> Lire la question écrite et la réponse

Jean-Pierre Sueur avait posé à la ministre de la culture et de la communication une question écrite relative aux disparités dans l’accès au cinéma. Audrey Azoulay vient de lui répondre.
>> Lire la question écrite et la réponse de la ministre

Jean-Pierre Sueur avait écrit à Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’éducation nationale et de la recherche, au sujet de la prise en charge des formations à la langue des signes dans le cadre du compte personnel de formation (CPF).
La ministre lui a répondu.
>> Lire la réponse de Najat Vallaud-Belkacem


dalai-lamaJe ne partage pas la position de nombre d’autorités ou de responsables politiques français qui ont préféré ne pas recevoir le Dalaï-Lama lors de sa récente visite en France. Je mesure l’importance de nos relations avec la Chine. Mais je constate que les rencontres entre Barack Obama et Angela Merkel avec le Dalaï-Lama n’ont pas empêché leurs pays respectifs de continuer à entretenir des relations de toute nature avec la Chine. Il est malheureusement clair que le peuple tibétain est toujours victime d’oppression. Et Robert Badinter, qui a reçu le Dalaï-Lama avec des avocats français, a dénoncé le « génocide culturel » dont ce peuple est victime. C’est pour toutes ces raisons que j’ai tenu à faire partie des vingt parlementaires – sénateurs et députés – qui ont reçu le Dalaï-Lama au Sénat le 14 septembre dernier. Avec son humour coutumier, celui-ci a tenu un discours appelant à la paix.


Jean-Pierre Sueur


>> Lire à ce sujet l’article de Mag Centre

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Photos : © Sénat/Cécilia Lerouge

Jean-Pierre Sueur a participé à un débat sur le thème de la politique pénitentiaire avec Philippe Bas, président de la commission des lois du Sénat, et Arnaud Gaillard, membre de l’Organisation internationale des prisons, animé par Delphine Girard, sur Public Sénat le 13 septembre.

>> (Re)voir le débat (à 1 heure et 22 minutes)

La commission mixte paritaire (CMP) sur le projet de loi sur la transparence de la vie économique et la lutte contre la corruption (dit « Sapin2 ») à laquelle j’ai participé n’est pas parvenue à un accord.
Cet échec est dû pour l’essentiel au fait que les représentants de l’Assemblée nationale souhaitaient que les dispositions relatives à l’encadrement des « groupes de pression » (ou lobbies) fussent strictement les mêmes au Sénat qu’à l’Assemblée nationale – ce que les représentants du Sénat n’ont pas accepté en vertu des principes constitutionnels qui fondent l’autonomie de chacune des assemblées parlementaires.
Cet échec a cependant des conséquences positives puisque le débat va reprendre dans les deux assemblées aussi bien en commission qu’en séance publique sur l’ensemble du texte et notamment sur l’ordonnance sur les marchés publics préparée par Emmanuel Macron à propos de laquelle j’ai fait part des importantes critiques qu’elle appelait pour moi (textes des 11 juillet et 12 septembre).
J’ai donc pris la parole, en CMP, pour appeler à un examen approfondi du texte de cette ordonnance à l’occasion de cette nouvelle lecture.
J’ai bon espoir que puissent être adoptés soit par l’Assemblée nationale, soit par le Sénat les trois amendements votés sur :
- la limitation des marchés sur performance en conception-réalisation (subordonnés à une « grande complexité  ») ;
- la suppression des offres variables ;
- la détection des offres anormalement basses.
J’espère qu’au-delà d’autres dispositions pourront être approuvées.
Il s’agit pour moi, je le rappelle, de limiter le recours aux contrats de partenariat public-privé (PPP) aux cas d’urgence et de complexité explicitement prévus par le Conseil constitutionnel et de protéger le légitime accès à la concurrence des PME, des entreprises de second œuvre et des artisans du bâtiment.

Jean-Pierre Sueur


>> Lire à ce sujet l’article de Sophie d’Auzon sur le site du Moniteur.

14368646 1742110216054665 2139367563557293459 nEn sa qualité de président du groupe France-Tunisie du Sénat, Jean-Pierre Sueur a accueilli au Sénat le 14 septembre le Dr Mohamed Ghannem, président, et Maher Ben Azzouz, secrétaire général de la fédération des associations franco-tunisiennes.


À la suite de cette rencontre, le Dr Ghannem a publié le texte suivant :

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De Jean d’Ormesson…
Je dirai malgre tout que cette vie fut belleJean d’Ormesson suscite un véritable engouement. Que le journal Le Monde ait cru devoir lui consacrer douze pleines pages – pas moins ! – en août dernier en est l’un des signes les plus marquants. Nonobstant, donc, la grande faveur dont il jouit désormais, j’avouerai qu’il ne figure pas parmi mes écrivains préférés et que ses articles du Figaro me sont souvent tombés des mains, en dépit de l’attachement qui est le mien à m’intéresser aux écrits de ceux qui ne pensent pas comme moi : on a toujours tort de ne lire qu’un seul journal !
Mais comme il faut savoir se défier des idées convenues ou des présupposés trop anciens, j’ai lu le dernier opus de notre auteur dont le titre – Je dirai malgré tout que cette vie fut belle – est un beau vers d’Aragon, pour me faire, ou me refaire une idée. Ce livre se lit bien. On y parcourt sinon l’histoire, du moins la vie de l’auteur. On voit que Jean d’Ormesson fut et restera un « khâgneux » et un « normalien » connaissant les artifices, les plaisirs et les grâces du style, ou plutôt d’un style. Donc, c’est bien fait. Et je le redis, cela se lit bien. Mais on voit bien que Jean d’Ormesson est au total content, et même très content, de lui-même. Et il le sait. Et il craint que cela se voie et agace le lecteur. Alors il use d’un subterfuge. Il crée, en plus de son « moi numéro 1  », un « moi numéro 2 ». Ce « moi n°2 » est censé constamment rappeler à l’ordre le « moi n°1 » et rabaisser son amour de soi. C’est, dit-il, son « surmoi ». Et c’est là que les choses se gâtent. Les psychanalystes savent qu’on ne peut pas se bâtir ainsi un « surmoi » de circonstance et de commodité. Autant certaines parties du livre sonnent juste, autant ces nombreux dialogues avec ce surmoi de pacotille sonnent faux.

… à Amélie Nothomb
nothombAvec la régularité d’une horloge, Amélie Nothomb publie un roman chaque année au mois de septembre. Nous en sommes au vingt-cinquième. Et comme la légende dit qu’elle prend de l’avance, peut-être nous laissera-t-elle le jour de sa mort – le plus tard possible – une malle entière de livres qui pourront ainsi paraître longtemps après, chaque année, lorsque le mois de septembre reviendra. La littérature, c’est bien connu, permet aux auteurs de vivre encore quand ils sont morts.
Mais venons-en au livre de cette année. Il s’intitule Riquet à la houppe. C’est donc le vingt-cinquième. Et – est-ce un effet de la lassitude ou de l’habitude ? – j’ai constaté que, cette fois-ci, il y avait des critiques plutôt négatives. J’ai donc lu ce livre, pour en avoir le cœur net. Et je dois dire – ou plutôt écrire – que j’ai aimé cette fable. La fable est un art difficile. Celle-ci raconte l’histoire de Déodat et de Trémière. C’est une histoire philosophique. Déodat a la candeur du Candide de Voltaire. Il ouvre de grands yeux. Ceux-ci tombent sur la télévision. Nous voilà au passé simple : « Déodat essaya de se concentrer sur ce qui était dit. À peine commençait-il à comprendre le sujet abordé que celui-ci changeait. L’unique point commun entre chaque thème était un genre d’ennui sinistre. Des publicités plutôt amusantes interrompirent ce pensum, mais après ce fut pire. Il y eut une dispute entre plusieurs individus qui parlaient chacun au nom de la France comme si elle leur appartenait. Il avait dû se passer quelque chose de grave dans un épisode précédent. »
Trémière aime les oiseaux. Ce livre est l’un de ceux qui parlent le mieux des oiseaux (je sais qu’un livre ne parle pas). Il nous apprend aussi des vérités « peu connues », comme celle-ci, qui est romantiquement enseignée à Trémière : « Les bijoux, pour rester magnifiques, ont besoin d’être portés très souvent. Et quand je dis portés, cela signifie aimés. Un bijou porté sans amour peut se ternir d’un coup. Moi qui te parle, j’ai vu ma propre mère éteindre à jamais un diamant qu’elle avait accepté par vanité d’un homme qu’elle n’aimait pas. »
Je n’en dis pas plus. Je ne cite pas plus. Je pense simplement – et cela n’engage que moi ! – que ce vingt-cinquième livre est l’un des meilleurs.

Jean-Pierre Sueur

Comme il l'avait promis lors du Comice agricole de Ferrières-en-Gâtinais, Jean-Pierre Sueur a écrit une lettre personnelle au Premier ministre pour demander que des mesures urgentes soient prises pour aider les agriculteurs du Loiret à faire face aux sinistres exceptionnels qui les ont touchés et qui ont des effets très importants sur leurs récoltes et leurs revenus.

> La lettre au Premier ministre.

Je tiens à souligner les conditions dans lesquelles s'est déroulée la rentrée des classes dans les écoles élémentaires et maternelles du Loiret.
Grâce aux postes qui ont été créés par le gouvernement dans des budgets que j'ai votés, nous avons assisté pour la première fois depuis longtemps à une période de rentée qui ne s'est traduite par aucune fermeture de classe dans le Loiret.

Je publie à ce sujet le communiqué de la direction départementale des services de l'Éducation nationale (DASEN).

JPS

J'avais eu au Sénat, lors de la discussion du projet de loi « Sapin 2 », un long débat avec Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie, sur le projet d'ordonnance sur les marchés publics dont la ratification est prévue dans ce texte. J'estimais, en particulier, que ce projet d'ordonnance était défavorable aux PME, aux entreprises de second œuvre, aux très petites entreprises (TPE) et aux artisans du bâtiment (je republie ci-dessous mes positions à ce sujet).
Quelques amendements ont d'ailleurs été adoptés tant au Sénat qu'à l'Assemblée Nationale, modifiant le projet d'ordonnance à cet égard. Cette question reviendra lors de la commission mixte paritaire sur le projet de loi « Sapin 2 », à laquelle je participerai, le 14 septembre prochain.
Sur ce sujet, je publie ci-dessous l'article très éclairant que la revue du Syndicat National des Entreprises de second Œuvre (SNSO) vient d'éditer.

JPS

>> Ordonnance sur les marchés publics : le SNSO en première ligne
>> Retour sur le débat au Sénat du 6 juillet
>> L'article de Martine Orange (Médiapart du 13 juillet)


PMFIl faut soutenir les Éditions Infimes. Celles-ci ont été créées à Orléans par une équipe d'enseignants et intellectuels qui éditent des livres de qualité  dans les domaines de l'histoire, de la littérature et de la jeunesse (voir leurs coordonnées ci-dessous). Ces éditions ont eu l'heureuse idée de publier un livre très précis, documenté, et dont la lecture est à la fois passionnante et éclairante, sur Pierre Mendès France.

L'auteur, Françoise Chapron, commence son ouvrage en rappelant une durée singulière : "7 mois et 17 jours". C'est durant cette bien courte - bien trop courte - période que Pierre Mendès France a gouverné la France, en tant que président du Conseil. Et pourtant, ces "7 mois et 17 jours" auront profondément marqué notre histoire - et surtout auront laissé le souvenir d'une "manière de gouverner", vraie, authentique, réaliste et ambitieuse à la fois qui restera - et reste encore - un modèle.

Le bilan se passe de commentaires. Entre le 18 juin 1954 et le 5 février 1955, Pierre Mendès France aura mis fin à la guerre d'Indochine, donné l'autonomie à la Tunisie (où sa mémoire est toujours célébrée), "levé l'hypothèque" de la Communauté européenne de Défense, œuvré de manière décisive pour la recherche scientifique, mené une politique économique rigoureuse et maîtrisée - et, de surcroît, il aura expliqué chaque semaine aux Français à la rado la politique menée, ne masquant ni les réussites, ni les échecs, ni les déceptions. C'est ce rapport à la vérité qui reste dans les mémoires.

Homme de conviction, Piere Mendès France n'hésitait pas à prendre ses responsabilités. Alors qu'il était le plus jeune député de France, il fut le seul et unique parlementaire à s'opposer aux Jeux Olympiques de Berlin en 1936. De même, on se souvient de son action acharnée contre le privilège des bouilleurs de cru - menée au nom de la santé publique - qui fut violemment combattue et contribua avec "les intérêts des gros coloniaux en Algérie" à la mise en échec de son gouvernement le 5 février 1955, alors que Pierre Mendès France annonce à l'Assemblée Nationale que "ce qui a été mis en marche dans le pays ne s'arrêtera pas".

Le grand mérite du livre de Françoise Chapron tient à ce qu'il nous fait vivre les combats menés par Pierre Mendès France pour s'implanter dans le département de l'Eure.

Élu de justesse député radical socialiste de l'Eure, il aura dû affronter, comme Jean Zay dans le Loiret, une campagne antisémite. Il aura, comme lui, présenté un programme de justice, mais aussi un programme de "rigueur budgétaire". Pour lui, l'une n'allait pas sans l'autre. Il serait - toujours comme Jean Zay - élu au second tour, en dépit du maintien du candidat communiste.

Ses principes de solidarité et de rigueur dans la gestion - rigueur au service de la solidarité - il les mettra également en œuvre dans l'exercice de ses mandats locaux de maire de Louviers et de président du Conseil général de l'Eure.

A la lecture du livre de Françoise Chapron, on mesure combien son expérience locale a nourri sa politique nationale, et combien il y avait de cohérence entre l'une et l'autre.

On mesure aussi combien "PMF" fut un grand européen - il avait publié, à 23 ans, une "Contribution pour les Etats Unis d'Europe" -, et aussi un expert des questions économiques, respecté au plan international.

Il était d'abord un républicain, attaché à la modernisation des institutions républicaines - ce dont témoigne son livre paru en 1962 et qui reste une référence - comme ses "7 mois et 17 jours" de gouvernement restent une référence.

Michel Rocard a écrit au lendemain de sa mort - comme le rappelle Françoise Chapron - que "Son message de droiture morale et d'intégrité intellectuelle" se résume dans ces lignes : "Toute action n'est pas vaine, toute politique n'est pas impure".

Jean-Pierre Sueur.

