Orléans

  • S’agissant, d’abord, du Loiret, je veux dire combien je suis heureux de la victoire de Carole Canette et de son équipe à Fleury-les-Aubrais, près d’un quart de siècle après le départ d’André Chêne qui m’avait épaulé à la tête de l’agglomération d’Orléans – ce que je n’oublierai pas !
    Comme tous les maires socialistes et de gauche ont été réélus dans la métropole d’Orléans et le Loiret, et que Patrick Hardouin à Neuville-aux-Bois et David Jacquet à Artenay ont été élus au premier tour, on doit pouvoir dire qu’il n’y a sans doute jamais eu autant de maires socialistes et de gauche dans le Loiret que ce n’est le cas aujourd’hui ! Restons modestes : nous ne sommes pas majoritaires. Mais on me pardonnera d’avoir quelque satisfaction en constatant cela après qu’il a été tellement dit que nous étions sur le déclin, que l’avenir c’était le « ni droite ni gauche », autrement dit la confusion généralisée.
    Qu’on ne voie donc dans ce constat aucun sectarisme de ma part. À toutes les élections auxquelles je me suis présenté, j’ai toujours dit que j’étais socialiste. Et même socialiste rocardien. On m’a souvent dit que c’était imprudent. Non, je ne le pense pas. La politique a besoin de clarté. Ce qui n’empêche nullement que des élus de diverses tendances puissent s’unir – on le voit dans l’intercommunalité – pour porter des projets dans le seul souci de l’intérêt général.
     
    Pour Orléans, je suis, comme on le comprendra, déçu du résultat. Je salue mes amis de gauche et écologistes qui se sont rassemblés et ont proposé pour ce second tour un programme solide. Mais, très franchement, je n’ai pas le sentiment que le résultat se soit joué – si peu que ce fût – sur les programmes ! J’aurais tant aimé que face à la guerre fratricide entre les deux candidats issus de la même majorité, une alternative progressiste et novatrice l’emporte… Je suis le dernier ancien maire de gauche de cette si chère ville… et j’aimerais tellement avoir enfin un successeur de gauche !
    Mais il ne faut jamais baisser les bras. Et je le dis à mes amis : continuons à travailler sur la base de ce qui a déjà été fait en étant très attentifs  aux attentes des habitants et très attachés à une forte ambition pour notre métropole, qui doit tenir toute sa place avec tous les atouts – humains, culturels, naturels… – dont elle dispose. Et comme je ne serai jamais négatif sur Orléans, je souhaite « bon vent » au nouveau et ancien maire : au-delà des réelles divergences politiques qui nous séparent, au-delà de la vigilance qui pourra me conduire à exprimer des désaccords, je saluerai et approuverai – et pourrai soutenir – tout ce qui m’apparaîtra positif pour Orléans.
    Mais venons-en au plan national. La première constatation que l’on peut faire, c’est que les partis de l’arc républicain dont on nous annonçait la disparition au motif qu’ils étaient relégués dans « l’ancien monde » ont tenu bon, préservé nombre de leurs acquis et conquis de nouvelles communes. C’est vrai, en particulier – mais pas seulement – pour les socialistes.
    J’y vois la preuve que, pour que la politique retrouve sa crédibilité auprès de nos nombreux concitoyens qui s’en détournent, il nous faut des convictions, et non de la confusion. Oui, il nous faut des convictions fortes, des engagements forts, plutôt que des trahisons, compromissions, retournements et reniements qui ont – hélas – trop souvent fait l’actualité récente.
     
