Interventions et prises de position

Vous trouverez ci-dessous les dernières prises de position de Jean-Pierre Sueur.

Pour celles des années 2006 à 2008, vous les trouverez sur le blog de Jean-Pierre Sueur.

Pour celles antérieures à 2006, consultez la rubrique Archives.

Jean-Pierre Sueur s’est opposé au recours aux ordonnances pour modifier un cinquième du Code civil.
Lire :
>> le 23 janvier

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La proposition de loi de Jacqueline Gourault et Jean-Pierre Sueur « visant à faciliter l'exercice, par les élus locaux, de leur mandat », a été adoptée en seconde lecture au Sénat le 22 janvier.

Lire :
>> Les interventions de Jean-Pierre Sueur sur l’article 1A
>> Son intervention à la fin du débat
>> L’ensemble du débat
>> Le texte adopté par le Sénat

Dans la presse :
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A l’occasion du débat sur la simplification du droit, Thani Mohamed Soilihi.
- Le premier redéfinit les contrôles nécessaires lors de la fermeture des cercueils et permet que ces formalités soient faites par l’entreprise habilitée en présence de la famille ou par des agents de police ou gardes-champêtres sous l’autorité du maire.
- Le second précise les conditions dans lesquelles toutes les entreprises habilitées devront déposer des devis conformes aux devis modèles définis par arrêté du ministre de l’intérieur dans les communes où elles ont un siège et dans les communes de plus de 5 000 habitants du même département.
Le texte doit maintenant être examiné par l’Assemblée Nationale.
>> Lire le débat sur ces deux amendements à l"article 9

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Soutenez les salariés de La République du Centre en signant la pétition en ligne

>> Signer la pétition

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J’exprime mon plus total soutien à l’ensemble des salariés de La République du Centre.
Ceux-ci se battent pour leurs emplois mais aussi pour le maintien du potentiel que représente dans le Loiret et pour le Loiret une entreprise de presse, du Journal de Gien et Courrier du Loiret qui appartiennent aussi au groupe Centre France.
Quand ce groupe Centre France (qui s’est constitué à partir du journal La Montagne, basé à Clermont-Ferrand) a repris La République du Centre, on nous a dit que ce choix était le meilleur possible : le journal était repris par un groupe géré par des journalistes, profondément attaché à la presse quotidienne régionale, qui s’emploierait au développement du titre, etc. Bref, tout était bel et bon dans la corbeille de mariage.
C’était il n’y a pas si longtemps.
Et puis, les salariés ont eu le sentiment, suite aux annonces récentes, qu’après avoir acheté La République du Centre, le groupe Centre France s’employait à dépecer ce bien nouvellement acquis. D’où leur légitime colère.
Je n’ignore rien des difficultés de la presse, des mutations technologiques, de la montée de l’Internet, de la chute de la publicité, de la crise économique qui frappe ce secteur d’activité, comme d’autres. Cela est vrai. Cela existe.
Mais cela n’enlève rien aux trois questions qui se posent. Je les ai posées, lors d’une récente rencontre, aux dirigeants du groupe Centre France, après avoir reçu les représentants des salariés de La République du Centre. Avec eux, nous avons été reçus au cabinet d’Aurélie Filippetti, ministre de la culture et de la communication, et nous avons exposé ces trois mêmes questions. Elles restent à ce jour sans réponse.

1. L’emploi. Le nombre de suppressions d’emplois prévu est important. Nous mesurons les conséquences pour chacune des personnes concernées, inquiète et angoissée quant à son avenir. Ces suppressions d’emplois touchant tous les secteurs d’activité conduisent aussi à craindre pour l’avenir de l’ensemble d’une entreprise où chaque fonction est utile : l’écriture, les photos, la mise en page, le rapport avec les lecteurs, les abonnés, les annonceurs, l’ensemble des tâches techniques, etc.

2. L’imprimerie. Je ne comprends pas pourquoi on veut à tout prix supprimer purement et simplement l’imprimerie et les rotatives de Saran (après celles du Journal de Gien) pour faire imprimer La République du Centre (et sans doute L’Echo républicain aujourd’hui imprimé en Ile de France) dans l’Yonne ou dans l’Indre et Loire alors que d’autres choix sont possibles. Faut-il rappeler que l’agglomération d’Orléans est la plus importante de celles couvertes par le groupe Centre France et qu’il est juste qu’une part importante du patrimoine du groupe y subsiste et s’y développe ?