(Éditions Infimes, 1 rue du Colombier 45000 Orléans. Tél. : 06 33 48 91 87. Mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..  Site : www.editions-infimes.fr)

 

 

Je ne puis me résigner au projet de fermeture de l'établissement d'Hitachi situé à Ardon, près d'Orléans, qui vient d'être annoncé par la direction de cette grande entreprise multinationale.
Je rappelle que cet établissement, qui compte à Ardon 170 salariés, est arrivé dans le Loiret en 1992, et que cette implantation a été précédée d'un travail intense mené par Kléber Malécot, alors président du conseil général du Loiret, et moi-même, alors maire d'Orléans et président de l'agglomération, et tous les services compétents de nos collectivités, en lien avec les communes d'Ardon et de Saint-Cyr-en-Val. À ce moment-là, un vrai partenariat a été conclu, fondé sur la confiance, à la suite de multiples contacts au Japon et en France, – partenariat qui s'est révélé très fécond, l'entreprise Hitachi s'investissant, en outre, dans des projets, notamment culturels, de la ville d'Orléans et de la Région. Le vingtième anniversaire de l'entreprise a été célébré dans de bonnes conditions, ainsi que l'arrivée récente d'un « data center », présenté comme un atout de plus pour l'établissement d'Ardon.
Dans ce contexte, l'annonce d'un projet de fermeture apparaît aujourd'hui comme une « douche froide ». On nous dit que les technologies changent, que l'informatique évolue à grande vitesse, qu'il n'est plus utile de fabriquer ici autant de « disques durs ». Cela est vrai. Mais une entreprise de taille mondiale comme Hitachi développe constamment de nouveaux projets. Qui dira qu'il était et qu'il serait impossible d'implanter à Ardon l'un, ou plusieurs, de ces nouveaux projets ? Qui dira qu'il n'est pas possible de trouver une solution au sein de la galaxie Hitachi afin de préserver les 170 emplois, en lien et en dialogue avec les collectivités locales ? C'est une question de choix, de stratégie, au niveau du groupe et de ses dirigeants, en Europe et en France.
Nous apprenons d'ailleurs qu'Hitachi vient de racheter une entreprise de service en Île de France. Mais s'il faut donc passer des « disques durs » au « service », pourquoi n'a-t-il pas été décidé de s'appuyer plutôt sur le site d'Ardon, l'agglomération d'Orléans, la région Centre-Val de Loire et le département du Loiret pour mettre en œuvre les évolutions nécessaires ? Et ne parlons pas au passé : cela peut encore, doit encore, être fait... sans qu'il y ait d'exclusive quant à la nature des changements d'activité possibles, qui ne se limitent sans doute pas aux « services ».
Aujourd'hui, après avoir appris cette nouvelle, j'ai le sentiment qu'un rapport de confiance est brisé. Nous ne pouvons en rester là. Rien n'est jamais « irrévocable ». Il faut trouver une solution, et tout faire, à tous les niveaux, et en particulier, au niveau de l'État pour que la décision annoncée soit revue et qu'un nouvel avenir soit trouvé, au sein d'Hitachi, pour l'entreprise d’Ardon.
C'est pourquoi j'ai saisi aujourd'hui même Manuel Valls, Premier ministre, et Michel Sapin, ministre de l'économie et des finances, pour leur demander de prendre sans délais tous les contacts appropriés avec le groupe Hitachi et les autorités japonaises compétentes, afin que tout soit fait pour sauver « Hitachi Orléans » – sans préjudice des autres interventions qui apparaîtront utiles.
C'est en faisant tout ce qui est en mon pouvoir à cet égard que je marque ma solidarité avec les salariés d'Hitachi dans notre agglomération.

Jean-Pierre Sueur

Dans les médias :
>> France 3 Centre-Val de Loire
>> Apostrophe 45
>> La République du Centre
>> Mag Centre
>> Reuters
>> Le Parisien

Lire aussi :
>> Les lettres de Jean-Pierre Sueur à François Hollande, Manuel Valls et Michel Sapin
>> La lettre envoyée par Jean-Pierre Sueur, François Bonneau, Hugues Saury et Charles-Éric Lemaignen à la direction mondiale d’Hitachi

160828 Chantecler webJe tiens à saluer chaleureusement le beau spectacle qui a été présenté cet été au Théâtre de l’Escabeau à Briare. Il s’agissait de Chantecler, fable dramatique animalière en quatre actes d’Edmond Rostand.
Cette pièce écrite en vers, qui fait intervenir plusieurs dizaines d’animaux et qui est une brillante et virevoltante satire des humains et de la société, fut, lors de sa création en 1910, un demi-succès, ou un échec – selon les points de vue – après les réussites éclatantes de Cyrano de Bergerac et de L’Aiglon. Edmond Rostand en fut affecté.
Pourtant, cette pièce, fruit d’un grand travail d’écriture, qui a été relativement peu jouée, reste, plus d’un siècle après, d’une formidable jeunesse et même d’une forte actualité.
Toute la difficulté est de la mettre en scène et de la ressusciter dans sa force et sa vigueur premières.
Élisa Chicaud a eu le courage et l’audace de le faire avec un incontestable brio.
Un grand merci à elle et à la grande équipe de comédiens très motivés qui ont fait revivre Chantecler à Briare.
Et une fois encore, bravo à l’Escabeau !
Ce spectacle sera rejoué cet automne pour la clôture du Festival de l’Escabeau ainsi que l’été prochain dans le même lieu : ne le ratez pas !

Jean-Pierre Sueur

Jean-Pierre Sueur participe du 4 au 10 septembre à une mission parlementaire en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane au cours de laquelle il rencontrera des représentants de l’État, des élus de différentes collectivités locales, des responsables économiques et des représentants de la société civile.

Une tribune de Jean-Pierre Sueur et Dominique Raimbourg, député, président de la commission des lois de l'Assemblée nationale, dans l'édition datée du 23 août du quotidien Le Monde.

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Jeannine Leroy est décédée ce 15 août. Elle avait été conseillère municipale d’Orléans de 1983 à 1995. Elle avait une délégation pour les personnes âgées. Elle a assumé cette responsabilité et l’ensemble de ses responsabilités d’élue avec un constant dévouement. Elle s’était pareillement donnée à la cause de l’hôpital public durant toute sa carrière professionnelle dans l’exercice de ses fonctions d’infirmière générale adjointe au Centre hospitalier régional d’Orléans. Puéricultrice, elle avait beaucoup œuvré au service des enfants et pour la formation des puéricultrices. Adhérente active du mouvement « Vie nouvelle », Jeannine Leroy a toujours été attachée aux valeurs de solidarité et de justice et a toujours œuvré pour elles. Merci Jeannine !

Jean-Pierre Sueur

Je salue la mémoire de Georges Séguy, grand Résistant, qui fut déporté à Mauthausen, fut un responsable syndical pleinement engagé dans la défense du monde du travail, signataire des accords de Grenelle et qui fut aussi un défenseur de la forêt d’Orléans au cœur de laquelle il vivait, à Vieilles-Maisons-sur-Joudry.

Jean-Pierre Sueur

Je me réjouis de la décision du gouvernement pour laquelle je suis, avec d'autres, beaucoup intervenu. Mais il faudra être très vigilant pour « transformer l'essai », au Sénat d'abord, puis à l'Assemblée nationale. L'enfer est pavé de bonnes intentions... Il peut l'être aussi d'amendements. Alors, ce sera plus que jamais : « Tous ensemble pour Orléans ! »

JPS

C'est avec beaucoup de peine que j'apprends le décès d'Henri Benozio. Henri Benozio a été adjoint au maire d'Orléans de 1989 à 2001. C'était un homme généreux, chaleureux, dévoué, profondément humaniste.
Il avait été commerçant durant plus de trente ans rue de Bourgogne, à Orléans. C'était son métier. Il l'aimait. Très connu, il était proche de ses confrères commerçants, de ses clients et de ses très nombreux amis d'Orléans.
Il était devenu président de l'UDICO - union qui regroupait les commerçants orléanais -, et il exerçait cette fonction avec sagesse, étant soucieux de maintenir des relations positives avec les différents maires et élus de la Ville.
En 1989, il me fit l'honneur d'accepter d'être parmi les premiers membres de la liste que je conduisais pour les élections municipales. À la suite de notre élection, il est naturellement devenu adjoint chargé du commerce. Ses qualités et ses compétences furent très précieuses dans l'exercice de cette fonction. Je pense, en particulier, à son concours si utile pour gérer les problèmes et tracas qu'allaient entraîner les travaux pour la construction de la première ligne du tramway. Mais son activité d'adjoint ne se limitait pas au commerce. Il s'occupait aussi du Parc des Expositions et suivit avec passion le projet du Zénith. Il prit aussi en charge durant plusieurs années la responsabilité de la communication de la Ville.
J'ajoute qu'innombrables étaient les responsabilités qu'Henri Benozio avait exercées à la Chambre de commerce ou au service des organismes sociaux des artisans et commerçants.
À Ginette, à sa famille, à ses proches, à ses amis, j'exprime ma profonde sympathie.
Henri était un homme au grand cœur. Merci, Henri !

Jean-Pierre Sueur,
Sénateur du Loiret,
Ancien maire d'Orléans.

À la suite de l’odieux assassinat d’un prêtre à l’église de Saint-Etienne du Rouvray, j’exprime ma profonde solidarité à l’égard de tous les catholiques de France. Cette solidarité s’étend à tous les Français et à tous ceux qui aiment notre pays. Car nous sommes tous touchés et atteints par ce nouvel attentat, comme nous l’avons été par celui de Nice et par les précédents.
J’appelle à l’unité. Les polémiques ne servent à rien. Aucun gouvernement n’est ni ne serait à l’abri de telles épreuves. On le voit dans le monde. Tout doit être fait, avec toute la fermeté nécessaire pour vaincre le terrorisme. C’est dans ce but que j’ai soutenu la loi qui a été votée jeudi dernier. Nous savons que ce ne sera pas facile. C’est pourquoi nous devons faire preuve de beaucoup de vigilance et de ténacité.
Luttons ensemble, tous ensemble, contre la barbarie.

Jean-Pierre Sueur

Jean-Pierre Sueur s'est beaucoup impliqué dans le débat sur la prolongation de l'état d'urgence à la suite de l'attentat de Nice. Devant le retour des polémiques et invectives, il a plaidé pour l'union dans la lutte contre le terrorisme. Un accord a pu être obtenu lors de la commission mixte paritaire (rassemblant sept députés et sept sénateurs, de toutes tendances) à laquelle il a participé (le vote du texte final a été acquis par treize voix pour et une voix contre).
Nous publions d'abord le texte intégral de l'intervention que Jean-Pierre Sueur à faite au nom du groupe socialiste, le 21 juillet, dernier jour de la session extraordinaire, relative aux conclusions de cette commission mixte paritaire, et par laquelle il a exprimé ses convictions sur la lutte contre le terrorisme et les mesures qui doivent être prises après l'attentat de Nice.

>> Lire l’intervention

Nous publions aussi les quatre interventions de Jean-Pierre Sueur, lors de la première lecture du texte, au Sénat, le 20 juillet :
- sur l'application de la loi dans les lieux de culte

Lire aussi ses deux communiqués à ce sujet :
>> Prolongation de l'état d'urgence : « C'est notre devoir de voter ce texte »
>> État d'urgence : Jean-Pierre Sueur a participé à la Commission mixte paritaire qui a trouvé un accord

Dans la presse

Les télévisions et radios diffusant des informations en continu ont modifié le paysage audiovisuel, et aussi notre rapport à l'actualité. Commençons par dire que cette évolution a des effets positifs : elle permet ainsi d'être informé à tout moment, en dehors du « sacro saint » rendez-vous de 20 heures à la télévision (ou de 19 heures sur France 3) ou des « matinales » des radios. Ajoutons cependant qu'il arrive que le système s'emballe. Lors d'attentats, de drames ou d'événements de toutes sortes, il est rare qu'on puisse connaître la vérité dans l'instant, et que celle-ci se révèle de manière univoque, sans ambiguïté aucune, au moment même où l'événement se produit. Cela peut conduire à des scènes où, devant son micro, le ou la journaliste ne peut faire mieux que de nous dire qu'il ou qu'elle ne sait pas ce qui se passe et se trouve derechef dans l'obligation de « meubler » minute après minute, édition après édition. Cela peut aussi conduire à des annonces sans fondement, dont – soyons justes ! –, les journalistes n'ont pas l'apanage... Ainsi, le tueur de Nice a d'abord été un personnage atteint de troubles psychiques sans rapport avec le « djihadisme » et qui aurait agi dans une sorte d'improvisation ; puis il a été présenté comme ayant été l'objet d'une « radicalisation rapide » ; on a enfin appris qu'avec l'aide de complices, il avait préparé l'attentat durant de longs mois... Qu'en conclure ? Une seule chose : la vérité n'est pas l'instantanéité, elle ne se « donne » pas instantanément ; l'établir demande enquêtes et investigation – et cela prend du temps – et parfois beaucoup de temps. Notre société, déjà victime du culte de la transparence, est aussi menacée par la religion de l'instant. Cela mérite assurément réflexion.

Jean-Pierre Sueur

Trois questions écrites de Jean-Pierre Sueur ont été récemment publiées :
- à la secrétaire d'État à la consommation sur la mise en œuvre de l'opposition au démarchage téléphonique
>> Lire la question

- à la secrétaire d'État aux collectivités locales sur le fonds de péréquation intercommunale dans le contexte créé par les fusions de communautés de communes
>> Lire la question

- au secrétaire d'État chargé de la simplification sur les relations entre les administrations et les usagers
>> Lire la question

Jean-Pierre Sueur a participé activement à la Commission mixte paritaire composée de quatorze membres (sept députés et sept sénateurs) qui est parvenue à un accord, dans la soirée de mercredi, sur la rédaction du projet de loi prorogeant l’état d’urgence pour six mois. Le texte final a été adopté par treize voix pour et une contre.
Jean-Pierre Sueur avait, au préalable, plaidé pour cet accord devant le Sénat. Il a considéré que face au drame de Nice, l’union devait l’emporter sur les polémiques politiciennes. Il avait dit aussi que le projet de loi devait donner de nouveaux moyens pour « lutter contre le terrorisme et les horreurs qu’il entraîne », dans le respect de l’État de droit. Il souligne que le texte adopté par la commission mixte paritaire prend pleinement en compte ces deux impératifs.
Il en rendra compte ce jeudi, à partir de 15 h, devant le Sénat.

Je signale tout particulièrement l'article très complet publié par Valérie Liquet sur le site Localtis.info au sujet de la proposition de loi qu'Évelyne Yonnet et moi-même avons déposée pour renforcer la lutte contre les « marchands de sommeil ».

