Orléans

  • Il est toujours dangereux et aventureux de refaire l’histoire…

    C’est ainsi que dans une déclaration récente, Olivier Carré a dit : « Que de changements, de démolitions et de reconstructions depuis 2001 ! »– oubliant de préciser, comme l’indique à juste titre Jean-Jacques Talpin sur le site de Mag’Centre, que « cette restructuration avait été engagée dès 1994 sous le mandat de Jean-Pierre Sueur. »

    À vrai dire la plus grande partie des opérations de démolition et des reconstructions ont été faites à cette période. Cela a continué après. Et c’est très bien. À ceux qui en douteraient, je conseille de regarder les photos ci-dessous, publiées dans mon livre Aimez-vous Orléans ? Elles datent de 1992.

    Ce furent des opérations lourdes et profondes.

    De même, la réalisation, contre vents et marées, de l’avenue Jean-Zay contribua-t-elle à désenclaver le quartier, ainsi que la deuxième ligne de tramway, en dépit des oppositions que le projet de tramway suscita si longtemps…

    De même encore, tout ce qui a été construit à la même époque de part et d’autre de l’avenue des Droits de l’Homme (Cité de l’agriculture, trois centres de formation d’apprentis) contribua à ce renouveau.

    Donc, ne refaisons pas l’histoire ! Et tournons-nous vers le futur en lien avec les habitants, et tout particulièrement le « conseil citoyen » qui demande, à juste titre, à participer activement au renouveau du quartier.

    JPS

  • • Vingt ans déjà ! Le temps passe décidément bien vite. J’ai l’impression que l’inauguration de la première ligne de tramway d’Orléans, c’était hier. Qu’on me permette d’écrire, en fêtant cet anniversaire, que je ne regrette rien. Prendre, avec mes collègues élus, la décision de réaliser une ligne de tramway de dix-huit kilomètres dans une agglomération de notre taille, ce fut un risque et ce fut un pari. Mais nous avons eu raison de le faire. Aujourd’hui, le tram est largement utilisé. Il fait partie du paysage. Et c’est le plus grand projet écologique qui ait été mis en œuvre dans notre – nouvelle – métropole depuis trente ans.

    • Ce projet, je tiens à le rappeler, est celui d’une équipe. Jean-Pierre Lapaire, ancien maire de Saint-Jean-de-Braye, fut celui qui y crut le plus tôt. De nombreux élus, de toutes tendances, y ont cru et se sont pleinement engagés pour qu’il soit mené à son terme : Pierre Bauchet à Fleury-les-Aubrais, Monique Faller et Guy Bombereau à Olivet, Jean-Pierre Delport à Orléans. Je citerai aussi Pierre Lanson, ancien maire de Saint-Denis-en-Val, tellement passionné par tous les projets de l’intercommunalité. Je n’oublie pas tous les cadres, techniciens, personnels qui, autour de Christian Buisson, ont travaillé d’arrache-pied. Ni les entreprises, leurs dirigeants et leurs salariés. Et on me reprochera, à juste titre, de ne pas en citer bien d’autres… Mais ma conviction est claire : on ne construit bien qu’en équipe. Et il y eut une bonne équipe, ou plutôt de bonnes équipes.

    • Bien sûr, il y eut des conséquences. Combien de fois m’a-t-on dit que, sans le tramway, mon équipe et moi-même aurions été réélus en 2001 ? Je ne sais pas. On ne le saura jamais. Mais qu’importe ! Nos concurrents ont gagné en disant tout le mal qu’ils pensaient de ce projet. Et puis cinq ans plus tard… ils ont fini par réaliser la seconde ligne !  Ils ont eux-mêmes reconnu qu’ils avaient eu tort de s’opposer à la première… en décidant de faire la seconde. Certes, on peut toujours, quand on est élu, choisir de ne rien faire pour ne mécontenter personne. Je n’ai jamais fait ce choix. Car dans ce cas, à quoi bon être élu ? Non. Il faut faire ce que l’on croit juste, quand on a le temps, la possibilité et la chance de pouvoir le faire.

    • J’ajoute enfin que le tramway fut un projet de transport écologique, mais aussi un projet urbain. L’agglomération d’Orléans a connu deux ruptures. L’une au 19e siècle lorsqu’il fut décidé qu’il y aurait deux gares et donc un second pôle urbain autour des Aubrais. L’autre rupture, au 20e siècle, lorsque La Source fut créée, une ville nouvelle à douze kilomètres du centre-ville. Notre but, avec cette première ligne, était de contribuer à résorber ces deux ruptures. Le tram part du centre de Fleury-les-Aubrais, il dessert les gares des Aubrais et d’Orléans, le centre-ville, Saint-Marceau, le Zénith, le Larry à Olivet, l’université (trois arrêts), La Source et l’hôpital. Il est une épine dorsale,un trait d’union dans une agglomération en quête d’unité.