    Deuxième constat, évident : ces municipales sont une large victoire pour le parti Europe Écologie - Les Verts, souvent d’ailleurs uni avec les socialistes et d’autres partis de gauche.
    Cette victoire est nette. Rien ne servirait de la minimiser. Elle porte un message clair : nos concitoyens veulent que les choix politiques prennent davantage en compte l’environnement, la qualité de la vie, le devenir de notre planète. C’est un message pour tous les élus quels qu’ils soient.
    Je me suis souvent exprimé, depuis longtemps, sur l’écologie. J’y reviendrai. Je suis pour une écologie résolument humaniste. Je ne suis pas d’accord pour que « la nature sans l’homme » – qui est une abstraction – serve de modèle de référence à l’humanité. Je suis pour que l’on retrouve la nécessaire harmonie entre les hommes, les femmes et leur environnement, entre culture et nature.
    Autrement dit, pour que le combat pour l’environnement aille de pair avec le nécessaire combat pour la solidarité, la justice, pour l’emploi pour tous, pour le développement économique – un autre mode de développement certes ! –, car sans développement économique, on ne créera pas les emplois d’aujourd’hui ni de demain.
     
    Troisième et dernier constat : le taux d’abstention est vertigineux : 60 % ! Et j’entends, aujourd’hui même à la radio, que le taux d’abstention serait de 75 % chez les moins de trente ans !
    Nous avons pourtant tellement dit et redit que la démocratie était un bien très précieux… sans être écoutés pour autant.
    Au-delà des explications liées au Covid-19, il est clair que le mal est profond.
    Faut-il incriminer l’offre politique ? Je ne le crois pas : celle-ci était, partout, diverse et pluraliste. Il me semble qu’il s’agit plutôt d’une sorte de scepticisme largement partagé quant aux effets de l’action politique – « De toute façon, cela ne changera rien ! »–, d’une sorte de désenchantement…
    À nous élus et responsables politiques de démontrer le contraire.
    À nous aussi de ne pas baisser les bras devant le désenchantement et le renoncement.
    La politique ne peut pas tout. Elle peut et doit – toujours – être meilleure, même si elle véhiculera toujours des passions et des ambitions propres à l’espèce humaine. Mais sans elle, il y a quoi ? La dictature ou l’anarchie…
    … Je pense à ces instituteurs qui enseignaient que voter est un devoir sacré. Ils ne doutaient pas un instant de la République. Ils étaient les « hussards noirs de la République. »
    Jean-Pierre Sueur

     

  • Amica'Info, mai 2019

     
  • Lors de l’examen du projet de loi sur la santé, Jean-Pierre Sueur a plaidé pour la transformation du Centre Hospitalier Régional d’Orléans (CHRO) en Centre Hospitalier Universitaire (CHU).

    Évoquant l’existence d’un CHU à Tours, il a rappelé qu’il y avait 70 000 habitants de plus dans le Loiret par rapport à l’Indre et Loire alors qu’il y avait 800 médecins de plus dans l’Indre et Loire. Il a également rappelé que 80 % des médecins issus d’un CHU s’installaient dans le département où il est situé. Il a donc insisté sur le fait qu’une telle transformation serait de nature à lutter contre la désertification médicale dans le Loiret. Il a souligné les atouts que présente le site d’Orléans avec notamment la proximité du CNRS et de l’Université. Il a rappelé que les capacités d’accueil du CHU de Tours étaient saturées et qu’il n’y avait pas d’augmentation du numerus clausus dans le Centre-Val de Loire.

    Jean-Pierre Sueur a vivement regretté que le Gouvernement se soit opposé à l’amendement par lequel il a proposé que celui-ci remette dans les six mois au Parlement un rapport sur les conditions de création d’un CHU à Orléans.

    Il a par ailleurs défendu une série d’amendements prenant position pour une politique volontariste afin de lutter contre la désertification médicale, incluant des conventionnements sélectifs, qui pourrait être dans un premier temps mis en en œuvre à titre expérimental.