JPS

Lire :

Jean-Pierre Sueur est intervenu lors de l'ultime séance publique de la session extraordinaire du Sénat pour justifier le vote positif du groupe socialiste sur le projet de loi prorogeant l'état d'urgence, qui avait été adopté la veille par treize voix sur quatorze par la commission mixte paritaire regroupant représentants de l'Assemblée Nationale et du Sénat.
Il a notamment dit : « Nous ne pouvons pas être heureux de voter ce texte, car il est la conséquence de l'horreur du terrorisme à Nice. Mais c'est notre devoir de le voter. Deux points sont, pour nous, essentiels. D'abord, la rigueur, la sévérité et l'efficacité dans la lutte contre le terrorisme. Et, en second lieu, le respect de l'état de droit. Si nous renoncions à l'état de droit, ce serait la victoire des terroristes. Dans les lieux de culte, comme ailleurs, la loi s'appliquera, et ce qui est interdit par la loi sera réprimé. La rétention de sûreté ne figurera pas dans le texte. Il appartiendra aux juges de prendre les décisions qui leur reviennent. Nul ne pourra être détenu sur la base de soupçons, mais suite à une décision du juge sanctionnant des actes punis par la loi. Enfin, mes chers collègues, nous avons recherché et trouvé l'unité sur le texte que nous allons voter. Dans l'épreuve, nous avons choisi au Sénat l'union face aux diatribes et aux polémiques. C'est ensemble que nous devons défendre la laïcité et la République, qui sont notre bien commun. »

Encore l'horreur ! À Nice, lors de la fête du 14 Juillet, fête de la République, fête de la liberté, de l'égalité, de la fraternité ! L'assassin, et ses éventuels complices, ont choisi la cible et le symbole. Ce sont nos valeurs, nos idéaux, c'est tout ce qui nous rassemble, qu'il voulait, qu'ils veulent, atteindre, en tuant nos compatriotes, nos compatriotes auxquels je pense très fort, ainsi qu'à leurs familles, à leurs proches, et à tous les Niçois, aujourd'hui en deuil comme tous les Français et tous ceux qui sont, avec nous, épris de liberté. C'est la barbarie qui a frappé. Le mot d'ordre avait, en effet, été lancé par des barbares de frapper des Français, quels qu'ils soient, et où qu'ils soient. Face à cela, il faut, bien sûr, prolonger l'État d'urgence. Il faut mobiliser les réservistes, car je sais combien les militaires - hommes et femmes - engagés dans l'opération « Sentinelle » ont donné, beaucoup donné - et ils doivent être relayés. Il faut accroître partout la vigilance. La police, la gendarmerie et les services de renseignement doivent disposer de tous les moyens nécessaires. Des commissions parlementaires - je fus le rapporteur de l'une d'entre elles - ont fait des analyses approfondies et des propositions précises, qui ont déjà - pour une part non négligeable - été prises en compte par les ministres de l'Intérieur et de la Défense. Rien ne doit être négligé. Tout doit être fait. C'est l'état d'esprit du chef de l'État, François Hollande. Nous devons le soutenir, pour faire front, au delà des divergences de toutes sortes. J'écris cela car je vois bien que la tentation des polémiques politiciennes revient. Je ne confonds d'ailleurs pas ces propos politiciens avec les légitimes débats sur les méthodes et les techniques de la lutte anti-terroriste. Mais l'unité est une impérieuse nécessité. Car de même que nous étions tous unis, dans nos 36 000 communes, pour fêter le 14 Juillet, nous devons rester unis pour défendre nos valeurs, pour défendre tout simplement l'humanité face à la barbarie. La menace est lourde. L'épreuve est dure. Mais la France restera debout. Et la République l'emportera face à ceux qui la haïssent.

Jean-Pierre Sueur

Jean-Pierre Sueur vient de publier une proposition de loi sur l’identification et la destination des restes humains à la suite d’une catastrophe ou d’un attentat.
>> Lire la proposition de loi

Martine Orange a publié sur le site Mediapart une analyse approfondie du débat qui a eu lieu entre Emmanuel Macron et Jean-Pierre Sueur sur l’ordonnance sur les marchés publics et, plus particulièrement, sur les marchés globaux, contrats de partenariat et partenariats public privé (PPP).
Lire :
>> L’article de Mediapart
>> L’ensemble du débat au Sénat

Jean-Pierre Sueur était intervenu auprès de Ségolène Royal, ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, à la demande de plusieurs professionnels du Loiret, au sujet de la réglementation en matière de publicité et d’enseignes lumineuses. Elle lui a répondu.
>> Lire la réponse de Ségolène Royal

Jean-Pierre Sueur a été élu vice-président de la commission spéciale du Sénat chargée d’examiner le projet de loi « Égalité et citoyenneté ».
Lire :
>> Le projet de loi initial
>> Le texte adopté par l’Assemblée nationale

Le Canard Enchaîné a publié dans son dernier numéro un article sur la réponse faite par Jean-Pierre Sueur à une lettre du président d’ENEDIS (ex ERDF) vantant le changement de « sigle » de cette entreprise.
Lire :
>> L’article du Canard Enchaîné
>> La lettre de Jean-Pierre Sueur au président d’ENEDIS

Editorial du numéro 27 de La Lettre de Jean-Pierre Sueur

Un évènement chasse l’autre.
Et les graves inondations et catastrophes climatiques qui ont durement touché le Loiret ne sont plus du tout dans « l’actualité ».
Je tiens toutefois à y revenir ici.
D’abord pour souligner la très remarquable solidarité qui s’est mise en œuvre dans le Loiret. Je pense à l’action exemplaire de tous les maires, des adjoints et élus des communes sinistrées. On voit dans de telles circonstances combien la commune est indispensable et combien c’est vers elle qu’on se tourne d’abord, combien c’est à elle qu’on fait confiance face à ces épreuves.
Je tiens à mentionner aussi l’action des services de l’État et des collectivités locales, des sapeurs-pompiers, de la gendarmerie, de la police et de centaines de bénévoles qui ont donné de leur temps et « donné la main » sans compter. Oui, ce fut un beau témoignage de solidarité !
Mais je reviens aussi sur ces sujets pour dire que ce n’est pas parce que les médias nationaux n’en parlent plus que tout est réglé, loin s’en faut. Et il faut encore agir avec l’État, la région, le département, les assurances, pour apporter beaucoup de réponses et de dédommagements et assurer encore nombre de relogements.
Je reviens enfin sur ce sujet en pensant aux agriculteurs dont beaucoup (1 500 environ) ont été lourdement touchés, beaucoup plus qu’on ne l’a dit au départ. Nombre d’entre eux auront perdu une part très significative de leur récolte. Tout doit être fait pour les aider.
…Oui, un évènement chasse l’autre. J’écris cet éditorial ce 24 juin alors qu’après une rencontre avec la ministre de la Santé, rencontre de la « dernière chance », j’espère toujours que la maternité de Pithiviers pourra être sauvée. Je ne sais ce qu’il en sera lorsque vous lirez ces lignes.
Je l’écris après une succession de violences dans le monde et en France qui me conduit en particulier à exprimer ma solidarité et ma compassion à l’égard des victimes de ces actes insensés, venant d’individus qui récusent les fondements de la civilisation et le respect dû à l’humanité.
…Je l’écris alors que j’ai appris ce matin-même le « Brexit ». Nous avions tant parlé de l’élargissement de l’Europe. Nous voilà confrontés à son rétrécissement. C’est un retour en arrière. Mais Kipling nous a appris qu’il fallait, après les défaites, sans perdre de temps, et sans lamentations inutiles, rebâtir. Alors, rebâtissons une Europe centrée sur l’essentiel : la paix, l’emploi, l’investissement, les enjeux de la planète, l’accueil maîtrisé et organisé des réfugiés. Rebâtissons une Europe plus lisible, plus visible, plus proche de nos concitoyens.
Rien n’est jamais perdu. Toute épreuve appelle un sursaut.

Jean-Pierre Sueur

>> Télécharger le numéro 27

Évelyne Yonnet, sénatrice de Seine-Saint-Denis, et Jean-Pierre Sueur ont déposé conjointement une proposition de loi visant à renforcer la lutte contre les « marchands de sommeil » et l’habitat indigne.
Cette proposition de loi institue, dans les départements présentant une importante proportion d’habitat dégradé, un sous-préfet dédié à la lutte contre l’habitat insalubre. Elle donne aux associations dont l’objet est la lutte contre l’habitat indigne la possibilité d’exercer les droits reconnus à la partie civile en ce qui concerne les infractions relatives à l’hébergement incompatible avec la dignité humaine. Elle élève le montant de l’amende encourue, pour le délit de divulgation de l’identité d’un témoin, afin d le préserver contre les risques de représailles. Elle permet d’appliquer, aux personnes physiques et morales condamnées pour avoir soumis des personnes à des conditions d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine, la peine de confiscation de tout ou partie de leurs biens. Elle prévoit enfin la création d’un fonds d’intervention contre l’habitat indigne.
Cette proposition de loi s’inscrit dans la continuité de l’action de Claude Dilain, ancien sénateur-maire de Clichy-sous-Bois, qu’Évelyne Yonnet a remplacé à la suite de son décès, et de celle de Jacques Salvator, ancien maire d’Aubervilliers, également disparu, avec qui Évelyne Yonnet a aussi beaucoup œuvré dans cette commune contre l’habitat indigne.
>> La proposition de loi

melanges-en-l-honneur-de-robert-badinter-9782247152162 1Jean-Pierre Sueur a participé à un ouvrage collectif qui a été publié aux éditions Dalloz et a été offert récemment à Robert Badinter. Cet ouvrage, rédigé par des juristes et des personnes qui ont travaillé avec Robert Badinter s’intitule : L’exigence de justice.
On lira ci-dessous le texte de Jean-Pierre Sueur : « Robert Badinter, l’éloquence incarnée » dans lequel il décrit les ressorts de l’art oratoire de Robert Badinter.
>> Lire l’article
>> Voir la table des matières

Un article du projet de loi dit « Sapin 2 » a pour objet de rectifier une ordonnance sur les marchés publics préparée par le ministre de l’économie, Emmanuel Macron.
Depuis plus de dix ans, Jean-Pierre Sueur se bat contre la généralisation des « contrats de partenariat public-privé » (PPP). Il considère que cet « outil » peut être utile mais qu’il constitue une « dérogation aux règles de la concurrence dans l’accès à la commande publique » qui ne saurait être généralisée.
C’est ainsi qu’il a saisi, avec d’autres sénateurs, en 2002, le Conseil Constitutionnel qui a considéré que le recours aux PPP devait être justifié par des considérations tenant à « l’urgence » ou à la « complexité ».
Mais depuis, plusieurs textes de loi ont facilité le recours aux PPP. Or, le développement de cette formule peut mettre en difficulté, à moyen et long termes, les collectivités locales. C’est pourquoi Jean-Pierre Sueur et Hugues Portelli ont publié au Sénat en 2014 un rapport intitulé « Les contrats de partenariat, des bombes à retardement ? ».
Jean-Pierre Sueur a considéré que l’ordonnance présentée par Emmanuel Macron ne comportait pas les garanties nécessaires et que, si elle n’était pas modifiée, elle serait préjudiciable aux artisans du bâtiment, aux PME et TPE, aux entreprises de second œuvre et aux architectes. Au total, il a déposé une vingtaine d’amendements à ce sujet et est intervenu à cinquante-deux reprises le mercredi 6 juillet pour les défendre. Il a aussi défendu des amendements de la commission des lois qui allaient dans le même sens et reprenaient, en particulier, des propositions du rapport Sueur-Portelli.

Lire :
>> L’ensemble du débat sur l’article 16 bis
>> Toutes les interventions de Jean-Pierre Sueur
>> Les amendements présentés par Jean-Pierre Sueur
>> Le message de la CAPEB à Jean-Pierre Sueur à la suite du débat
>> Le rapport Sueur/Portelli : « Les contrats de partenariat : des bombes à retardement ? »

Jean-Pierre Sueur a participé à un débat sur Michel Rocard sur Public Sénat le lundi 4 juillet.
>> (Re)voir le débat (à 1 heure et 36 minutes)
Il a aussi été interviewé par France Info le jour des obsèques de l’ancien Premier ministre
>> (Ré)écouter

Lire aussi :

Lors d’une conférence de presse, le 7 juillet, Evelyne Yonnet, sénatrice de Seine-Saint-Denis, et Jean-Pierre Sueur ont présenté la proposition de loi qu’ils ont élaborée sur la lutte contre les « marchands de sommeil ».
Lire :
>> La proposition de loi
>> L’article d’Alban de Montigny sur le site de La Croix

Jean-Pierre Sueur a présenté en séance publique au Sénat le 7 juillet un amendement relatif aux contrats obsèques. Cet amendement a été adopté.
Lire :
>> L’amendement
>> L’intervention en séance publique