3. Le futur. Les dirigeants du groupe exposent qu’ils veulent aller de l’avant et vont créer de nouveaux emplois dans le numérique. Mais pourquoi ce refus obstiné d’installer un pôle numérique fort dans l’agglomération d’Orléans et dans le Loiret ? Il m’a été dit par les dirigeants de l’entreprise qu’il était nécessaire que ce pôle soit concentré sur un seul lieu géographique à Clermont-Ferrand. Cela ne me convainc en rien. Ce qui caractérise le numérique, c’est justement qu’il n’y a pas de nécessité à concentrer les emplois qui en relèvent sur un seul site.

A l’évidence, d’autres choix sont possibles.
J’espère que les salariés de La République du Centre et de l’ensemble du groupe Centre France parviendront à les faire prévaloir dans le cadre d’une vraie négociation.
La presse n’est pas une marchandise. Une entreprise de presse est une aventure humaine qui intéresse ses salariés et ses lecteurs. J’ai eu le privilège de dialoguer avec le fondateur de La République du Centre, Roger Secrétain – et de dialoguer avec nombre de journalistes d’hier et d’aujourd’hui de ce journal. Il m’est arrivé d’aimer ou de ne pas aimer ce que « La Rep » écrivait de moi, de mes actions, de mes propos… C’est le lot des politiques et de tous ceux qui exercent une responsabilité. Mais je sais que dans cette écriture et cette lecture quotidienne se jouent les battements du cœur de la démocratie. C’est pourquoi le devenir des entreprises de la presse – et de la presse régionale – nous concerne tous.

Jean-Pierre Sueur

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Jean-Pierre Sueur a adressé la semaine dernière à tous les maires et conseillers généraux du Loiret une lettre à propos de la réforme du scrutin départemental. Il y rétablit la vérité par rapport à plusieurs affirmations qui ont été récemment proférées ou écrites à ce sujet, et notamment sur le « découpage ».
>> Lire la lettre

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Pour son débat sur la réforme départementale qui est fondée, sur le principe d’égalité, cette assemblée a choisi de se réunir le 21 janvier, jour anniversaire de la mort du roi Louis XVI, dans un château de surcroît… pour contester le principe d’égalité ! Bravo !
Si j’étais méchant, j’en tirerais des conséquences psychanalytiques. Mais comme je ne le suis pas, je me contente d’en sourire…

Jean-Pierre Sueur

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A la suite de la décision de la Cour de cassation, Christiane Taubira, garde des Sceaux, ministre de la Justice, a déposé un projet de loi pour mettre fin au vide juridique ainsi créé.
Nommé rapporteur de ce projet de loi, Jean-Pierre Sueur vient de publier son rapport.
Ce projet de loi et ce rapport sont discutés en séance publique au Sénat ce lundi 20 janvier à partir de 16h. Il peut être suivi sur www.senat.fr.
>> Lire le rapport

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Il est trop tôt pour rendre compte du très riche colloque consacré à l’actualité de la pensée politique de Charles Péguy qui a eu lieu au Sénat les 17 et 18 janvier. En attendant, je reproduis les deux pages (à mon avis très bien faites !) que le journal La Croix a publiées à l’occasion de ce colloque.

Jean-Pierre Sueur

>> Lire l’article de La Croix du 16 janvier

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A l’initiative de Jean-Pierre Sueur et du rapporteur du texte, Thani Mohamed Soilihi, sénateur de Mayotte, la commission des lois du Sénat a refusé à l’unanimité d’habiliter le gouvernement à légiférer par ordonnances s’agissant du droit des obligations et des contrats, sujets essentiels relevant du Code civil. La commission des lois a considéré que ces matières devaient donner lieu à un débat législatif.