  • La République du Centre, 22 octobre 2018

     
  • Ce fut une joie que de retrouver ou de découvrir les œuvres de Bernard Foucher lors de l’exposition de la galerie la Tour Saint-Étienne à Orléans, largement conçue par son épouse, Marie-Odile Foucher. Cette exposition a en effet révélé toutes les facettes d’un artiste qui s’est exprimé sous de multiples formes : peinture, gravure, sculpture, livres d’artistes et j’y ajouterai le vitrail, bien qu’il ne fut pas présent dans cette exposition.
    Inspiré d’Hölderlin, le thème de cette exposition, « Habiter le monde », s’est d’abord révélé en des peintures se référant à des cités utopiques et à la recherche d’un dialogue entre nature et architecture.
    Les sculptures renvoient à d’autres dialogues, à des confrontations aussi, avec la matière, avec les matières, lisses ou rugueuses, sous leurs multiples formes.
    Les livres d’artistes sont encore des dialogues, avec Charles Péguy et sa « Nuit », avec Hélène Cadou et son « Outre bleu », avec Michel Lagrange.
    Il faudrait, donc, ajouter les vitraux qui, loin de l’expressionnisme facile, renvoient à des motifs spirituels, intimes – au partage. Je pense aux vitraux du monastère de Bouzy-la-forêt et à ceux de la chapelle Notre-Dame des Foyers, de la rue Porte Dunoise à Orléans, dont on peut regretter qu’elle soit si souvent fermée.
    Au total, Bernard Foucher était – et il reste pour nous – un artiste de l’intériorité.
     
     
     
     
     
     
     
      
    JPS
     
     
     
  • J’apprends avec tristesse le décès de Bernard Foucher.

    Cet artiste, aussi modeste que talentueux, était habité par la magie de la lumière, de la transparence, des mystères et du silence. Peintre, sculpteur, vitrailliste, Bernard Foucher aimait la poésie et illustra les œuvres d’Hélène Cadou et de Michel Lagrange.

    Il était amoureux de Saint-Benoît-sur-Loire. Ses vitraux étaient à la fois riches de la lumière de la vérité et de la force des symboles. Je pense à ceux de Notre-Dame-des-Foyers à Orléans, qu’il a faits à la mémoire des moines de Tibhirine et à ceux du monastère de Bouzy-la-Forêt qu’il m’avait expliqués avec autant d’humilité que de ferveur.

    Jean-Pierre Sueur

     

  • La République du Centre, 10 mai 2021

     
  • La Rep.fr, 16 novembre 2019

     
  • C’est avec beaucoup de tristesse que j’apprends le décès de Céline Dumont.
    Céline fut durant l’essentiel de son parcours professionnel enseignante en linguistique à la faculté des lettres de l’Université d’Orléans. Elle assurait ses enseignements avec une ardeur et un enthousiasme dont se souviennent les nombreux étudiants qui les ont suivis.
    Très attachée à sa Tunisie natale et à la « diaspora sfaxienne», comme disait son ami Marcel Réggui, elle consacra les vingt dernières années de sa vie au soutien aux immigrés et à la défense de leur cause au sein du Réseau Chrétien Immigrés et au sein de la CIMADE. Infatigable, Céline était animée par des convictions profondes, qui ne la quittèrent  pas, jusqu’à la fin de sa vie. Je dis toute mon amitié à ses enfants, Luc et Bénédicte.
    Jean-Pierre Sueur
     
  • Les discours des fêtes de Jeanne d'Arc à Orléans, ceux des maires et de leurs invités, sont des discours qui se réfèrent à une histoire – et c'est, bien sûr, toujours la même histoire, que chacun connaît ! Mais ce sont aussi des discours qui s'inscrivent dans la période, dans l'année où ils sont prononcés. Si bien que tout en parlant de l'histoire – et de la même histoire –, ils évoquent l'actualité, ils appellent à la mise en œuvre des valeurs qui étaient celles de Jeanne d'Arc en un temps donné. Et donc, l'intérêt de ces discours tient à ce qui, entre eux, est permanent, mais aussi à ce qui est changeant.