La première leçon que nous a donnée Michel Rocard au terme de tant d’années d’engagement politique, c’est que la politique peut être noble. Il n’est pas inutile de rappeler cela dans les temps que nous vivons.
Oui, la politique peut être noble. Michel Rocard s’est engagé dans le mouvement socialiste en 1949. Il y est toujours resté fidèle. Ce fut une constante fidélité à des valeurs fortes : justice, solidarité, droits de l’Homme, droits des peuples.
Cette fidélité aux valeurs le conduisit à des ruptures. Qu’importait pour lui les places ou les postes dans son parti même, dès lors que les valeurs étaient en jeu.
C’est ainsi qu’il rompit avec la SFIO pour créer avec d’autres – dont Pierre Mendès France, Alain Savary et Édouard Depreux – le PSA puis le PSU. Il refusait, de toutes ses forces, la politique algérienne qui était alors menée, il condamnait la torture, il militait pour l’indépendance de l’Algérie, la décolonisation et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Il y eut ensuite le « colloque de Grenoble » sur le thème « Décoloniser la province », au cours duquel Michel Rocard fit un discours prémonitoire sur la décentralisation.
Le chemin était tracé. Michel Rocard s’investirait pour rénover la pensée de la gauche et des socialistes. Sa ligne de conduite tenait en deux mots : parler vrai. Il voulait que l’on prenne en compte les réalités du marché, de l’entreprise et de l’économie. Non pas pour s’y soumettre – ce qui est le choix des libéraux – mais pour réconcilier l’économie et le social, montrer qu’il est possible de construire une société plus juste et solidaire dans une économie ouverte.
Entre Guesde et Jaurès, il avait choisi Jaurès. Il était aussi l’héritier de Léon Blum. Il pensait que le mouvement socialiste français avait péché par étatisme aigu. Il croyait en la nécessité d’un État fort. Mais il voulait que l’État se concentrât sur ses missions.
Je me souviens, lorsqu’il fut question de nationalisations, l’avoir entendu plaider pour qu’elles se limitent à 51 % du capital dans certains secteurs stratégiques. Il trouvait absurde que, par idéologie, l’État devînt propriétaire de multiples filiales et même d’une usine « fabriquant des cafetières ». Il ne revenait pas à l’État de fabriquer des cafetières, ni d’ailleurs nombre d’autres choses.
S’il croyait en la nécessité du marché, il assurait que celui-ci était « myope ».
D’où l’importance de la puissance publique qui n’était pour lui nullement antagoniste de la liberté d’entreprendre, de créer, d’innover. Tout au contraire.
Social démocrate affirmé, il avait été profondément marqué par le modèle scandinave et par la personnalité d’Olof Palme, qui était l’un de ses nombreux amis.
Michel Rocard défendait le réalisme économique au service de la justice sociale. Si son projet n’avait pas été suffisamment pris en compte en 1981, il le fut dès 1983 sous son impulsion et celle de Jacques Delors et de Pierre Mauroy. Depuis, beaucoup de politiques se sont réclamés de lui, parfois à tort. En effet, si Michel Rocard défendait le réalisme économique, il le faisait toujours au service des valeurs qui étaient, pour lui, premières.
Il fut beaucoup « utilisé ». Ainsi, combien de fois a-t-on répété sa phrase selon laquelle « La France ne pouvait accueillir toute la misère du monde », en oubliant constamment la seconde partie de la phrase par laquelle il disait que la France devait faire le maximum et prendre toute sa part à l’accueil des êtres humains amenés à fuir de chez eux. C’est le cas des réfugiés qui, aujourd’hui, frappent à la porte de l’Europe.
Michel Rocard fut un grand réformateur. Ministre d’État chargé du Plan, il inventa les « contrats de plan », seule forme de planification efficace dans notre pays, car la logique contractuelle associant État et région permet – comme on le voit encore aujourd’hui – une planification efficace, réaliste et suivie d’effet, parce que librement négociée.
Il fut un grand ministre de l’agriculture. Je me souviens qu’il fit notamment voter à l’unanimité par le Parlement une loi sur l’enseignement agricole public et une loi sur l’enseignement agricole privé. Toutes deux, fruits d’une concertation avec les responsables concernés, sont toujours en vigueur.
Premier ministre, Michel Rocard fit voter le RMI qui, pour lui, devait favoriser l’insertion – c’était le mot important – des demandeurs d’emploi. Il se retrouva bien seul pour faire adopter la CSG qui est pourtant l’impôt le plus juste qui soit pour financer la Sécurité Sociale puisqu’il repose sur l’ensemble des revenus, à de rares exceptions près. Il parvint à établir la paix en Nouvelle Calédonie, au terme d’un dialogue très approfondi avec toutes les parties prenantes.
Il faudrait bien des pages pour retracer son action de maire, de député, de sénateur, de parlementaire européen, pour faire la liste de la trentaine d’ouvrages et des centaines d’articles qu’il nous laisse.
Il en faudrait encore d’autres pour évoquer ses conceptions sur l’avenir de la planète qui l’ont conduit à s’investir fortement pour l’Arctique et l’Antarctique. Il avait pris très au sérieux cette mission comme toutes les autres, multipliant les déplacements, rapports et adresses à tous les pouvoirs publics de la planète.
Il en faudrait davantage encore pour exposer sa foi en l’Europe. La construction européenne fut pour lui un engagement de chaque jour. Il trouvait le parti socialiste français trop hexagonal, et avait noué depuis sa jeunesse des liens avec les dirigeants sociaux-démocrates et socialistes des différents pays d’Europe.
Ses relations avec François Mitterrand furent complexes. Ils n’avaient pas la même culture. Ils n’avaient pas le même rapport à la politique. L’Histoire retiendra toutefois que durant trois ans, au moins, ils auront coopéré étroitement au service de notre pays, l’un comme président de la République, l’autre comme Premier ministre.
On me permettra quelques lignes plus personnelles. L’une de mes premières rencontres avec Michel Rocard eut lieu lorsqu’il reçut en 1968, rue Mademoiselle, une délégation de la section du PSU des étudiants des Écoles Normales Supérieures dont je faisais partie. Il nous reçut avec un grand sens de l’écoute et, je dois le dire, beaucoup de patience. Je l’ai vu pour la dernière fois il y a quelques semaines à l’Élysée, lorsque François Hollande lui remit les insignes de Grand Croix de la Légion d’Honneur. Il me remercia pour un texte que j’avais écrit sur son dernier livre – qui est l’un de ses meilleurs livres – intitulé : Suicide de l’Occident, suicide de l’humanité ?.
Entre temps, combien de rencontres, de réunions de travail, de réflexions partagées.
Michel Rocard aimait le Loiret. Il y avait des amis fidèles, et particulièrement Michel de la Fournière, ancien président de l’UNEF, avec qui il s’était beaucoup battu pour la cause algérienne et avec qui il a beaucoup travaillé au PSU puis au Parti socialiste.
Chaque année, en septembre, un séminaire rassemblait à Orléans la Source les responsables du PSU.
C’est à Orléans qu’eut lieu le congrès du PSU au cours duquel la majorité de ce parti décida de rejoindre le nouveau Parti socialiste lors des « assises du socialisme » de 1974.
Ensuite, Michel Rocard revint souvent dans le Loiret, en de multiples occasions.
Je l’avais invité à présider les fêtes de Jeanne d’Arc à Orléans alors qu’il était Premier ministre. Il fit face à quelques perturbateurs de l’extrême droite. Il était outré que la figure de Jeanne d’Arc pût être récupérée par des personnes dont les valeurs étaient aux antipodes de celles de notre héroïne.
Sa dernière venue fut il y a cinq ans à Beaugency. Je me souviens que Michel Rocard y fit, trois heures durant, un exposé magistral sur l’état de la planète, traitant successivement de la crise politique, de la crise économique et de la crise écologique.
C’était dense. Et cette conférence, comme tant d’autres – comme tous ses livres – témoignait de sa volonté de réfléchir, comprendre, analyser le monde tel qu’il se transforme : ce fut toujours, chez lui, un effort de réflexion au service de l’action.
Un dernier mot. Homme de conviction, Michel Rocard n’était nullement sectaire. Il était ouvert à la pensée des autres. Il savait créer des liens.
Il avait le sens de l’écoute : lors des réunions, il noircissait des pages. Il écoutait chacun et s’efforçait de tirer le meilleur de ce que chaque intervenant exprimait.
Je me suis toujours défini comme « rocardien ». Aujourd’hui, je le suis plus que jamais.
Oui, Michel Rocard a constamment montré que l’action politique pouvait être noble. Ce n’est pas le moindre de ses mérites. Et c’est pourquoi son souvenir vivant restera en nos cœurs.

Jean-Pierre Sueur

Dans les médias :
>> France 3 Centre-Val de Loire : texte et images

Jean-Pierre Sueur a présenté en séance publique au Sénat son rapport sur le mode d’élection de l’assemblée départementale de Mayotte.
>> Lire le compte-rendu intégral de son intervention
Malheureusement, la majorité de droite du Sénat a voté contre cette avancée démocratique – qui était demandée unanimement dans une motion par les membres du Conseil départemental de Mayotte – pour des raisons peu compréhensibles…
>> Lire le texte intégral du rapport de Jean-Pierre Sueur

Jean-Pierre Sueur est intervenu au Sénat sur la proposition de loi relative aux communes associées en Polynésie française.
>> Lire le compte-rendu intégral de son intervention

Je me réjouis de l’accord auquel nous sommes arrivés entre députés et sénateurs lors de la commission mixte paritaire à laquelle je participais, sur le projet de loi relatif à la « République numérique » présenté par Axelle Lemaire. Ce texte donne un cadre législatif précis qui s’appliquera à l’ensemble du domaine du numérique. Avec ce texte, Internet n’est pas un espace de non-droit et, en même temps, les spécificités d’Internet et du numérique sont prises en compte.

JPS

 

C'est avec beaucoup de déception et d'amertume que j'ai pris connaissance, ce jour, à 14h, de la lettre de la directrice générale de l'Agence régionale de santé (que je joins à ce communiqué).
Le texte même de cette lettre montre que si tous les efforts possibles avaient été faits par tous, cette maternité aurait pu être sauvée dans le respect de la réglementation et des conditions de sécurité requises, à juste titre.
Il a suffi dans cette lettre de 15 lignes pour liquider tous les efforts accomplis pour permettre la permanence des soins dans les trois disciplines concernées. J'invite chacun à lire précisément ces 15 lignes. Leur lettre même vient justifier ce que je viens d'écrire.
Le président de la Commission médicale d'établissement, et ses confrères qui le souhaiteront, pourront - avec leur compétence propre - apporter à cet égard toutes les réponses et explications médicales et techniques appropriées.
Je regrette que certaines instances se soient cantonnées dans un rôle, certes utile, de "contrôleur" alors que l'on aurait souhaité qu'elles s'emploient à tout faire pour aider au recrutement des praticiens nécessaires et à remplir les conditions qu'elles édictent.
J'ai été profondément touché et marqué par la si forte solidarité qui a uni, et unit, personnels, médecins, élus et habitants puissamment attachés à leur territoire et à ses services publics.

> La lettre de l'ARS


Après avoir rencontré Cédric Benoist, président de la FDSEA du Loiret et Thierry Rondeau, secrétaire général, Valérie Corre, députée du Loiret et Jean-Pierre Sueur sont intervenus auprès de Manuel Valls, Premier ministre, au sujet de la situation très difficile de nombreux agriculteurs du Loiret qui, à la suite des catastrophes climatiques, voient leurs récoltes significativement réduites, ce qui engendre pour eux de lourdes difficultés économiques.

Ils ont demandé que ces agriculteurs puissent bénéficier du Fonds d’Allègement des Charges (FAC) et d’un report des annuités de leur dette, ce qui se traduirait par une « année blanche ».
Ils ont demandé un report corrélatif du financement des amortissements.
Ils ont enfin demandé que les zones touchées du Loiret puissent bénéficier des dispositions qui s’appliquent aux « zones intermédiaires », permettant d’étendre et de diversifier les types de culture.
Ils sont également intervenus dans le même sens auprès de Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture et de Nacer Meddah, préfet du Loiret.

Lire les couriers à :

Ce fut un vrai choc que l’annonce du « brexit » ce vendredi 24 juin au matin.
Européen de toujours, je me suis senti amputé.
L’Europe, c’est la grande cause de nos générations.
Et c’est une épreuve que de voir ce projet brisé, fût-ce en un seul pays – mais ce n’est pas n’importe quel pays !
Nous avons longtemps parlé d’élargissement.
Il nous faut maintenant faire face au rétrécissement.
Je déplore que le vote de ceux qui ont majoritairement voulu la rupture au Royaume-Uni ait été trop souvent un vote contre les étrangers et les réfugiés, davantage qu’un vote contre l’Europe – au terme d’une campagne en ce sens orchestrée, jour après jour, par une presse dite populaire qui n’a reculé devant aucun argument xénophobe.
Je sais que ce populisme et cette xénophobie menacent l’Europe entière.
Il faut y faire face.
Kipling nous a appris qu’il fallait, après les épreuves, les échecs, les défaites et les chocs, repartir, rebâtir, sans perdre un jour, une heure, un instant à d’inutiles lamentations.
Alors, rebâtissons une Europe qui soit moins technocratique, moins occupée et préoccupée des détails, mais qui soit centrée sur l’essentiel : la paix, l’emploi, l’investissement, les grandes infrastructures, la réponse aux défis de la planète, l’accueil maîtrisé et partagé des réfugiés, sans oublier l’université, la recherche, la science – en bref, tout ce qui prépare l’avenir.
Il y a un signe d’espoir : la très grande majorité des jeunes du Royaume-Uni ont voté pour l’Europe.
Ce n’est pas étonnant. Ils savent sans doute mieux que les plus âgés où sont les clés du futur.
Rien n’est jamais perdu. Toute épreuve appelle un sursaut.

Jean-Pierre Sueur

Jean-Pierre Sueur a participé à un débat sur le projet de loi sur la « Justice du 21e siècle » sur Public Sénat. Virginie Duval, présidente de l’Union syndicale des magistrats (USM), Yves Détraigne, sénateur, et Jean-Pierre Berthet participaient également à ce débat animé par Delphine Girard.
>> (Re)voir le débat

Jean-Pierre Sueur a participé le 22 juin aux commissions mixtes paritaires sur le projet de loi organique sur l’indépendance et l’impartialité des magistrats, qui a abouti à un accord, et sur le projet de loi « Justice du 21e siècle », qui n’a pas abouti à un accord.

Jean-Pierre Sueur a présenté un rapport sur la proposition de loi de Thani Mohamed Soilihi visant à modifier le mode de scrutin pour les élections départementales à Mayotte.
>> Lire le rapport

Quelques mots sur les émissions de radio qui m’accompagnent dans mes pérégrinations sur les routes du Loiret entre inaugurations et manifestations de toutes sortes le samedi matin…
Il y a d’abord, sur Europe 1, de 10 h à 11 h, « Médiapolis », animée par Olivier Duhamel et, désormais, Natacha Polony. C’est, pour moi, l’une des meilleures émissions politiques que l’on peut trouver dans notre « paysage audiovisuel ». En effet, cette émission porte un regard critique – bien nécessaire ! – sur la politique et les politiques, mais aussi – ce qui est plus rare – sur les médias et sur la manière dont les médias traitent de la politique. C’est passionnant.
L’autre émission qui m’est chère a été diffusée pour la dernière fois sur France Inter ce samedi 25 juin. Elle existait depuis seize ans et s’appelait, puisqu’il faut en parler à l’imparfait, « La prochaine fois, je vous le chanterai ». J’aimais beaucoup ce rendez-vous avec la chanson française que nous proposait, chaque samedi entre 12 h et 13 h, Philippe Meyer. On peut aimer ou non Philippe Meyer. J’ai aimé son émission, d’abord, parce qu’elle était construite sur un rituel qui, invariablement, nous conduisait à la « chanson-on », au « son moelleux de l’orchestre de contrebasses » introduisant la séquence « À deux c’est mieux » suivie de la surprenante « tocade ». On peut récuser les rituels. Mais, en l’espèce, il y avait là une succession de petites musiques et de belles paroles que nous aimions entendre et retrouver. Les rites aident à vivre.
Mais surtout, durant seize ans, cette émission a été mille fois l’occasion de découvrir la chanson française, indissociable, bien sûr, de la poésie. Textes et mélodies inconnus, méconnus, découverts, retrouvés… Je ne sais qui a dit que la chanson était un art mineur. Il a eu tort de le dire. Comme les rites, les chansons aident à vivre. Trenet, qui savait user de l’indicatif, a écrit que « longtemps après que les poètes ont disparu, leurs chansons courent encore dans les rues. »
Puissent ceux à qui le « créneau » du samedi, de 12 h à 13 h, sera confié en septembre, faire aussi bien au service de la culture.
Jean-Pierre Sueur

pisani 10Edgard Pisani était venu nous soutenir, mes amis et moi, à Orléans. Il avait un fort caractère, un grand talent, une capacité de travail illimitée et de solides convictions. Résistant, il fut un gaulliste de la première heure. Il fut un grand ministre de l’agriculture et qui voyait loin – comme en témoigne son livre intitulé Utopie foncière. Envoyé en Nouvelle-Calédonie, il fit face à une situation difficile en posant les bases d’un accord qui apparaissait alors impossible. Ami de Michel Rocard, il devint, pour reprendre le titre d’un autre de ses livres, « socialiste de raison. » Il aura marqué ses interlocuteurs par son indépendance d’esprit. Les nombreux livres qu’il nous laisse sont actuels : ils aideront, en ces temps troublés, à repenser la politique en revenant à l’essentiel.

JPS

Marianne Dubois, députée du Loiret, et Jean-Pierre Sueur ont été reçus le jeudi 23 juin au ministère de la Santé par Mme Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la santé, en présence d'Anne Bouygard, directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS) du Centre-Val de Loire, d'Étienne Champion, directeur de cabinet, et de Philippe Desforges, conseiller, au sujet de la maternité de Pithiviers. Ils avaient beaucoup insisté pour obtenir ce rendez-vous compte tenu du grand attachement des habitants, des élus, des médecins et des personnels à la maternité de Pithiviers.
Ils ont fait part à Marisol Touraine des informations en leur possession qui permettaient d’assurer la permanence des soins dans les trois domaines de l’obstétrique, de l’anesthésie et de la pédiatrie. Ces informations concernent à la fois les praticiens en poste, ceux qui ont déposé leur candidature et ceux qui ont proposé une extension de leur activité.
Ils ont également évoqué la piste d’une coopération entre la maternité de Pithiviers et d’autres établissements hospitaliers en demandant que cela soit examiné sans délai.
Marisol Touraine s’est engagée à ce que les propositions de Jean-Pierre Sueur et Marianne Dubois donnent lieu à une nouvelle expertise avant toute prise de décision.