Elle a, en revanche, accepté l’habilitation à légiférer par ordonnances sur un certain nombre de sujets techniques pour lesquels cette procédure est apparue appropriée.
Jean-Pierre Sueur interviendra lors du débat sur ces thèmes qui aura lieu le mardi 21 janvier vers 16h30. Le débat peut être suivi en direct sur www.senat.fr

>> AFP, 16 janvier 2014 

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Les 17 et 18 janvier : un colloque national au Sénat à l’occasion du centenaire de la mort de Charles Péguy.

colloque-peguyL’année 2014 est celle du centenaire de la mort du grand écrivain Charles Péguy, un colloque national est organisé au Sénat sur le thème : « L’actualité de la pensée politique de Charles Péguy ».
Il aura lieu salle Monnerville, 26 rue de Vaugirard, le vendredi 17 de 9h à 18h et le samedi 18 de 9h à 12h30.
Il donnera la parole à de nombreux spécialistes de Charles Péguy, dont Géraldi Leroy, professeur émérite à l’Université d’Orléans.
Il sera ouvert et conclu par Claire Daudin, présidente de l’Amitié Charles Péguy et par Jean-Pierre Sueur.
Le vendredi 17, de 14h à 18h, François Bayrou, Jacques Julliard, Alain Finkielkraut, René Dosière et Jean-Pierre Sueur s’exprimeront sur le thème « Etre péguyste dans la Cité ».

>> Voir le programme complet

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En réponse à Jean-Pierre Sueur, lui adresse un long courrier exposant sa politique universitaire et les mesures pour les universités incluses dans la dernière loi de finances.
>> Lire la lettre

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Jean-Pierre s'est exprimé dans la presse à propos de la réforme des élections départementales et en particulier sur la parité et le découpage des cantons.

>> Le Courrier du Loiret, 9 janvier 2014

>> La République du Centre, 27 décembre 2013

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Manuel Valls, ministre de l’intérieur, a reçu ce mercredi 8 janvier à 12h15 au ministère de l’intérieur Jean-Pierre Sueur Eric Doligé, sénateur, président du conseil général, Jean-Noël Cardoux, sénateur, Claude de Ganay, député, Michel Beeuwsaert, maire de Nevoy, Jean-François Darmois, adjoint, Christian Bouleau, président de la communauté de communes de Gien, en présence de Pierre-Etienne Bisch, préfet de la Région Centre, préfet du Loiret, Thierry Lataste, directeur de cabinet, du général Christian Rodriguez, conseiller pour la gendarmerie, et de Philippe Blanchot, conseiller parlementaire.
Les élus du Loiret ont rappelé que la commune de Nevoy recevait chaque printemps un grand rassemblement de gens du voyage. Ils ont exposé l’ensemble des problèmes qu’avait posé, l’année dernière, l’accueil d’un grand rassemblement du même type sur le même lieu quelques semaines plus tard.
Après que chacun des élus présents a exposé la situation, Manuel Valls s’est engagé à ce que le prochain grand rassemblement d’été n’ait pas lieu à Nevoy.
Il a indiqué qu’une réunion interministérielle aurait lieu afin de définir, au plan national, les terrains qui seraient affectés pour l’accueil des grands rassemblements d’été. Il a également précisé que la localisation de ces terrains serait annoncée avant le prochain rassemblement de printemps à Nevoy.

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Le dernier rapport annuel du voire contradictoire.
La revue du Conseil d’Etat et des juridictions administratives (La lettre de la justice administrative) a demandé à Jean-Pierre Sueur de s’exprimer sur ce thème.
Lire :
>> L’article de Jean-Pierre Sueur publié dans le numéro de décembre 2013 de cette revue
>> Le rapport du Conseil d’Etat sur le « droit souple »

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L’Assemblée Nationale a adopté, la proposition de loi rédigée par Jacqueline Gourault et Jean-Pierre Sueur à la suite des « Etats généraux des collectivités territoriales » organisés par le Sénat. Cette proposition de loi vise « à faciliter l’exercice, par les élus locaux, de leur mandat ». Le texte a été amendé par les députés et reviendra en seconde lecture devant le Sénat le 22 janvier prochain.
Lire :
>> Le texte adopté par l’Assemblée Nationale
>> Le texte qui avait été adopté par le Sénat en première lecture
>> Le rapport de Philippe Doucet