    C'est pourquoi il faut saluer le livre que Pierre Allorant et Yann Rigolet viennent de publier aux Éditions Corsaire – éditions orléanaises – sous le titre : Voix de Fêtes : cent ans de discours aux Fêtes de Jeanne d'Arc d'Orléans (1920- 2020).

    Précisons d'abord que si ce livre porte sur les cent dernières années, c'est simplement parce que c'est à partir de 1920 que les maires d’Orléans – le premier étant Albert Laville – ont choisi d'inviter une personnalité pour présider les fêtes de Jeanne d'Arc. Il s'en est suivi rituellement un discours du maire pour accueillir l'invité avant que celui-ci ne réponde.

    Précisons aussi que le livre de Pierre Allorant et de Yann Rigolet n'est pas exhaustif : outre le fait que certains discours n'ont pas pu être retrouvés, il aurait fallu bien des pages pour recueillir quelque deux cents discours… Et encore y a-t-il, de surcroît, les discours prononcés lors de la cérémonie dite de « remise de l'étendard » dont l'étude serait également intéressante, tant pour ce qu'il y aurait dans ces deux cents autres discours de permanences et aussi de différences significatives.

    Le premier invité, en 1920, fut le maréchal Foch. Il y avait là une logique qu’explique bien dans la préface de l'ouvrage Jean Garrigues : Foch était « auréolé des lauriers de la victoire sur les Allemands qu'il avait boutés hors de France comme Jeanne d'Arc avait bouté les Anglais. »

    Pierre Chevallier, maire élu peu après la guerre, voit en Jeanne d'Arc le symbole de la Résistance à laquelle il a participé et qu'il tient à magnifier. Il évoque la « bouleversante analogie », les « retours dont l'histoire est coutumière » qui se traduisent par le fait que « si peu enclin que nous fussions au mysticisme, il était au moins une voix que nous entendions », celle de Jeanne d'Arc, dont l'exemple était « le commandement de la Résistance. »

    Charles de Gaulle, invité en 1959, établit naturellement, bien qu'il ne l’explicite pas, une relation entre le destin de Jeanne d'Arc et le sien. Comment ne pas songer à l’homme du 18 juin lorsqu'il évoque cette jeune fille « venue combattre au moment où tout semblait perdu », lui qui avait déjà affirmé en 1944 : « Où donc la Libération peut prendre une signification aussi grande qu’à Orléans ? »

    Et puis il y eut le discours de Malraux en 1961, souvent cité, souvent repris, qui résonne encore dans nos mémoires : « Jeanne sans sépulcre, toi qui savais que le tombeau des héros est le cœur des vivants, regarde cette ville fidèle […] Jeanne sans portrait, à tout ce pourquoi la France fut aimée, tu as donné ton visage inconnu. »

    En 1982, invité par Jacques Douffiagues, François Mitterrand a cité Michelet : « Elle aimait tant la France, et la France, touchée, se mit à s'aimer elle-même. »

    Invité à nouveau en 1989 – ce fut la troisième fois, il était déjà venu en 1947 en tant que secrétaire d'État aux anciens combattants –, il déclara : « C'est donc, mesdames et messieurs, la troisième fois, que vous devez me compter parmi vous. Ce n'est pas un abonnement, mais cela s'est inscrit au travers d'une vie politique qui a duré quelque peu et m'a permis de voir ce qu'était la France du demain de la guerre, le redressement qui a suivi, et maintenant la plénitude à laquelle elle aspire. »

    Jacques Chirac, en 1996, dresse un portrait de Jeanne qui consonne avec ses convictions et ambitions propres : « La France est forte quand elle agit, quand elle se bat, quand elle repousse le pessimisme, l'esprit d'auto dénigrement qui, parfois, s'emparent d'elle et paralysent son énergie. »

    Et quant à Emmanuel Macron, il est difficile de ne pas voir dans le discours qu'il tient en 2016 alors qu'il était ministre de l'économie et des finances, une sorte de dessein subliminal : « La France réussira si elle parvient à concilier les Frances, celle qui aime le cours du monde et celle qui le craint, celle qui croit en elle et celle qui doute […]. C'est un projet fou au fond ! »