Cette entrevue avait été précédée par une lettre qu’ils avaient envoyée à la ministre et qui avait été cosignée par de nombreux élus du Loiret.
>> Lire la lettre

Dans la presse
>> La République du Centre du 24 juin
>> La République du Centre du 25 juin
>> Apostrophe 45
>> Mag Centre

Jean Pierre Sueur avait écrit à Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, garde des Sceaux, dès le 2 juin, pour lui demander de procéder à une enquête sur les études préalables à la construction du centre pénitentiaire de Saran ainsi que pour lui demander quelles dispositions il comptait prendre suite à la situation ainsi créée. Il avait repris ces interrogations dans une question d’actualité au Premier ministre.
Jean-Jacques Urvoas vient de lui répondre par une lettre dans laquelle il écrit notamment :
« S’agissant des études préalables menées en 2009 pour le choix du site, il n’y avait aucune alerte sur l’inondabilité du terrain. L’Agence publique pour l’immobilier de la justice (APIJ) a réalisé toutes les études requises pour la réalisation du projet et strictement suivi les prescriptions de l’Etat.
En particulier, le dossier « loi sur l’eau » relatif au projet de construction a été déclaré auprès du préfet du Loiret et de la direction départementale des territoires du Loiret. Il détaillait les ouvrages de gestion des eaux pluviales prévus et les hypothèses retenues pour leur dimensionnement. Son instruction n’a pas appelé de préconisation supplémentaire et de la part des services de l’Etat.
Toutefois, à la lumière des observations sur site en phase chantier, des hypothèses plus contraignantes ont été prises en compte pour dimensionner les ouvrages à réaliser pour la gestion des eaux pluviales. Le fossé périmétrique servant d’ouvrage de stockage des eaux de pluie a été ainsi redimensionné pour passer de 3 370 m3 à 6 500 m3. Ce bassin permet de stocker le volume précipité lors de deux pluies décennales ou une pluie centennale, soit 66 mm de précipitations cumulées.
Le 28, 29, 30 et 31 mai derniers, Météo France a relevé pour la station d’Orléans un niveau de précipitations qui s’élevait respectivement à 19,4 mm, 26,7 mm, 63,4 mm et 17,3 mm. Compte tenu de la continuité et de l’intensité de ces précipitations, ce bassin n’a pas pu se vider, ce qui a conduit à son débordement. Le fossé périmétrique était dès lors incapable de capter les précipitations qui s’accumulaient sur le site, du fait de la quasi-imperméabilité des sols.
J’ai demandé au bureau de l’immobilier de l’administration pénitentiaire de mener des études relatives à la remise en état du site et la prévention de nouvelles dégradations et la directrice de l’administration pénitentiaire s’est rendue sur place afin de prendre la mesure des dégâts.
Des mesures sont déjà prises ou anticipées pour la réfection des dégâts et vous pouvez compter sur ma pleine mobilisation pour que soient assurées la sûreté pénitentiaire, la sécurité des personnes et la pérennité des bâtiments du centre pénitentiaire d’Orléans-Saran. »

Lire
 
Dans la presse

Nous étions réunis comme chaque année ce dimanche 19 juin à Orléans pour commémorer la mort de Jean Zay, assassiné par des fanatiques.
Et les mots me sont venus spontanément à la bouche.
En cette semaine qui s’est achevée hier, le fanatisme a encore terriblement frappé. Il a poursuivi son œuvre de mort.
Aux États-Unis, à Orlando, des êtres humains ont été assassinés parce que des fanatiques ne supportaient pas qu’ils soient homosexuels.
En France, à Magnanville, deux policiers, un homme et une femme, ont été assassinés par d’autres fanatiques animés par des diktats monstrueux et inhumains, renvoyant à la barbarie. Et alors qu’on aurait pu penser qu’il y aurait le lendemain même de cette tragédie, décence, silence et recueillement, des casseurs sont venus blesser plusieurs dizaines de policiers, comme s’il fallait que le nihilisme s’ajoute à la barbarie.
En Grande-Bretagne, une femme, Joe Cox, députée lumineuse autant que généreuse, a été pareillement assassinée par d’autres fanatiques.
Quand cela s’arrêtera-t-il ?
J’espère, comme chacune et chacun, que le respect de l’humanité et de chaque être humain, l’altruisme, la tolérance, ou, tout simplement, la civilisation, l’emporteront.
Mais nous savons que c’est un combat qu’il faudra toujours gagner.
Dans mes interventions dans les médias mentionnés ci-dessous, j’ai plusieurs fois cité Albert Camus.
Dans son livre, La Peste, il décrit tout ce que les hommes ont fait pour venir à bout de ce mal. Ils ont été héroïques. Mais lui sait qu’un jour – hélas – «  la peste réveillerait ses rats et les enverrait mourir dans une cité heureuse. »
Le mal est là. Il peut revenir. Il n’y a pas de « victoire définitive. »
Mais il faut, impérieusement, que, « malgré leurs déchirements personnels », tous ceux qui refusent ce mal s’efforcent inlassablement d’être des « médecins ».
Ainsi faut-il, à l’école, dans la cité, en utilisant toutes les ressources de l’État de droit, tous les ressorts de la raison, de la volonté et toute la force des convictions de ceux qui aiment l’humanité, œuvrer chaque jour contre le fanatisme.

Jean-Pierre Sueur

Jean-Pierre Sueur est intervenu dans plusieurs médias sur l’actualité dramatique de la semaine dernière.
>> Public Sénat : dans l’émission de Sonia Mabrouk, « On va plus loin » le 14 juin à 22 h 30
>> LCI : le 14 juin
>> RMC : au sujet de la déchéance de nationalité, le 14 juin

L’« économie collaborative » a évidemment des côtés positifs. Le monde change. Il change vite. Et il est absurde de considérer, comme le font certains, que toutes les modifications sont des catastrophes.
On trouvera ci-dessous le lien vers une remarquable émission de Sylvain Tronchet diffusée le vendredi 17 juin sur France Inter dans « Secrets d’infos » (de 19 h 20 à 20 h). Cette émission (à laquelle j’ai participé) est consacrée à Airbnb et à ses effets considérables en moins de deux ans dans le marché de l’immobilier parisien (et de nombreuses villes de monde).
Comme toujours, se pose, à propos des nouvelles possibilités créées sur Internet, la question de la régulation et du rapport à la loi.
J’ai toujours pensé – et défendu – qu’Internet ne pouvait pas être un espace de non-droit.
C’est pourquoi j’ai été cosignataire des six amendements au projet de loi sur le numérique dont on trouvera les liens ci-dessous.


JPS


>> (Ré)écouter l’émission de Sylvain Tronchet
>> Lire les six amendements au projet de loi numérique signés par Jean-Pierre Sueur

politqiue-de-la-villleNous publions ci-dessous la préface écrite par Jean-Pierre Sueur au livre qui vient de paraître : Politique de la ville : idéologies, acteurs et territoires.
Ce livre, préparé par Grégory Brusquet, Florent Hérouard et Émilie Saint-Macary, rassemble les contributions de dix-huit spécialistes sur ce sujet.
>> Lire la préface

Jean Pierre Sueur est intervenu auprès de Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, au sujet des évènements qui ont entraîné l’accumulation de plusieurs centaines de véhicules sur une portion inondée de l’autoroute A 10, sur les conditions dans lesquelles ces véhicules avaient accédé à cette autoroute alors que ces inondations pouvaient être prévues et pour lui demander que toutes les conséquences de cet état de choses soient tirées afin d’éviter la reproduction d’une telle situation.

Ségolène Royal lui a répondu qu’elle partageait ses préoccupations et questions face à cette situation exceptionnelle. Elle lui a annoncé, en premier lieu, qu’une « instruction technique » sera menée par les services généraux des infrastructures, des transports et de la mer (DGITM).

Elle lui a annoncé, en second lieu, qu’elle prescrivait au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) de réaliser « une mission visant à établir une chronologie précise des évènements et identifier les mesures prises par les différents acteurs. » Elle a ajouté : « Je lui demanderai de m’adresser les recommandations qui paraîtront appropriées pour éviter la reproduction d’une telle situation ou pour en limiter au maximum les conséquences négatives, pour ce cas particulier de l’A10 comme pour tout autre évènement du même type. »

Ségolène Royal a indiqué à Jean-Pierre Sueur qu’elle lui communiquerait le rapport du CGEDD.

PJ : La lettre de Ségolène Royal à Jean Pierre Sueur.

Jean-Pierre Sueur s’est adressé au Premier ministre
Jean-Pierre Sueur a posé le jeudi 9 juin une question d’actualité au Premier ministre, relative aux inondations dans le Loiret. Celle-ci comportait, en fait, cinq questions :
1. Quand les communes qui ont vu leur demande de reconnaissance en catastrophe naturelle « ajournée » auront-elles une réponse – ce qui est urgent ?
2. Quels crédits pour réparer les voiries très endommagées dans nombre de communes ?
3. Quelles mesures pour sécuriser les canaux et leurs berges ?
4. Comment a-t-on pu laisser tant de véhicules accéder à l’A10 alors que l’on savait que les chaussées seraient submergées ? Quelles conclusions en tire-t-on pour l’avenir ?
5. Une enquête a-t-elle été diligentée par rapport aux études préalables à la construction du Centre pénitentiaire de Saran ? Quelles mesures vont être prises pour faire face à la situation ainsi créée ?
>> Lire le texte intégral de la question d’actualité de Jean-Pierre Sueur et des réponses de Manuel Valls
>> Voir la vidéo de la question d’actualité
>> Lire le communiqué de presse
La revue de presse :
>> La République du Centre
>> Mag Centre
>> Apostrophe 45
>> Puissance 2D
>> Cbanque.com

« Communes ajournées » : Jean-Pierre Sueur a saisi le ministre de l’Intérieur
Jean-Pierre Sueur est intervenu auprès de Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, pour demander que les demandes de reconnaissance en catastrophe naturelle des communes qui – comme Dordives – ont été « ajournées » de façon parfois incompréhensible soient étudiées et donnent lieu à une réponse dans des délais très rapides.
Une nouvelle liste de communes doit être adoptée par le Conseil des ministres de ce mercredi.
Lire :
>> Le communiqué de presse
>> La République du Centre du 9 juin

La décision est tombée comme un couperet le 8 juin à 17 heures : la directrice générale de l’Agence régionale de santé (ARS) Centre-Val de Loire annonçait la « suspension » des accouchements à la maternité de Pithiviers à compter du 10 juin à 20 heures.
Le 10 juin, de 18 h 30 à 20 h, nous étions nombreux devant l’hôpital de Pithiviers – membres du personnel, élus, habitants – à manifester, une fois encore, notre attachement à cette maternité.
Nul n’a parlé avec plus d’éloquence, d’émotion et de sincérité que les sages-femmes, les infirmières, les mamans.
J’ai pris la parole au nom des élus et à leur demande. Mais j’avais le sentiment que l’essentiel avait été dit.
J’ai dit que j’étais intervenu auprès de François Hollande, président de la République, de Marisol Touraine, ministre de la santé, du l’ARS, du préfet…
Puisqu’il s’agit d’une « suspension », il reste une chance, même si elle est limitée.
Il manque deux médecins – un anesthésiste et un obstétricien – pour que la maternité puisse continuer.
Je l’ai dit et je le redis : dans notre pays qui est la cinquième, ou la sixième, puissance du monde, ne peut-on pas trouver deux médecins pour sauver une maternité à laquelle les habitants tiennent tant ?
Avec les élus, avec l’association « À Pithiviers, l’hôpital, c’est vital », avec les personnels, je continuerai d’œuvrer chaque jour – aujourd’hui et dans les jours qui viennent – pour que tout soit fait, à tous les niveaux de responsabilité, afin qu’une réponse positive soit apportée à cette question.

Jean-Pierre Sueur

>> Lire La République du Centre du 11 juin

laboCe fut une belle initiative que de transformer le bâtiment qui a abrité successivement les laboratoires Sandoz, Pfizer et Famar, au bord de la Loire, en un « incubateur », autrement dit une pépinière qui permettra l’accueil et le développement de jeunes entreprises innovantes – des « start up » !
Ce fut une belle initiative que d’inaugurer le LAB’O à Orléans en même temps qu’était inauguré à Tours un équipement comparable, accueilli dans les locaux de l’ancienne imprimerie MAME. J’y vois une avancée vers la métropole d’un nouveau type, une métropole Val de Loire, unissant pour des projets novateurs Orléans, Blois et Tours que j’appelle de mes vœux.
Il ne faut pas, cependant, oublier que ce projet a failli ne pas se faire puisqu’il a été sérieusement question de démolir ce bâtiment, dû au grand architecte Jean Tschumi.
Merci donc à l’Association des amis de Jean Tschumi et à tous les architectes français et étrangers qui se sont mobilisés pour que ce bâtiment soit préservé.
Merci aussi à l’Association des riverains de l’Ile Arrault, et à son président, Maurice Elain, qui ont œuvré dans le même sens – ainsi qu’à tous les élus et habitants qui les ont soutenus.
Tout est bien qui finit bien. Longue et belle vie au LAB’O.

Jean-Pierre Sueur

Jean-Jacques Urvoas, ministre de la Justice, a adressé à Jean-Pierre Sueur une lettre relative à l’accessibilité au Palais de justice d’Orléans.
>> Lire la lettre

Jean-Pierre Sueur est intervenu au Sénat lors de la séance des questions d’actualité au gouvernement le 9 juin. Il a interpellé Manuel Valls, Premier ministre, sur plusieurs points précis concernant les inondations dans le Loiret.

- Communes « ajournées » pour les catastrophes naturelles
En premier lieu, Jean-Pierre Sueur a interrogé le Premier ministre sur la durée du délai de réexamen des demandes de reconnaissance en catastrophe naturelle des communes qui ont été ajournées. Manuel Valls a répondu qu’un arrêté a été pris en conseil des ministres pour 782 communes qui sont reconnues en catastrophe naturelle et a annoncé qu’un nouveau décret serait pris la semaine prochaine en conseil des ministres.

- Voiries
Ensuite, Jean-Pierre Sueur a demandé des précisions sur l’aide apportée aux communes qui ont connu des dégâts de voiries dont on mesure aujourd’hui l’ampleur. Manuel Valls a indiqué que les préfets sont autorisés à faire des avances sur les indemnisations qui feront partie du dispositif d’indemnité au titre des calamités publiques.

- Canaux
En réponse à Jean-Pierre Sueur, le Premier ministre a annoncé qu’une évaluation des dommages et travaux à effectuer sera faite très vite.

- L’autoroute A10
Jean-Pierre Sueur a dit qu’il était profondément anormal que Vinci ait laissé des véhicules et des camions accéder aux péages de l’autoroute A10 alors que la submersion de celle-ci était prévisible. Manuel Valls a répondu que cette question était très sérieuse et qu’il faudrait en tirer les conséquences précises pour l’avenir.

- La prison de Saran
Enfin, Jean-Pierre Sueur a demandé au gouvernement si une enquête serait diligentée concernant les études préalables à la construction du centre pénitentiaire de Saran, où quatre cents détenus ont dû être évacués en une nuit, et quelles seront les dispositions que le gouvernement prendra concernant la présente situation au centre pénitentiaire. Manuel Valls a annoncé que des experts viendraient constater, d’ici la fin de la semaine, les dégâts et définir, dans les meilleurs délais, les travaux à effectuer.