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fakirChacun connait ce conte de Voltaire intitulé « Candide ou l’optimisme » dans lequel le jeune Candide parcourt le monde avec son maître Pangloss (« Je sais tout »), un grand nombre de catastrophes et de malheurs viennent constamment contredire ces doctes assertions. Si bien que Candide finit par contredire le vieux maître et conclut par cette formule célèbre : « Il faut cultiver notre jardin ». Formule célèbre, mais ambiguë. On peut l’interpréter comme signifiant qu’il faut délaisser à la fois les systèmes philosophiques et les idées politiques et se limiter à la recherche du bien-être dans « son jardin ». On peut aussi l’interpréter, au contraire, comme un projet politique : « Cultiver son jardin », ce serait aménager l’espace, organiser la société, édifier, construire – ce serait, en bref, renouer avec un optimisme de l’action, qui ne pécherait pas par d’excessives illusions.
Pourquoi reviens-je sur cette œuvre de Voltaire ? Parce qu’un livre récemment paru m’y fait singulièrement penser. Il a été écrit par Romain Puértolas, est paru aux éditions Dilettante, et s’intitule bizarrement : « L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikéa ».
D’abord ce livre est drôle. Si vous en commencez la lecture, vous ne pourrez pas le quitter avant la dernière ligne.
Mais surtout, ce livre est profond. Au travers de l’histoire de ce fakir, auquel il arrive de très singulières aventures qui le ballotent, comme Candide, de pays en pays, on croise tous ceux qui sont, eux, ballotés dans des armoires, des fonds de cale, des coquilles de noix, ceux qui dérivent de Lybie à Lampedusa, dans des conditions épouvantables ou reviennent inlassablement à Calais pour tenter d’atteindre l’Angleterre, blottis dans les bas-fonds des poids-lourds.
Ce sont les héros de notre monde. Beaucoup de bons esprits voudraient qu’ils restent chez eux, en Afrique noire ou ailleurs. Mais par rapport aux habitants de ce village qui se sont cotisés pour payer le passeur, envoyer de l’argent là-bas, fût-ce en « vidant les poubelles à Paris », c’est une marque de réussite.
Nous savons tout cela bien sûr. Mais Romain Puértolas le raconte excellemment. Miracle de la littérature : elle dit davantage que les discours (enfin pas tous les discours, soyons justes !).
Ce livre est une réflexion sur le racisme, sur les mœurs commerçantes, sur la grande distribution (Ikea) et sur les ressorts qui régissent notre contemporaine humanité au sein de laquelle le pire côtoie le meilleur – et le meilleur peut l’emporter, comme le montre la générosité d’une célèbre actrice.

Jean-Pierre Sueur

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A propos du dernier livre de Françoise Héritier.


heritierJ’ai toujours été fasciné par le dialogue de Platon intitulé « Cratyle », mais qui est d’une singulière profondeur. Deux disciples s’y affrontent sur la question de savoir d’où viennent les mots, comment il se fait que tel son, tel assemblage de sons, désigne telle chose, tel être, telle idée. Hermogène pense qu’il s’agit d’une pure convention. Au fil du temps, les êtres humains ont consenti à ce que tel ensemble de sons soit associé à telle signification. Mais c’est purement arbitraire. Ce pourrait être autrement. Cratyle, lui, est d’un avis contraire. Il pense que les sons ont un sens, que l’alliance d’une série de sons avec une signification n’est pas fortuite. Elle a une origine quasiment divine. En un mot, elle n’est pas arbitraire.
Je ne vais pas vous raconter ce que dit Socrate, qui intervient dans le débat. Je ne vais pas paraphraser Platon : il faut toujours donner le désir de lire les livres...
… Et puisque nous entrons dans l’année du bicentenaire de la mort de Charles Péguy – nous y reviendrons ! –, je puis vous dire que j’ai beaucoup pensé au « Cratyle » en préparant un exposé que j’ai fait lors du dernier colloque organisé par l’Amitié Charles-Péguy en décembre et qui était essentiellement consacré au livre que Péguy a consacré à Victor Hugo : « Victor-Marie comte Hugo » (je n’ai pas pu encore mettre en forme cet exposé, mais je le publierai dans une prochaine lettre électronique). Quand il nous parle de Hugo, mais aussi de Corneille et de Racine, de leur art poétique, de leurs rythmes, du sens des mots et surtout du sens des rimes, Péguy s’inscrit dans la lignée de Cratyle plutôt que dans celle d’Hermogène : les rimes ont un sens, elles ont une couleur, elles parlent, chantent ou crient.
Ce faisant, on pense immanquablement aux « Voyelles » d’Arthur Rimbaud, comme y pense Françoise Héritier dans son dernier ouvrage qui vient de paraître chez Odile Jacob : « Le goût des mots ».
Autant le dire, cet ouvrage est très différent de ses autres livres. Aucune prétention scientifique ici. Françoise Héritier l’écrit d’emblée : ce livre est une « fantaisie ». Elle y parle tout simplement des mots qu’elle aime, qu’elle goûte. Il en est d’admirables, de séduisants, de tristes, de difformes. Tantôt la configuration phonétique s’accorde au sens et c’est un essaim de sensations et sentiments mêlés qui en émanent. Tantôt c’est l’inverse. Chacun peut faire l’expérience. Les mots ne sont pas perçus, ni vécus de la même façon par les uns ou les autres. Cela tient à nombre de facteurs. Ce qui est sûr, c’est que nous sommes environnés de mots, et même constitués de mots. Et les mots sont indissociablement signifiant et signifié, comme on dit dans la linguistique, ou, plus simplement, fond et forme, corps et âme.
Et même s’il n’y a là rien de scientifique, même si tout est impressionniste, et assumé comme tel, on retrouve Cratyle et Hermogène. Le langage est convention. Il est règle du jeu. Mais il est autre chose. Les mots sont des êtres vivants avec lesquels nous cheminons – corps et âmes.
Laissons la parole pour finir à Françoise Héritier (page 32) : « Je suis entourée de mots dans une forêt bruissante où chacun se démène pour attirer l’attention et prendre le dessus, retenir, intriguer, subjuguer et chacun aspire à ces échappées belles. Comme si on les sortait de leur prison. On entre dans le domaine de la joie pure. Tous ces mots qui dansent, se déhanchent, se désintègrent, ondulent autour de moi et m’entraînent dans la grande ronde de la fantaisie première ».