    Et il y a une préoccupation qui revient à de nombreuses reprises, qui transcende les clivages politiques, et qui vient de loin – puisqu'elle a déjà beaucoup marqué les débats du Sénat de 1894 sur la proposition de loi visant à instaurer une fête nationale de Jeanne d'Arc –, cette préoccupation, c'est que nul « n’accapare » Jeanne d'Arc, qu'aucun parti ne se l'approprie, qu'elle reste à tous. Cela a été particulièrement exprimé en raison de la tentative d’accaparement de Jeanne d'Arc par le Front national qui n'était, tant s'en faut, pas la première et qui, à mon sens, sera oubliée plus vite qu'on ne le croit. Roger Secrétain avait à ce sujet une solide philosophie lorsqu'il accueillit Jacques Chaban-Delmas en lui disant : « Nous avons un secret, c'est d'avoir commencé il y a cinq cents ans ! »

    Le refus de cet accaparement apparaît de manière éclatante dans le discours de Michel Rocard, mais aussi dans ceux de Jacques Chirac, d'Hélène Carrère d'Encausse, jusqu’à celui, l'année dernière, d’Édouard Philippe.

    Je terminerai en évoquant deux femmes invitées.

    La première, Ségolène Royal, fut la seule, avec Malraux, qui choisit de tutoyer Jeanne, en 1998, et de lui parler « de femme à femme. »Elle lui dit : « Tu es pour nous toutes femmes un témoignage de l'insoumission et de la tendresse […] Jeanne, je ne suis qu'une femme politique dont on ne se souviendra pas du tout dans cinq cents ans. Je retiens de notre rencontre que la politique doit être comme toi dérangeante, crânement généreuse, franchement morale. »

    La seconde est Geneviève Anthonioz de Gaulle. Elle fut invitée en tant que présidente d'ATD Quart monde et présidente de l'Association nationale des femmes déportées, amie de Simone Veil. Elle accomplit sa mission avec tant de conviction, elle parla si justement des combats de sa vie contre la pauvreté, pour la justice et la liberté, elle appela si fort à ne jamais renoncer qu'elle suscita de la part des Orléanais respect, mais aussi ferveur et admiration.

    Il faut remercier Pierre Allorant et Yann Rigolet, pour ce livre qui, pour reprendre les mots de Jean Garrigues, contribue à mettre en évidence « le fil conducteur de notre archéologie mémorielle. »

    Jean-Pierre Sueur

  • AFP, 22 février 2022

     
  • Je signale cet article sur Charles Péguy paru dans La République du Centre du 25 mars 2020

     
  • C’est avec une grande tristesse que j’apprends le décès de Charles Renard.

    Charles Renard fut un remarquable, un exceptionnel adjoint aux finances de notre ville d’Orléans durant 12 ans.

    Pour lui, la rigueur dans la gestion de l’argent public était une règle absolue. Il n’oubliait jamais et rappelait toujours que cette rigueur était une obligation et un impératif à l’égard de nos concitoyens. Tous ceux qui les ont entendus se souviennent de ses brillantes interventions au conseil municipal, étayées par des chiffres et des tableaux. Tous ses collègues adjoints se souviennent des « soutenances budgétaires » au cours desquelles ils devaient justifier chaque dépense.

    Si Charles Renard était rigoureux quant aux chiffres, c’était toujours au service d’un profond humanisme. Son amitié était fidèle et vraie. Elle excluait toute forme de démagogie. Il en était d’autant plus respecté.

    Charles Renard était ancien élève d’École Nationale d’Administration. Il était officier de la Légion d’Honneur et chevalier de l’Ordre National du Mérite. Il avait été membre du cabinet de Pierre Bérégovoy, ministre des Finances. Membre de la Cour des Comptes, il y était devenu président de chambre. Il faisait autorité en matière de finances publiques. C’est dire que ce fut une chance pour la ville d’Orléans qu’il ait accepté d’être adjoint aux finances tout en restant président de chambre – et cela au prix d’un travail inlassable : s’il comptait les dépenses… il ne comptait pas ses heures de travail.