>> Lire le texte intégral de la question d’actualité de Jean-Pierre Sueur et des réponses de Manuel Valls
>> Voir la vidéo de la question d’actualité

Jean-Pierre Sueur a pris acte de la décision de reconnaissance en situation de catastrophe naturelle de 234 communes du Loiret, dans les délais qui avaient été annoncés.
Il est immédiatement intervenu auprès du ministre de l’Intérieur pour que les demandes des sept communes pour lesquelles la décision a été ajournée soient réexaminées le plus rapidement possible.

fadila semai 0Le drame, la tragédie de Tibhirine nous a profondément touchés. Ces moines étaient des hommes de paix. Ils aimaient les habitants de l’Atlas algérien où leur monastère était situé. Ils étaient proches d’eux. Ils les soignaient.
Le film de Xavier Beauvois, Des hommes et des dieux – un chef-d’œuvre du cinéma – les a ressuscités. Une séquence de six ou sept minutes, sans parole aucune, si ce n’est celle, éloquente, des visages et des yeux, restera comme un témoignage exceptionnel – quelles que soient nos convictions – de la « force de l’esprit ».
Ces images sont restées en nous. Nous pensions tout savoir sur le sujet, à la notable exception de la question, lancinante, des coupables et des culpabilités.
Et voilà qu’un livre de Fadila Semaï, qui vient de paraître chez Albin-Michel et qui s’intitule L’ami parti devant, apporte une lumière inédite sur l’une des victimes de la tragédie, le prieur Christian de Chergé.
Celui-ci avait été sous-officier durant la guerre d’Algérie. Il y avait vécu une histoire qui l’avait profondément marqué – et qui le marquera toujours.
Fadila Semaï avait l’intuition que cet épisode méritait d’être retrouvé. En journaliste qu’elle est, elle se mit en quête – un mot qu’elle aime – du passé de Christian de Chergé.
Son livre narre cette quête, depuis son arrivée dans le monastère de Tibhirine froid, vide et déserté, jusqu’à ses pérégrinations à Sougueur et Aïn Saïd.
C’est un voyage géographique, journalistique, mémoriel, spirituel, où l’on retrouve, en particulier, la claire lumière du soufisme qui tranche avec les obscurantismes, hélas, trop largement diffusés.
Fadila Semaï ne nous cache rien des difficultés et des aridités de la tâche qu’elle s’est assignée. Au terme de beaucoup d’effort, tout devient lumineux. Christian s’était durant la guerre d’Algérie lié d’amitié avec un garde forestier d’Aïn Saïd. Ce garde forestier, qui était musulman et qui était un fonctionnaire – on l’appellera « Mohamed » – avait donc un ami chrétien, à qui il sauva la vie en le protégeant des combattants de l’ALN qui voulaient le tuer. « À cause de cela, écrit Fadila Semaï, il sera assassiné ; cet événement va marquer Christian toute sa vie. Il estimera qu’il a une dette spirituelle vis-à-vis de l’Algérie. » Et c’est pourquoi il choisira de vivre durant vingt-cinq ans au monastère de Tibhirine, « à côté de ses amis musulmans. »
« Mohamed » est donc « l’ami parti devant. »
Voilà. Je n’en dis pas plus.
Je vous laisse découvrir ce livre ainsi que les textes de Christian de Chergé qu’il recèle. Celui, déjà connu, qui commence par ces mots, « S’il m’arrivait un jour (…) d’être victime du terrorisme » et interpelle, de manière prémonitoire « Toi l’ami de la dernière minute, qui n’auras pas su ce que tu faisais. »
Et cet autre texte – totalement inédit – qui vient confirmer la patiente quête de Fadila Semaï : « Notre compagnonnage aura duré quatre mois à peine, mais Mohamed – c’est son nom – est désormais le compagnon tout proche d’un appel qui m’a retenu au pays où il repose. »

Jean-Pierre Sueur

Plus de deux cents communes du Loiret ont connu des inondations et subi des dégâts considérables. Nombre d’habitants ont dû quitter leur logement, et ont beaucoup perdu. Il y a eu à ce jour quatre morts dans notre pays, nombre de blessés et il y a beaucoup de familles dans le désarroi.
Face à cette épreuve, je tiens d’abord à exprimer une grande reconnaissance à l’égard des maires, des élus, des responsables de l’État et des collectivités locales, des sapeurs-pompiers, policiers, gendarmes et des milliers de bénévoles qui se sont mobilisés dans notre département du Loiret et ont donné le meilleur d’eux-mêmes, jour et nuit, pour faire face à ce sinistre d’une ampleur exceptionnelle, voire sans précédent.
Pour ma part, j’ai saisi le président de la République pour appeler son attention sur la nécessité de décider, le plus vite possible, l’état de catastrophe naturelle. Cela fut fait et la décision sera formellement prise par le conseil des ministres ce mercredi. Il reste à obtenir d’ici là que la totalité des communes qui ont sollicité le classement en catastrophe naturelle l’obtiennent. C’est ce que je plaide auprès des collaborateurs du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur.
Il y a 226 communes du Loiret qui ont demandé ce classement.
Le Premier ministre a annoncé la création d’un « fonds exceptionnel de soutien. » J’interviens jour après jour auprès de lui-même et de son cabinet pour que ce fonds soit suffisamment doté – eu égard à l’ampleur des sinistres dont de nombreux maires me font part. Il est clair que si l’on peut espérer que les assurances rembourseront tout ce qui peut et doit l’être, des charges reviendront inévitablement aux communes qui doivent donc être aidées.
C’est pourquoi la nouvelle annonce qui vient d’être faite, ce lundi, par le Premier ministre à Montargis, selon laquelle un « fonds d’extrême urgence » sera débloqué très rapidement est également importante. Ce fonds sera géré par les préfets en lien avec les communes et les centres communaux ou intercommunaux d’action sociale. Là encore, je serai attentif auprès des ministères concernés : les montants doivent être à la hauteur des besoins et les aides devront parvenir le plus vite possible aux familles sinistrées.
J’ai saisi Ségolène Royal sur le problème posé par le fait qu’on n’ait pas interdit l’accès à l’autoroute A10 aux péages dès lors que l’on pouvait prévoir la forte inondation qui l’a envahie. Il serait impensable que de tels faits se reproduisent.
J’ai également saisi Jean-Jacques Urvoas de la situation du Centre pénitentiaire de Saran. Je lui ai notamment demandé une enquête sur les conditions dans lesquelles les études préalables à la construction ont été faites. Je lui ai également demandé les dispositions qu’il comptait prendre pour faire face à la situation ainsi créée.
On trouvera ci-dessous les liens vers les textes relatifs à ces différentes interventions.
Je reste évidemment disponible pour toutes les démarches et interventions qui seront utiles en cette période difficile.

Jean-Pierre Sueur

Lire :
>> Le communiqué relatif à mon intervention auprès de François Hollande
>> La lettre et la question écrite à Ségolène Royal
>> La lettre et la question écrite à Jean-Jacques Urvoas
>> Le communiqué relatif à ces deux démarches

Voir :
>> L’audition par la commission des lois d’Adeline Hazan, Contrôleure générale des lieux de privation de liberté, dans laquelle j’évoque la situation du Centre pénitentiaire de Saran (à 15 minutes et 10 secondes)

Jean-Pierre Sueur est intervenu en séance publique au Sénat le 2 juin 2016 dans le débat sur la proposition de loi portant réforme de la prescription en matière pénale.
>> Lire le compte rendu de son intervention

160601 le-monde  amnestyUn grand merci à Amnesty International qui a publié une publicité d’une page dans Le Monde daté du 1er juin pour soutenir une juste cause : l’inscription à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale de la proposition de loi permettant au juge français de poursuivre tout auteur de génocide, crime contre l’humanité ou crime de guerre qui viendrait sur son territoire. Cette « proposition de loi Sueur » a été adoptée à l’unanimité par le Sénat en février 2013.
>> En savoir plus sur cette proposition de loi

Jean-Pierre Sueur a écrit à Philippe Monloubou, président du directoire d’ENEDIS (ex ERDF), pour s’étonner des conditions dans lesquelles a eu lieu le changement de sigle de l’organisme qu’il préside et du coût de celui-ci.
>> Lire la lettre adressée par le président d’ENEDIS à tous les parlementaires et la réponse ouverte de Jean-Pierre Sueur

Question n° 22201 adressée à M. le garde des sceaux, ministre de la justice M. Jean-Pierre Sueur appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le fait que plusieurs centaines de détenus ont dû être transférés, en pleine nuit, depuis le centre pénitentiaire de Saran (Loiret) en raison de l'inondation d'une partie de celui-ci, le 31 mai 2016. Il lui demande s'il compte diligenter une enquête sur les conditions dans lesquelles les études préalables à la construction de ce centre pénitentiaire ont été menées. Il lui demande, en outre, de bien vouloir lui faire part des dispositions qu'il compte prendre suite à la situation créée par les inondations qui ont touché ce centre pénitentiaire. 

 

Situation du centre pénitentiaire de Saran

Question n° 22201 adressée à M. le garde des sceaux, ministre de la justice
À publier le : 09/06/2016
Texte de la question : M. Jean-Pierre Sueur appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur le fait que plusieurs centaines de détenus ont dû être transférés, en pleine nuit, depuis le centre pénitentiaire de Saran (Loiret) en raison de l'inondation d'une partie de celui-ci, le 31 mai 2016. Il lui demande s'il compte diligenter une enquête sur les conditions dans lesquelles les études préalables à la construction de ce centre pénitentiaire ont été menées. Il lui demande, en outre, de bien vouloir lui faire part des dispositions qu'il compte prendre suite à la situation créée par les inondations qui ont touché ce centre pénitentiaire. 

Question n° 22200 adressée à Mme la ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat
M. Jean-Pierre Sueur appelle l'attention de Mme la ministre de l'environnement, de l'énergie et de la mer, chargée des relations internationales sur le climat sur les conditions dans lesquelles des véhicules et poids lourds ont pu avoir accès à l'autoroute A10 le 31 mai 2016 alors qu'il y avait des risques d'inondation de celle-ci. Tout en reconnaissant la part d'aléa qui peut exister dans de telles situations, il lui paraît important que toutes les conséquences soient tirées des événements qui se sont produits ce jour là sur l'autoroute A10 pour que, lorsqu'il y a des prévisions de montée des eaux ou d'inondation sur les autoroutes, toutes les dispositions soient désormais prises en amont afin d'éviter, aux péages, l'accès des véhicules aux autoroutes concernées. Il la remercie de bien vouloir le tenir informé des dispositions qu'elle compte prendre à cet égard.

Jean-Pierre Sueur a saisi Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, des conditions dans lesquelles des véhicules et poids lourds ont pu avoir accès à l’autoroute A10 alors qu’il y avait des risques d’inondations de celle-ci. Tout en reconnaissant la part d’aléa qui peut exister dans de telles situations, il lui a demandé que toutes les conséquences soient tirées des évènements qui se sont produits sur l’autoroute A10 pour que, lorsqu’il y a des prévisions d’inondations ou de montées d’eau sur les autoroutes, toutes les dispositions soient prises en amont afin d’éviter, aux péages, l’accès des véhicules aux autoroutes concernées.

Jean-Pierre Sueur a également saisi Jean-Jacques Urvoas, Garde des Sceaux, pour lui demander de bien vouloir diligenter une enquête sur les conditions dans lesquelles les études préalables à la construction du centre pénitentiaire de Saran ont été menées et lui faire part des dispositions qu’il comptait prendre, compte tenu de la situation créée par les inondations qui ont touché ce centre pénitentiaire.

 

Jean-Pierre Sueur a transmis un message personnel à François Hollande, président de la République, pour lui demander que tout soit fait afin que le Loiret – ou du moins toutes les communes sinistrées du Loiret – soient reconnues au plus vite au titre de la procédure de catastrophe naturelle.
Il se réjouit que Manuel Valls ait annoncé, en plus de la procédure de catastrophe naturelle, la création d’un « fonds exceptionnel de soutien » pour les communes sinistrées. Il veillera plus particulièrement auprès des services du Premier ministre à ce que ce fonds soit suffisamment doté pour faire face, dans le département du Loiret tout particulièrement, aux conséquences de la catastrophe sans précédent qui l’a touché.

Jean-Pierre Sueur a donné une interview à Radio Campus sur les origines du campus universitaire d’Orléans-La-Source, les actions menées pour l’intégrer dans l’agglomération et l’avenir de ce campus dans le contexte que constituera la création d’un nouveau pôle universitaire en centre-ville.
>> (Ré)écouter l’émission

Pont Sully-Saint-Pere1À l’initiative de Patrick Foulon, maire de Saint-Père-sur-Loire, et de Jean-Luc Riglet, maire de Sully-sur-Loire, une manifestation pacifique a conduit de nombreux élus et habitants à franchir le pont sur la Loire reliant ces deux communes – et sur lequel la circulation des cyclistes est dangereuse – pour demander que la passerelle SNCF proche, aujourd’hui inutilisée, soit réaménagée pour accueillir les cyclistes et les piétons qui pourront ainsi traverser la Loire en toute sécurité.
Jean-Pierre Sueur a écrit à ce sujet à Guillaume Pépy, président de la SNCF
Lire :
>> La lettre à Guillaume Pépy
>> La République du Centre du 29 mai 2016

À la faveur de l’examen d’une proposition de loi sur l’élection présidentielle, Jean-Pierre Sueur avait pu faire récemment adopter l’essentiel de la proposition de loi qu’il avait préparée avec Hugues Portelli et qui avait été adoptée unanimement par le Sénat, pour actualiser la loi pour ce qui est du financement, de l’élaboration et de la publication des sondages.
Une partie de cette proposition de loi n’avait pas pu être intégrée dans le texte sur l’élection présidentielle. Il s’agissait de celle relative à la commission des sondages afin qu’elle puisse inclure des spécialistes de la statistique et des sondages et que les incompatibilités qui s’appliquent à ses membres soient définies dans la loi.
Tel est l’objet d’un amendement que Jean-Pierre Sueur a déposé lors de l’examen par la commission des lois du Sénat d’une proposition de loi sur les autorités administratives indépendantes, et qui a été adopté par celle-ci.
>> Lire l’amendement

Jean-Pierre Sueur a déposé un amendement et est intervenu au Sénat pour défendre la spécificité des architectes dans le cadre du débat sur le projet de loi sur la création, l’architecture et le patrimoine. Cet amendement n’a pas été adopté par la majorité du Sénat.
>> Lire l’amendement et le débat sur celui-ci

Jean-Pierre Sueur a de nouveau défendu la protection des moulins qui constituent des éléments précieux de notre patrimoine, en prenant l’exemple du Loiret.
>> Lire son intervention

C'est avec tristesse que j'ai appris la disparition de Christian Peudupin, au terme d'une longue maladie. Salarié de la ville d'Orléans, il y fut longtemps responsable du syndicat CGT. En tant que maire, j'ai pu mesurer son dévouement, sa force de conviction et son indépendance d'esprit. Combatif, mais toujours ouvert au dialogue, il était proche de ses collègues qu'il savait défendre avec ardeur, et respecté de tous à la mairie. En plus de la mairie, Christian Peudupin avait une autre grande famille, la Musique Municipale d'Orléans, au sein de laquelle il comptait de vrais amis, et à laquelle il fut toujours fidèle. Je n'oublie pas nos nombreuses et chaleureuses conversations. Au revoir, Christian. Je pense à toi et à tes proches.