Jean-Pierre Sueur

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colloque-peguyJe signale tout particulièrement ce prochain colloque sur « L’actualité de la pensée politique de Charles Péguy » qui a lieu au Sénat les 17 et 18 janvier.

Jean-Pierre Sueur

>> Voir le programme complet

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A tous les habitants du Loiret, je présente mes vœux sincères de bonne année 2014 et de bonne santé.

Je pense d’abord en cette période de vœux à ceux qui souffrent de la maladie, du chômage, de la solitude.
Pour eux et pour tous, je souhaite une France plus solidaire et plus fraternelle.
Des choix politiques difficiles sont aujourd’hui mis en œuvre.
Nous nous devons de désendetter notre pays, de relancer l’économie et les différents secteurs d’activité – industrie, agriculture, services –, de créer des emplois et donc d’aider à la création et au développement d’entreprises. Nous devons relancer le commerce extérieur, réduire les déséquilibres, maîtriser les comptes sociaux.
Rien de tout cela n‘est facile. Mais tout cela est nécessaire.
D’ailleurs, disons-le : cette politique courageuse, mais indispensable, a été trop longtemps et trop facilement différée et toujours reportée.
Je suis persuadé que les efforts d’aujourd’hui porteront leurs fruits dans notre pays, mais aussi dans notre région et notre département qui disposent de solides atouts, dont nous devons pleinement tirer parti.
Cela suppose que l’on considère plus que jamais la formation comme une grande priorité. Nous ne pourrons plus demeurer l’un des rares pays du monde où il n’y a que 140 jours de classe sur 365 dans l’année. Mais cette priorité, il faudra la mettre en œuvre dans une relation de confiance avec tous les acteurs de l’éducation – à commencer par les enseignants.
Je souhaite, dans ce message de vœux, souligner la part que prend notre pays – trop seul dans l’Europe – au combat pour la paix et à la lutte contre le terrorisme. Je salue les soldats français qui œuvrent en ce sens dans des contextes souvent difficiles.
Un dernier mot. L’année 2014 sera riche en commémorations. L’une d’entre elles nous tiendra à cœur dans le Loiret : il s’agit du centenaire de la mort de notre compatriote Charles Péguy.
Charles Péguy aimait la politique. Mais il détestait par-dessus tout sa dégradation en « politique politicienne ». La « politique politicienne » menace toujours de réapparaître et de flétrir les idéaux les plus nobles. J’espère de tout cœur que 2014 sera une belle année pour cette « certaine idée » de la politique qui lui donne sa raison d’être.
A tous et à toutes, belle année 2014 !