    Je lui exprime aujourd’hui toute ma profonde reconnaissance et je dis toute mon amitié à Sylvie et à ses enfants, Bérénice et Jean-Baptiste.

    Jean-Pierre Sueur

     

  • La République du Centre, 29 août 2019

  • Christian Bidault était journaliste dans l’âme. Il avait l’art de débusquer les informations, d’aller droit au fait, de déjouer les langues de bois, de ne pas s’en laisser conter, de porter la plume dans la plaie quand il le fallait, de rendre compte de la réalité avec passion quand la passion l’habitait. Il avait un caractère trempé, mais était pudique et avait une vraie sensibilité. Il savait être proche des politiques tout en gardant jalousement son indépendance. Je le remercie pour ce qu’il nous a apporté, pour ce qu’il a apporté à notre vie régionale, et au-delà, en exerçant simplement, fortement, pleinement son métier de journaliste. Je dis toute ma sympathie à ses consœurs et confrères de MagCentre, de La République du Centre, et à ses proches.
    JPS
     
  • La République du Centre, 6 août 2020

     
  • Après avoir reçu les représentants des salariés du Centre Interdépartemental de Gestion Administrative de La Poste (CIGAP), Jean-Pierre Sueur est intervenu auprès de Jean-Paul Bailly, président de La Poste, pour lui demander de « revenir sur le projet » de fermeture de ce centre.
    Il a indiqué que le transfert de cette activité ne permettrait pas « un gain en termes de loyer »(puisque cela semble être l’une des motivations de cette décision), ce centre étant hébergé dans des locaux appartenant à la filiale immobilière de La Poste.
    Il a également exposé que les salariés du centre effectuaient des tâches qu’il n’y a aucune nécessité de déplacer sur un autre site.
    Il a rappelé que le CIGAP faisait partie du vaste ensemble d’activités relevant de La Poste implanté à La Source et a insisté sur le fait que « les très nombreuses familles de postiers installées à La Source comprendraient mal la suppression de ce CIGAP dont on ne voit pas en quoi elle serait bénéfique pour La Poste ».

  • Jean-Pierre Sueur est intervenu à plusieurs reprises auprès de Jean-Paul Bailly, avec qui il s’est entretenu du projet de fermeture du Centre Interdépartemental de Gestion Administrative et de Paie (CIGAP) d’Orléans. Il lui a demandé de revenir sur cette fermeture.
    La Poste n’envisageant pas de revenir sur celle-ci, Jean-Pierre Sueur a demandé que la totalité des personnels concernés soit reclassée sur des emplois équivalents dans l’agglomération d’Orléans.
    Insistant sur la perte d’emplois que la fermeture du CIGAP représentait, Jean-Pierre Sueur a plaidé pour que des compensations soient apportées à Orléans.
    En réponse, Jean-Paul Bailly, président de la Poste, vient de l’informer, par la lettre dont copie jointe, du projet de création à Orléans d’un Centre Interrégional d’information sur les questions ressources humaines de la Poste qui emploiera quinze salariés.
    Jean-Pierre Sueur est conscient que cette annonce ne compense pas la fermeture du CIGAP. Il souligne néanmoins que l’arrivée de ce centre interrégional spécialisé dans l’information des postiers sur les questions de ressources humaines permettra d’en limiter les effets en même temps qu’elle apportera un nouveau service aux salariés de la Poste.
    Il espère vivement qu’avec cette création, l’ensemble des salariés du CIGAP retrouveront un emploi à Orléans. Il continuera d’être attentif et vigilant à ce sujet.

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  • La République du Centre, 10 octobre 2022

  • La République du Centre, 8 octobre 2022