Jean-Pierre Sueur

160520 marianne peguyOn trouvera ci-dessous un article de Salomon Malka paru sous le titre « Tous péguystes ? » dans le numéro du 20 mai de Marianne, dont une bonne partie relate une conversation que j’ai eue avec lui.
Je me permets d’ajouter une précision. Salomon Malka reprend cette phrase : « D’un geste magnifique, nous avons éteint, dans le ciel, des lumières qu’on ne rallumera plus », en omettant d’écrire qu’il ne s’agit bien sûr pas d’une phrase de Péguy, mais d’une citation faite par Péguy d’une déclaration du ministre du travail, René Viviani, à l’Assemblée nationale en novembre 1906. Il ne me semble pas inutile de préciser que si Péguy reprend cette phrase, c’est pour dénoncer ce qu’elle induit, à savoir une « métaphysique d’État. » Non sans moquer ces « métaphores du pacifique métier d’allumeur de réverbères », Péguy s’en explique longuement : « Le parti intellectuel moderne a infiniment le droit d’avoir une métaphysique, une philosophie, une superstition (…) Mais ce qui est en cause (…) c’est de savoir si l’État, moderne, a le droit et si c’est son métier, son devoir, son office, sa fonction, d’adopter cette métaphysique, de se l’assimiler, de l’imposer au monde en mettant à son service tous les énormes moyens de la gouvernementale force. » (On trouvera l’ensemble de l’argumentation de Péguy à ce sujet dans le texte intitulé « De la situation faite au parti intellectuel », Œuvres en prose dans La Pléiade, tome II, pages 553 à 565).

JPS

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Valérie Corre, députée du Loiret et Jean-Pierre Sueur ont transmis, ce mardi 24 mai, une lettre au Premier ministre, Manuel Valls, pour lui demander de revenir sur le projet de décret annulant 256 millions d’euros de crédits sur la mission « Recherche et enseignement supérieur ».
Ils ont insisté dans leur lettre sur l’absolue nécessité de conforter les moyens de la recherche et de l’enseignement supérieur, conformément aux engagements de « sanctuarisation » qui ont été pris et à la position exprimée par les Prix Nobel et du titulaire de la médaille Fields français ainsi que par les représentants des chercheurs et universitaires de notre pays.

>> La lettre à Manuel Valls

Je me réjouis de la déclaration faite ce lundi 30 mai par François Hollande de rétablir l'ensemble des crédits destinés à la recherche.

ColloqueJean-Pierre Sueur a participé, en tant qu’intervenant, au colloque organisé au Sénat le 27 novembre 2015 par l’Institut Alain Poher sur le thème : « La première élection présidentielle au suffrage universel direct a 50 ans. Cette réforme a-t-elle entraîné une bonne pratique de l’exécutif ? » Les actes du colloque sont parus ainsi qu’un DVD reprenant l’ensemble des interventions.
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>> Le programme complet du colloque
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Jean-Pierre Sueur a été l’invité de Rémy Silly sur Radio Mega FM le samedi 21 mai dans l'émission "La Puce à l'oreille" où il s’est exprimé sur l’actualité locale et nationale.
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Je salue la manifestation « Les Voix d’Orléans » consacrée à la francophonie et aux œuvres des femmes, à la place des femmes dans le champ de la francophonie, qui a été organisée les 20 et 21 mai par la Ville d’Orléans à l’Hôtel Dupanloup, qu’on eut le plaisir de voir ainsi « habité » et retrouvant vie.
Et je salue tout particulièrement la passionnante conférence d’Henriette Walter qui a expliqué avec beaucoup de verve et force exemples combien notre langue française avait bénéficié, depuis l’origine, d’emprunts de mots venant de toutes parts : du latin et du grec, bien sûr, mais aussi des langues germaniques, de l’arabe, du persan, de l’anglais, de l’espagnol, de l’italien, du turc, des langues d’Afrique… et j’en oublie.
Toute langue vivante vit avec d’autres. Elle emprunte constamment. Et nombre de langues ont beaucoup emprunté au français. Il est même des emprunts faits par d’autres langues que nous réempruntons quelques siècles plus tard et ainsi nous reviennent.
Les seules langues qui n’empruntent pas, ne se transforment pas, ne vivent pas, sont évidemment les langues mortes.
Cette conférence était un acte politique, au sens noble du terme.
Certains pensent en effet qu’il y aurait une « pureté » originelle de la langue, qui n’a jamais existé, et que les emprunts viendraient polluer et dégrader.
Les mêmes pensent pareillement qu’il existe une pureté originelle de la Nation – qui est pure illusion – que les immigrés et les réfugiés viendraient pervertir.
Funestes conceptions !

Jean-Pierre Sueur

160519 Ségolène Royal conventionsJean-Pierre Sueur était intervenu auprès de Ségolène Royal, ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer, pour soutenir des projets du Loiret, porteurs d’économies d’énergie, présentés par plusieurs pays ainsi que par la ville de Beaugency.
Il a participé ce jeudi à la remise par Ségolène Royal de deux des subventions demandées. Elles s’élèvent à 500 000 € pour le projet Agora porté par la ville de Beaugency et 500 000 € pour le projet d’économie d’énergie du Pays Beauce Gâtinais en Pithiverais.

Yves Carreau nous a quittés le 27 novembre 2014. Il avait été durant plus de trente ans enseignant à l’école des Beaux-Arts d’Orléans. Dessinateur, graveur, il s’est voué à l’art, construisant, avec intégrité, ascèse, concentration, une œuvre considérable.
Je tenais à signaler ici l’exposition de ses gravures que l’on peut voir présentement à la galerie Cat Berro, 25 rue Guénégaud à Paris, et où l’on peut, notamment, découvrir les quatre œuvres ci-dessous.

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Je tiens aussi à signaler le très beau livre, La table au noir, qui lui est consacré et qui vient de paraître. Ce livre, réalisé notamment par Sébastien Pons, propose une redécouverte de l’œuvre et du travail d’Yves Carreau à partir de la description méthodique et éclairée de son atelier tel qu’il était le jour de son départ.
SKM C3350160523090000 0001Il commence par cette phrase : « Aujourd’hui, l’atelier est désert, mais demeure perceptible la silencieuse présence de l’artiste. »
On y lit un texte très fort de Claude Mouchard, intitulé « Nuit féconde », dont je retiens ces deux passages :
« Dans cet "espace du dedans" qui fut et qu’est l’atelier, c’est la fureur lente de l’artiste qu’on croit sentir aujourd’hui encore : une obstination quotidienne plantée au cœur du temps du monde. »
« Sans doute la lumière du dehors n’entre-t-elle qu’à peine dans la nuit enclose de cet "espace du dedans". Mais des ampoules y brûlent à volonté disposées selon les lieux des différentes opérations pratiquées par l’artisan artiste. C’est là que ce sera réengendré, jour après jour, le temps indomptable du travail : il aura pu passer sans rupture de l’obscurité de l’atelier à ces "dedans" autonomes, multiples et énigmatiquement vivants, que constituent les œuvres. »
SKM C3350160523090000 0002Ce livre contient aussi des écrits d’Yves Carreau. On y lit ainsi sous sa plume : « Dessiner est une œuvre de méditation, d’ascèse où il est question d’élévation, de dépassement dans un face à face avec soi. »
Un avant-dernier mot : la « table au noir » est le « nom donné à la pierre sur laquelle le graveur prépare l’encre d’impression avec des spatules, des tampons et des rouleaux. »
Un dernier mot : merci à Joëlle Labiche de tout ce qu’elle accomplit pour faire connaître l’œuvre d’Yves Carreau et poursuivre l’aventure de « La Cage de l’Ombre forte ».

Jean-Pierre Sueur

>> Cet ouvrage, La table au noir, est en vente au Musée des Beaux-arts d’Orléans et à la librairie des Temps modernes.

Le gouvernement vient de publier un nouveau plan de lutte contre la « radicalisation » et pour la « déradicalisation ».
Je salue d’autant plus cet ensemble de mesures (qu’on trouvera ci-dessous) qu’elles s’inscrivent dans le « droit-fil » du rapport intitulé « Filières "djihadistes" : pour une réponse globale et sans faiblesse », publié en avril 2015, fruit d’une commission d’enquête du Sénat dont j’étais rapporteur (dont on trouvera le lien ci-dessous).
Par rapport à d’autres pays d’Europe, la prise en compte des phénomènes de « radicalisation » a été relativement tardive en France. Elle date, pour l’essentiel, de 2014, même s’il y eut des précurseurs, qui n’ont pas été suffisamment écoutés.
Depuis, on a mis les « bouchées doubles ». Et des efforts considérables sont faits pour détecter la radicalisation, faciliter les signalements (par un « numéro vert » notamment), la prévenir (avec le concours – essentiel – de l’Éducation nationale), mettre en œuvre des « cellules de veille » dans les préfectures et assurer une prise en charge des personnes radicalisées sur le terrain. En même temps, les services de renseignement, de la police, de la gendarmerie et des douanes sont mobilisés pour éviter des départs vers la Syrie et contrôler les retours, cependant que les instances européennes ont – enfin ! – donné le « feu vert » pour l’organisation du système dit « PNR » destiné à mieux contrôler les transports aériens. Des mesures sont également prises par rapport au financement du terrorisme ou pour interdire des sites Internet qui en font l’apogée.
Tout cela est nécessaire.
Mais il est un point sur lequel je souhaite revenir. Il s’agit de ce que l’on appelle la « déradicalisation ».
Dans le rapport précité, nous avions déjà mis en garde contre des conceptions que j’ai jugées, pour ma part, « simplistes » de la « déradicalisation ». Depuis, je me suis souvent exprimé à ce sujet.
Ces conceptions méconnaissent d’abord la force et l’efficacité de la propagande de Daesh et de ses séides, dont les techniques de « radicalisation » ou plutôt d’emprise psychique sont très élaborées.
Quelques vidéos, fussent-elles inspirées par de nobles sentiments et par une évidente rationalité, diffusées en « contre », n’ont malheureusement pas l’effet escompté.
On a tort d’imaginer la déradicalisation comme un processus simple par lequel on va, en quelque sorte, expurger du psychisme d’un être humain des idées fausses ou folles pour en revenir au statu quo ante.
Or, ce n’est pas comme cela que les choses se passent, ni qu’elles peuvent se passer.
Chacun d’entre nous a des conceptions morales, éthiques, politiques, philosophiques ou religieuses. Qu’est-ce qui ferait, qu’est-ce qui pourrait faire que nous renoncions instantanément à celles-ci, que nous penserions soudain qu’elles sont fallacieuses, inacceptables ou insupportables ?
Ce n’est pas si simple.
Ce qu’on appelle la déradicalisation est forcément un processus long qui appelle analyse, dialogue et patience.
C’est un processus qui appelle d’abord une compréhension du phénomène.
Il n’est pas compatible avec les déclarations selon lesquelles « vouloir expliquer c’est déjà excuser. »
Il faut d’abord comprendre le mal pour y apporter réponse.
benslamaC’est pourquoi je tiens à saluer la parution très récente du livre de Fathi Benslama intitulé Un furieux désir de sacrifice publié aux éditions du Seuil.
Dans une interview donnée à L’Obs à l’occasion de la parution de cet ouvrage, Fethi Benslama conteste d’ailleurs le terme de « déradicalisation » dans la mesure où on l’associe aux conceptions simplistes que je viens d’évoquer. Je le cite : « Je récuse fermement la notion de "déradicalisation". C’est absurde de proposer un nouveau déracinement comme traitement : personne ne peut accepter d’être déraciné, de devenir un paria. La ligne à suivre, sur le plan psychique, est plutôt celle qui consiste à aider le jeune à retrouver sa singularité perdue dans l’automatisme fanatique et la fusion dans un groupe d’exaltés. Cette abolition des limites individuelles dans les groupes sectaires est du reste ce qui favorise l’autosacrifice. Il s’agit donc d’entreprendre un travail de reconstruction du sujet, en tant que responsable de lui-même et de ses choix. »
J’ajoute que le grand mérite du livre de Fathi Benslama est d’investir dans l’analyse des faits dits de « radicalisation » l’apport de la psychanalyse, ce qui rompt singulièrement avec les conceptions mécanistes de retour au statu quo ante sous-jacentes à bien des discours politiques.
« Comment penser le désir sacrificiel qui s’est emparé de tant de jeunes au nom de l’islam ? » se demande-t-il d’emblée, avant de rappeler que les instruments de la « clinique » de Freud « constituent un appui pour explorer les forces collectives de l’anticivilisation au cœur de l’homme civilisé et de sa morale » (p. 13). Il analyse « l’association entre une violence aveugle et la volonté de le donner à voir » comme « un nouveau franchissement qui fait du meurtre et du suicide une communication et un spectacle » (p. 18). Il dénonce les travaux qui « font l’impasse sur la dimension psychologique et a fortiori psychopathologique dans la radicalisation considérée phénoménalement comme un fait qui appartient à la volonté et à la conscience de l’acteur » (p.26). Il rappelle que « 40 % des radicalisés sont des convertis » dont certains commandent sur Internet « L’islam pour les nuls » (p. 51). Il expose que « l’autosacrifice » est sous-tendu par un « idéal de pureté », que le « discours des jeunes qui veulent mourir dans le jihad (…) est prononcé comme si la mort allait leur permettre de réveiller la vie (…), de rêver la mort comme source d’une vie plus vraie » (p. 61).
Après ces développements psychologiques et psychanalytiques, Fethi Benslama en vient aux autres sources de l’islamisme : « La lecture que je soutiens ici est que l’islamisme est l’invention (…) d’une utopie antipolitique face à l’Occident » (p. 67). Il consiste en une « subordination du politique au religieux au point d’aspirer à le faire disparaître » (p.69).
Il retrouve ainsi les analyses de Marcel Gauchet et d’Olivier Roy.
Le fondamentalisme qui sous-tend la radicalité n’est pas essentiellement – ou d’abord – religieux. Mais une conception radicale de l’islam, dite « islamique » rejoint sa visée psychiquement totalisante.
Par ailleurs, ces démarches ne sont pas sans rapport avec ce qu’on a appelé le « syndrome de Cotard » qui permet d’approcher l’idée d’« inidentification » : « Il s’agit d’un délire de négation mélancolique dans lequel le malade est à la recherche d’une mort salvatrice et en même temps se sent désincorporé, infini, immortel, surhumain » (p. 103).
Le livre s’achève sur un éloge de la révolution tunisienne. La révolution tunisienne, en effet, restaure le lien entre l’islam et les Lumières. Elle redonne sa place à l’acte politique et – ce faisant – rompt avec des visées totalisantes.
Je n’ai fait ici que survoler ce livre. Je conclus en émettant le vœu qu’il permettra de comprendre d’où viennent les phénomènes que nous combattons et qui sont contraires à toute forme d’humanisme – de les comprendre pour y apporter de vraies réponses, et non des succédanés.

Jean-Pierre Sueur

Lire et voir :
>> Le plan gouvernemental du 9 mai contre la radicalisation
>> Le rapport « Filières « djihadistes" : pour une réponse globale et sans faiblesse »
>> Le débat auquel Jean-Pierre Sueur a participé le 9 mai sur Public Sénat, sur « Quelle stratégie contre la radicalisation ? », avec Ouisa Kies et Daniel Fellous, animé par Delphine Girard (à 1 heure et 34 minutes)

Au sujet de l’usage du « 49-3 », Jean-Pierre Sueur a participé le mardi 10 mai à un débat sur Public Sénat animé par Sonia Mabrouk avec François-Noël Buffet, Benjamin Lucas et Xavier Alberti
>> (Re)voir le débat (à 35 minutes et 40 secondes)

J'apprends avec tristesse le décès de Pierre Thibault.
Il était très lié à Pierre Mauroy, qui n'avait pas oublié les années durant lesquelles ils étaient tous deux responsables des Jeunes socialistes. Il fut ensuite journaliste au Populaire. Il a animé longtemps la Sfio à Orléans et dans le Loiret, ce qui le conduisit à s'engager dans une municipalité associant radicaux, socialistes et centristes, au sein de laquelle il fut maire-adjoint. Si ce choix fut ensuite discuté au sein du nouveau Parti socialiste, son dévouement et sa disponibilité furent reconnus de tous. Il en fut de même pour son engagement dans le sport et la vie associative, comme l'ont justement noté Jean Ros et Avelino Valle. Peu avant sa disparition, Pierre Mauroy me parlait encore de sa « modestie » et de sa « fidélité ».