Jean-Pierre Sueur

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La loi sur les métropoles et l’action publique territoriale a été définitivement adoptée par le Parlement le 19 décembre à la suite de la commission mixte paritaire, présidée par Jean-Pierre Sueur le 17 décembre au Sénat qui, au terme de cinq heures de débat, a permis un accord entre les représentants des deux assemblées.

A lire :
>> L’intervention de Jean-Pierre Sueur en dernière lecture
>> Le dossier législatif complet

Dans la presse :
>> Weka
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dialogueJe tiens à signaler le spectacle bouleversant qu’est le « Dialogues des carmélites » de Georges Bernanos, musique de Francis Poulenc, magistralement mis en scène par Olivier Py au sommet de son art fait, ici, de sobriété, de force, d’émotion pure, qu’il m’a été donné de voir, ou plutôt de vivre, au Théâtre des Champs-Elysées à Paris.
Comment, en assistant à cet opéra, ne pas penser aux moines de Tibhirine ? Le fanatisme sera toujours l’ennemi de la liberté – et de la vie. Cet opéra a été retransmis le 21 décembre à 19h30 sur France Musique. J’espère qu’il sera bientôt diffusé sur une chaîne de télévision.

Jean-Pierre Sueur

>> Lire l’article de Marie-Aude Roux dans Le Monde du 13 décembre

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Communiqué de Jean-Pierre Sueur, président de la Commission des Lois du Sénat.

Jean-Pierre Sueur : "Le vote sur les Métropoles montre que le Sénat sait aussi créer des majorités d'idées"

On a beaucoup mis l’accent sur les difficultés qu’éprouvait le Sénat à voter certains textes. Celles ci s’expliquent par le fait que la majorité sénatoriale n’est pas la majorité gouvernementale.

En revanche, le vote sur les Métropoles et la modernisation de l’action publique montre que le Sénat peut aussi créer, par un travail approfondi, des majorités d’idées qui permettent l’adoption de positions novatrices et innovantes.

Issu d’une commission mixte parlementaire qui a permis aux députés et sénateurs de construire ensemble un texte reprenant les apports majeurs de chaque assemblée, le projet de loi adopté par le Sénat marque une nouvelle étape dans la décentralisation.

L’adoption de ce texte dans ces conditions montre les effets bénéfiques du bicamérisme et d’une vraie procédure parlementaire –qui ne se réduit pas à la procédure accélérée.

Créateur et défenseur de majorités d’idées au service de l’avancée de la décentralisation, d’innovations et aussi de simplifications dans le paysage complexe des collectivités locales, le Sénat trouve, dans ce débat, sa place, sa force, sa raison d’être.

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Jean-Pierre Sueur s’est beaucoup exprimé dans de nombreux médias sur le projet de loi de programmation militaire et en particulier sur l’article 13 relatif aux fadettes et à la géolocalisation. Il assure que « la nouvelle loi ne comporte que des garanties nouvelles pour la vie privée et les données personnelles par rapport à la législation existante ». Il participera ce mercredi 18 décembre à 19 heures sur France Inter à l’émission « Le téléphone sonne ».

>> Lire la déclaration de Jean-Pierre Sueur en séance publique au Sénat, lors de la dernière lecture du projet de loi, le 10 décembre.

Dans la presse :

>> La République du Centre du 11 décembre et du 12 décembre
>> Apostrophe45 du 3 décembre et du 12 décembre
>> AFP
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Alors que des centaines de milliers d’Ukrainiens manifestent, pour dire, pour crier, leur désir d’Europe, leur espoir en l’Europe, chez nous, en France, l’Europe suscite scepticisme et démagogie. On l’accable de tous les maux, oubliant ce qu’elle nous a apporté, ce qu’elle apporte et apportera à nous et à bien d’autres : paix, progrès, échanges, cultures partagées, règles nécessaires… Rien n’est facile. La construction européenne a toujours beaucoup demandé, beaucoup exigé. Il y a eu des reculs mais aussi, et principalement, de notables avancées – comme le récent accord sur les « travailleurs détachés ». Alors, soyons positifs. Et ne renonçons pas à l’idéal européen au moment où nombre d’hommes et de femmes – de par le monde – se réclament de lui.