    • Les vicissitudes furent nombreuses. Qu’il me suffise de dire combien les décisions d’un aéropage de cinq commissaires enquêteurs se révélèrent totalement injustifiées et, de surcroît, très pénalisantes. Je pourrais développer cela longuement. Mais ce doit être un sujet de réflexion sur les processus qui aboutissent, ou non, aux décisions publiques.

    • Enfin, un clin d’œil. J’ai milité pour que le tram passe par l’avenue de Paris, la rue de la Gare et desserve la cité Coligny et tout son voisinage… en songeant à une troisième ligne qui desservirait – il suffirait de trois ou quatre arrêts supplémentaires – les Blossières puis Saran. Je rêve d’assister un jour, en compagnie de Michel Guérin et de Serge Grouard, sous la présidence de Christophe Chaillou, à l’inauguration de l’arrivée du tram à Saran… Mais peut-être qu’en cette période difficile, je continue de prendre mes rêves pour des réalités… et que ce n’est qu’un joli conte de Noël.

    Jean-Pierre Sueur

    • Je signale tout particulièrement l’article de Cindy Roudier dans La République du Centre du 20 novembre et Le tram de A à Z, dans le même journal, le 21 novembre.
  • Suite 1

    Je signale le « Grand format » très complet sur les vingt ans de la première ligne de tramway d’Orléans paru sur le site internet de La République du Centre. Et je signale tout particulièrement dans ce dossier les deux interviewes d’Antoine Prost, très éclairantes sur les enjeux urbains de cette première ligne.

    JPS

    >> Voir le « Grand format »

     

    Suite 2

    Dès les années soixante-dix, le Groupe d’études municipales de l’agglomération d’Orléans (GEMAO), animé notamment par Michel de La Fournière, Antoine Prost, François Paumier et Régis Guyotat, avait déjà présenté dans sa revue La Tribune d’Orléans des vues novatrices sur la circulation et les transports dans l’agglomération d’Orléans.

    C’est ainsi que dans un article paru en 1979 et intitulé « Onze propositions concrètes », Louis L. Saulnier, alias Michel de La Fournière, préconise : « À moyen terme (1980-85) la création d’une ligne de tramway moderne (pas un vieux tacot !) Saran – La Source, par le faubourg Bannier, la Croix Saint-Marceau et Olivet. Le coût d’un tramway est dix à douze fois moindre que celui d’un transport en site propre de type Tridim et sa technique est parfaitement au point. C’est la meilleure solution sur un axe où le débit est important. »

    >> Lire l’ensemble des onze propositions

  • La République du Centre, 14 mai 2020

  • Mag'Centre, 17 décembre 2019

     
  • La République du Centre, 24 juin 2019

     
  • La Tribune HebdO, 12 mars 2020

     
  • Son succès en témoigne. Ce fut une forte idée que d’organiser en 2019 ce Festival Cannes 1939 qui n’eut pas lieu, puisque le commencement de la Seconde Guerre mondiale l’empêcha. Car ce festival, voulu et préparé par Jean Zay, avait une grande portée politique et symbolique. Il s’agissait, en effet, de créer un événement cinématographique mondial pour faire pièce à la Mostra de Venise qui avait été instrumentalisée par la propagande fasciste.

    Ce fut également une forte idée que d’organiser, au cœur de ce festival, un concours d’éloquence sur le thème de la laïcité. Ce concours, on le doit à l’association « Tous différents, tous Orléans » et à ses animateurs, notamment Yann Chaillou et Jérôme Bornet, qui l’ont remarquablement organisé.

    Étant membre du jury de la finale, je puis témoigner que les jeunes qui se sont exprimés ont bien du talent. Ils ont proposé de vraies réflexions sur ce thème, si essentiel, de la laïcité. Ils ont eu l’art de mettre en scène leurs idées et de convaincre. Et je puis également témoigner qu’il ne fut pas évident de les départager.

    Bravo à tous !

    JPS

     
  • La République du Centre, 25 avril 2020

     
  • France 3 Centre-Val de Loire, 11 novembre 2020

     
  • La Tribune d'Orléans du 12 novembre 2009

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  • La République du Centre, 1er octobre 2019

     
  • La Tribune HebdO, 16 janvier 2020

     
  • La République du Centre, 12 novembre 2019

     
  • La Tribune Hebdo, 5 septembre 2019

     
  • La République du Centre, 30 août 2019

     

  • La République du Centre, 14 avril 2021

  • La République du Centre, 27 février 2020

     
  • Mag'Centre, 17 février 2020

     
  • Je publie ici très volontiers l’interview donnée par Christiane Sarrailh dans le dernier numéro du magazine orléanais Edith.
    Christiane Sarrailh fut, de 1976 à 1982, la seule femme élue au Conseil général du Loiret (sur la photo, on la retrouve à l’extrême-gauche).
    Je ne saurais trop lui dire toute ma reconnaissance pour avoir accepté d’être ma suppléante lors de ma première élection en qualité de député du Loiret, en 1981.
    Jean-Pierre Sueur