Jean-Pierre Sueur

Cela s’est encore une fois vérifié. Les fêtes de Jeanne d’Arc à Orléans sont à nulle autre pareilles. Il y a dans notre ville, ces jours-là, transcende ce qui divise les Français – et les sujets de division ne manquent pas.
Emmanuel Macron y fut chaleureusement accueilli, comme toutes les personnes invitées à présider ces fêtes. Il eut le mérite de faire tout le parcours du cortège commémoratif et de marquer une grande proximité, une réelle sympathie à l’égard des milliers de personnes qui étaient venues.
Son discours fut entièrement centré sur les valeurs de Jeanne d’Arc : la justice, le courage, l’énergie, la détermination, le soutien indéfectible aux plus faibles.
Ce fut aussi un discours profondément républicain, convoquant Jaurès, Gambetta, Péguy, Jean Zay et De Gaulle pour appeler à l’action face aux défis de notre époque.
Certains y ont vu – on y verra toujours ! – des visées politiciennes et des ambitions subliminales.
Mais on peut faire ce procès d’intention à pratiquement tous les discours tenus par les invités d’honneur des fêtes johanniques.
En tout cas, ce qui est clair, c’est que le choix fait par certains élus de récuser l’esprit de rassemblement et d’unité qui caractérise nos fêtes, n’a pas été compris. Je reproduis, sans ôter une ligne, le communiqué que j’ai publié il y a quelques jours – et que les faits ont validé.

Jean-Pierre Sueur

>> Lire mon communiqué « À propos des Fêtes de Jeanne d’Arc »

Jean-Pierre Sueur a présenté en séance publique au Sénat l'explication de vote du groupe socialiste sur le projet de loi « pour une République numérique », projet qui a été adopté par 322 voix pour sur 323 suffrages exprimés. Il a dit que ce texte, présenté par Axelle Lemaire, serait « une grande loi de la République. » Il embrasse en effet l'ensemble des sujets induits par le développement du numérique, affirme que la sphère du numérique est un « objet de droit » et que le droit d'auteur comme la propriété intellectuelle, la protection de la vie privée et des données personnelles ou l'interdiction de propos racistes doivent y être pleinement respectés. Il affirme qu'en même temps, le phénomène numérique nous conduit à réécrire ou à préciser des pans entiers de notre droit.
Il a noté parmi les apports du Sénat : le refus d'introduire dans la loi la notion de « secret des affaires », ce qui aurait été préjudiciable à la liberté d'information dans le domaine économique ; la promotion des « logiciels libres » ; l'accessibilité des décisions de justice ; une plus grande protection des « lanceurs d'alerte » ; la lutte contre le cyberharcèlement ; et surtout, le droit universel à l'accessibilité au numérique pour toutes les personnes handicapées.
Il a regretté que d'autres points n'aient pas été retenus comme : les consultations citoyennes par Internet lors de la préparation des projets de loi (à l'image de celle qui a eu lieu sur ce projet de loi) ; l'action de groupe et la possibilité pour les associations de se constituer partie civile ; la possibilité de prévoir le retrait de données numériques post mortem et enfin la prise en compte du procédé - dit « DTM » - d'extraction de données sur les travaux scientifiques, très demandée par les chercheurs et universitaires français.
Il a pour finir appelé de ses vœux de nouvelles avancées sur chacun de ces points à la faveur de la commission mixte paritaire qui réunira prochainement sénateurs et députés, et il s'est réjoui du maintien du titre du projet de loi, en concluant son propos par cette phrase : « Il faut dans ce domaine comme dans les autres qu'éclatent les valeurs et les principes républicains. »

>> Lire l'explication de vote faite en séance publique par Jean-Pierre Sueur au nom du groupe socialiste

Lors du débat sur le projet de loi « République numérique », Jean-Pierre Sueur a défendu un amendement, dont il était signataire, et qui a été adopté par le Sénat, afin de mettre fin aux zones blanches persistantes pour la téléphonie mobile dans certains espaces ruraux. Il a dit que le Sénat « étant naturellement le défenseur de la ruralité se devait d'adopter de telles mesures. »
Cet amendement prévoit la possibilité pour l'ARCEP, lorsque cela est justifié au titre de l'objectif d'aménagement du territoire, d'enjoindre les opérateurs à négocier un accord de mutualisation de leurs infrastructures mobiles, dont elle encadre les termes. À défaut d'accord, le régulateur peut amener chaque opérateur à proposer une offre de référence d'accès à son réseau en zone rurale. L'ensemble de ce mécanisme peut faire l'objet de sanctions de la part du régulateur.

>> Lire l'intervention de Jean-Pierre Sueur en séance

>> L'amendemant cosigné par Jean-Pierre Sueur

Je tiens à rappeler que les Fêtes de Jeanne d'Arc à Orléans témoignent chaque année de l'union et du rassemblement de tous les Orléanais autour de leur héroïne. 
Il faut absolument, à mon sens, être fidèle à cet état d'esprit qui a toujours prévalu à Orléans. 
J'ai défilé auprès de tous les invités, quels qu'ils fussent, ministres de droite comme de gauche, sans aucune exception.
J'ai tenu, lorsque j'étais maire, à inviter des personnalités de la majorité comme de l'opposition.
Les divergences sont légitimes dans notre démocratie. 
Elles ne justifient pas le refus du rassemblement autour des valeurs qui doivent nous réunir. Je rappelle que c'est la République, et que c'est le Parlement qui ont donné aux fêtes de Jeanne d'Arc d'Orléans le statut de fêtes nationales.

Jean-Pierre Sueur

Nous consacrons l’essentiel de cette lettre électronique hebdomadaire au projet de loi sur la République numérique qui est en cours de débat au Sénat et sur lequel Jean-Pierre Sueur s’est beaucoup investi.
Nous revenons tout d’abord sur deux amendements essentiels dont Jean-Pierre Sueur était le premier signataire et que le Sénat a adoptés.
En second lieu, avant le vote solennel, l’explication de vote du groupe socialiste. Les explications de vote peuvent être suivies en direct entre 15 h 15 et 16 h sur le site du Sénat.

Deux amendements importants
1. La suppression de la notion de « secret des affaires »
>> L’amendement de Jean-Pierre Sueur
>> Le communiqué de presse
>> La dépêche AFP
>> L’intervention de Jean-Pierre Sueur en séance
>> L’ensemble du débat sur l’article 4

2. La promotion des « logiciels libres »
>> L’amendement de Jean-Pierre Sueur
>> Le communiqué de presse
>> La dépêche AFP
>> L’intervention de Jean-Pierre Sueur en séance
>> L’ensemble du débat sur l’article 9 ter

Autres interventions de Jean-Pierre Sueur
>> Sur un amendement liminaire déclaré irrecevable en vertu de l’article 41 de la Constitution
>> Sur la mise en place des consultations en ligne lors de la préparation de projets de loi
>> Sur l’interopérabilité des données mises à disposition
>> Communication des algorithmes
>> Qualité des données publiques
>> Souveraineté numérique
>> Publications scientifiques
>> Accès aux archives publiques
>> Accès aux données publiques sur la recherche
>> Application de l’article 40 du code de procédure pénale
>> Caractère public de la séance : articulation avec les textes européens

Lors du débat sur le projet de loi relatif à la « République numérique », le Sénat a adopté à la quasi unanimité (une abstention) un amendement de Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, affirmant que « les administrations encouragent l'utilisation des logiciels libres et des formats ouverts lors du développement, de l'achat ou de l'utilisation de tout ou partie de ces systèmes d'information. »

La loi relative à la modernisation de diverses règles relatives aux élections vient d’être publiée au Journal Officiel de la République française. Votée en dernière lecture par l’Assemblée Nationale le 5 avril et validée par le Conseil constitutionnel dans sa décision 2016-730 du 21 avril 2016, évitant des dérives qui ont nourri la polémique et même la vie judiciaire.
La nouvelle loi est d’application directe ; ses dispositions sont d’ores et déjà en vigueur.
Désormais le sondage sera défini par la loi pour éviter les contrefaçons. Il devra être présenté clairement afin que le citoyen-électeur sache qui l’a réalisé, qui en est le commanditaire, qui en est l’acheteur ; il faudra rendre publiques l’intégralité des questions posées ainsi que les marges d’erreur.
Cette révolution méthodologique bénéficiera également à la Commission des sondages, autorité administrative indépendante dotée désormais d’un véritable pouvoir de contrôle puisque tout sondage devra lui être soumis dans son intégralité (contenu, méthodologie, financement) et que la commission pourra rendre public son avis sur l’enquête s’il appelle des réserves de sa part. Enfin les sanctions financières frappant les contrevenants à la loi sont significativement accrues.
Par ailleurs, la commission des sondages doit désormais, en vertu de la loi, rendre publics sur son site pour tout sondage publié : les critères justifiant les éventuels redressements des résultats bruts des sondages ; l’ensemble des questions posées ; la proportion de personnes interrogées n’ayant pas répondu au sondage et à chacune des questions ; les gratifications éventuellement versées ; etc. L’ensemble de ces indications doit pouvoir être consulté sur le site de la commission « dès publication ou diffusion d’un sondage ».
Un grand pas dans la démocratisation du débat public et la formation de citoyens éclairés vient d’être franchi. Il revient maintenant aux pouvoirs publics de veiller à la mise en application effective de ce texte par tous les acteurs concernés.

Jean-Pierre Sueur et Hugues Portelli, sénateurs

Jean-Pierre Sueur a présenté un amendement au projet de loi sur la République numérique visant à supprimer le « secret des affaires » qui ne figurait pas dans le texte issu de l'Assemblée nationale et qui a été introduit par le rapporteur du Sénat.
Jean-Pierre Sueur a indiqué que cette notion était mal définie en droit et qu'elle pouvait porter atteinte à l'information en matière économique. La ministre Axelle Lemaire a dit que son introduction mettrait en cause la crédibilité de l'« open data » à la française.
Après un long débat, l'amendement de Jean-Pierre Sueur a été adopté par 198 voix contre 145.

Décrier la politique est, que « du plus loin qu’il pouvait s’en souvenir, la politique, et non seulement les politiques, étaient l’objet de critiques virulentes. »
Et il suffit de lire les journaux du début du XXe siècle pour mesurer le degré de violence verbale atteint par les polémiques, mais aussi par les attaques ad hominem – je pense aux injures antisémites par exemple – pour constater qu’à cet égard, les choses se sont, malgré les apparences, plutôt améliorées.
Même si la France est aujourd’hui l’un des pays du monde où l’on vit le mieux – il suffit de comparer ! –, je ne mésestime pas les difficultés que connaissent nombre de nos concitoyens. Je pense aux jeunes qui ne trouvent pas d’emploi, à tous les chômeurs et aux personnes qui connaissent la précarité. Et je comprends les réactions et les révoltes que cet état de choses peut susciter.
Mais je ne pense pas que cela justifie de jeter par-dessus bord toutes les politiques et tous les politiques.
D’abord parce que la réponse aux difficultés de notre société demande des solutions courageuses. Et que les politiques courageuses sont rarement populaires – du moins sur le moment.
Mais aussi parce que sans politique, sans débat, sans Parlement, sans partis… il n’est tout simplement pas de démocratie, pas de république et que le rêve d’une société sans politique peut devenir bien vite le cauchemar de l’extrémisme, voire du totalitarisme.
Disons-le : la politique ce sont (face 1) des convictions des valeurs, des projets, des idéaux, de l’altruisme, le sens de l’intérêt général.
Mais ajoutons aussitôt que la politique, c’est aussi (face 2) : des ambitions, des luttes pour le pouvoir ; des égos (voire des hyper-égos…) – et même, hélas, des questions d’intérêt personnel, voire de corruption.
Tout le problème, c’est que la face 2 ne l’emporte pas sur la face 1.
C’est, comme disait Péguy, que la mystique – il parlait de « mystique » républicaine, en l’espèce – ne soit pas dévorée par la politique (entendons la « politique politicienne ») à laquelle elle a « donné naissance ».
C’est un combat de chaque jour. Un combat qui vaut d’être mené. Car, comme l’écrivait également Péguy au sujet de la philosophie d’Emmanuel Kant : « Le kantisme a les mains pures, mais il n’a pas de mains. »

Jean-Pierre Sueur

Ce mardi 26 avril commence au Sénat le débat sur le projet de loi relatif à « la République numérique ».
Préparé par Axelle Lemaire, secrétaire d’État chargée du numérique, ce projet de loi vise à favoriser, via l’Internet, l’accès de tous aux données publiques, à adapter notre droit à la « sphère numérique », et notamment à protéger les droits des individus et les données personnelles, et enfin à favoriser l’accès de tous au numérique.
J’ai choisi de suivre de très près ce texte essentiel et d’adopter la démarche initiée par Axelle Lemaire en publiant dès aujourd’hui sur le site les 130 amendements que j’ai signés.
Je publie également le texte adopté par la commission des lois du Sénat puisque c’est sur la base de celui-ci que ces 130 amendements sont écrits.
Je propose enfin un lien avec le « dossier législatif » qui permettra d’accéder à la version initiale du texte ainsi qu’à celle adoptée par l’Assemblée nationale et à tous les débats à l’Assemblée et en commission au Sénat.
… Et bien sûr, n’hésitez pas à me faire part de vos réactions et propositions.

Jean-Pierre Sueur

Lire :
>> Le texte adopté par la Commission des lois du Sénat
>> Les 130 amendements dont je suis signataire
>> Le dossier législatif

Jean-Pierre Sueur a écrit vendredi 22 avril à Philippe Whal, président de la Poste, pour lui dire son opposition au projet de fermeture du bureau de Poste de Châtillon-sur-Loire l’après-midi.
>> Lire le courrier

9782213680989-001-XGilles Finchelstein est pédagogue. Il nous offre avec son dernier ouvrage Piège d’identité. Réflexions (inquiètes) sur la gauche, il faut repenser, renouveler et revivifier le clivage entre la droite et la gauche.
Il écrit : « J’aime le clivage droite-gauche. Je le considère comme le meilleur révélateur d’une société et de ses institutions. Mieux, je le tiens pour le clivage de la liberté – celui qui, justement, n’assigne personne à résidence sociologique » (p. 14).
Mais il ajoute : « À l’intérieur de chacun de ces camps, les réformistes doivent avoir le courage de mener le combat pour se libérer du surmoi marxiste qui règne depuis toujours à gauche et du surmoi frontiste qui progresse chaque jour à droite » (p. 212).
Ce livre contient une autre thèse : celle selon laquelle, depuis trente-cinq ans, la notion d’« identité » l’emporte de plus en plus dans les choix, les clivages et les engagements politiques sur celle d’« égalité » ! Retrouver le primat de l’égalité, c’est pour Gilles Finchelstein un impératif… sur les chemins de la liberté.

Mais plutôt que de continuer à raconter ce livre, je ne puis mieux faire que de vous inviter à rencontrer son auteur lors d’une conférence-débat qui aura lieu ce lundi 25 avril à 19 h 30 à la Médiathèque d’Orléans.

Jean-Pierre Sueur