Jean-Pierre Sueur

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Jean-Pierre Sueur présidera la commission mixte paritaire (comportant sept députés et sept sénateurs) sur le projet de loi relatif aux métropoles. Elle se réunira ce mardi 17 décembre au Sénat. Ses conclusions seront discutées le jeudi 19 décembre en séance publique.

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Jean-Pierre Sueur a été nommé membre de la commission d’enquête sur les modalités du montage juridique et financier du contrat retenu pour la mise en place de l’écotaxe.

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Jean-Pierre Sueur se réjouit de l’annonce faite par Manuel Valls et Christiane Taubira de la création d’une zone de sécurité prioritaire dans les quartiers de la Gare et de l’Argonne à Orléans, ce qui se traduira par des moyens supplémentaires apportés par l’Etat.

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Projet de loi de programmation militaire
Jean-Pierre Sueur : « l’amendement du Sénat renforce considérablement le cadre juridique du recueil des fadettes et de la géolocalisation »
Communiqué de la commission des lois

M. Jean-Pierre Sueur (Soc. – Loiret), président de la commission des lois du Sénat, tient à préciser que l’amendement adopté par le Sénat à l’article 13 de la loi de programmation militaire accroît les garanties et contrôles en matière d’accès aux fadettes et d’opérations de géolocalisation.
C’est d’ailleurs ainsi que le texte a été présenté, défendu, et voté jusqu’à ce qu’un communiqué de l’association des services internet communautaires (ASIC), qui regroupe les « géants » du web, semble s’alarmer de ce qui constitue un renforcement des garanties en matière de respect de la vie privée par rapport à la situation actuelle.
En effet, l’article 13 de la loi de programmation militaire encadre la pratique actuelle dans laquelle les services de renseignements pouvaient faire plusieurs dizaines de milliers de demandes de données de connections par an sans que l’encadrement juridique de cette faculté soit aussi précis qu’il est nécessaire en matière de libertés publiques.
S’agissant des fadettes, les autorisations seront désormais données par une personnalité qualifiée, placée auprès du Premier ministre, sous le contrôle de la commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS). Les fadettes rentrent ainsi dans le droit commun plus protecteur de la loi du 10 juillet 1991 relative au secret des correspondances émises par la voie des communications électroniques, alors qu’elles faisaient, jusqu’à présent, l’objet d’un dispositif spécifique dans la loi antiterroriste du 23 janvier 2006, qui sera d’ailleurs caduc le 31 décembre 2015.
S’agissant de la géolocalisation en temps réel, les conditions seront encore plus strictes puisqu’elle nécessitera une autorisation écrite et motivée des ministres concernés et une réponse écrite du Premier ministre après avis de la CNCIS. Le Sénat avait voté une durée de dix jours pour ces autorisations que l’Assemblée nationale a portée à un mois.
Enfin, ces mesures ne seront applicables qu’à partir du 1er janvier 2015 et devront, pour s’appliquer, faire l’objet d’un décret qui sera soumis à la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).
 
> Lire l'article de Laurent Borredon dans Le Monde du 12 décembre 2013
> Lire l'interview parue dans l'Express.fr du 11 décembre 2013
> Lire l'interview dans NouvelObs.com du 12 décembre 2013
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En hommage à Nelson Mandela, je vous propose deux textes, l’un de Robert Badinter, l’autre de Christiane Taubira.

Jean-Pierre Sueur

Robert Badinter. « Mandela [...] est passé de la non-violence à la non vengeance. Le refus de la vengeance est le fait, une fois la victoire acquise, de ne pas exercer de vengeance à l'encontre du vaincu, cela appelle une exigence éthique considérable. Nous voilà donc face à un progrès moral d'une ampleur infinie. »
>> Lire toute sa déclaration sur le Huffington Post

Christiane Taubira. « Madiba est à nous tous. Voilà pourquoi quatre générations se sont emparées de ce sourire d'aurore, de cette voix pulmonneuse, de cette démarche qui s'assure à chaque pas que le sol ne se détourne pas. Voilà pourquoi nous n'avons pas le droit, même si nos esprits sont en lambeaux et nos âmes éperdues, même si l'horizon joue à s'esquiver, même si le monde est désorienté, nous n'avons pas le droit d'en faire une icône. De le désincarner. De le poncer, le lisser. »
>> Lire toute sa déclaration sur le Huffington Post

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Le classement PISA est une évaluation effectuée par un organisme de l’OCDE sur les connaissances scolaires des élèves de différents pays. Le dernier résultat n’est pas bon pour la France. Non seulement notre pays régresse dans le classement, contrairement à ce que l’on constate ailleurs.
On peut, bien sûr – on l’a déjà beaucoup fait – contester ce classement. Mais cela est vain. Ce n’est pas le thermomètre qui est responsable de la maladie.
On peut bien sûr en profiter pour contester la politique de l’actuel gouvernement ou de l’actuel ministre de l’Education Nationale. Mais c’est malhonnête puisque les données à partir desquelles ce classement est fait sont toutes antérieures à la dernière alternance politique dans notre pays.
Il faut donc se rendre à l’évidence. Ce classement ne fait d’ailleurs que confirmer ce que nombre d’experts avaient déjà écrit.
Et il faut en tirer les conséquences qui, pour moi, sont au nombre de trois.

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A la suite de l’accident tragique qui s’est produit à la gare routière d’Orléans, préfet de la région Centre, préfet du Loiret, afin de lui demander les mesures qu’il comptait prendre à court et moyen termes pour assurer la sécurité de la gare routière
Le préfet lui a répondu.
>> Lire la lettre du préfet

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Olivier Schrameck, président du CSA, a informé Jean-Pierre Sueur que six nouvelles chaînes en haute définition seront diffusées dans le Loiret dans le cadre du déploiement de la télévision numérique terrestre (TNT), par voie hertzienne, à compter du 21 janvier 2014.
>> Lire la lettre d’Olivier Schrameck précisant les chaînes en question et la note technique jointe à son courrier

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Le rapport de Jean-Pierre Sueur sur les crédits ouverts dans le projet de loi de finances pour 2014 sur la politique de l’asile est paru. Il traite, des procédures devant l’OFPRA et la CNDA, de l’hébergement d’urgence et des CADA, de la situation des demandeurs d’asile et des déboutés ainsi que des positions des principales associations œuvrant dans ce domaine.
Lire :
>> Le rapport de Jean-Pierre Sueur
>> Le rapport que Valérie Létard et Jean-Louis Touraine viennent de remettre à Manuel Valls

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Dans un court rapport, Jean-Pierre Sueur conclut à la recevabilité de la demande de commission d’enquête parlementaire présentée par François Rebsamen sur le montage juridique et financier et l’environnement du contrat retenu in fine pour la mise en place de l’écotaxe poids-lourds. Ce rapport vient d’être publié.
>> Lire le rapport

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Lors de l’examen de l’article 13 du projet de loi de programmation militaire, a déposé un amendement renforçant l’encadrement légal de l’accès aux données de connexion et à la géolocalisation.
S’agissant des fadettes, selon cet amendement qui a été voté par le Sénat puis par l’Assemblée Nationale, les autorisations seront données par une personnalité qualifiée placée auprès du Premier ministre et la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS) effectuera un contrôle a posteriori en ayant un accès plein et entier au dispositif de recueil des données.
S’agissant de la géolocalisation en temps réel, les conditions seront plus strictes puisqu’elle nécessitera une demande écrite et motivée des ministères concernés (chargés de l’intérieur, de la défense et des douanes) et une réponse écrite du Premier ministre après avis de la CNCIS. Le Sénat avait voté une durée de dix jours pour ces autorisations que l’Assemblée nationale a portée à un mois.
Dans ces conditions, Jean-Pierre Sueur s’étonne de la parution d’un communiqué publié par l’association ASIC regroupant les « géants du web » qui semble s’alarmer des dispositions adoptées alors que celles-ci renforcent l’encadrement issu des lois de 1991 et 2006.
Il fait également observer qu’en sa qualité de rapporteur, il a entendu la CNIL qui sera également nécessairement consultée sur la mise en application de cet article 13 de la loi de programmation militaire.

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giraultJe tiens à saluer la mémoire d'André Girault qui vient de nous quitter.
Originaire du quartier Saint-Marceau à Orléans, André Girault était unanimement estimé parmi les horticulteurs et pépiniéristes.
Grand professionnel, il a su rassembler ses collègues pour mener à bien des projets à la fois ambitieux et réalistes.
Il fut le président de l'Union Horticole d'Orléans.
Il fut surtout le fondateur et le président de Plandorex, groupement qu'il a créé avec passion et détermination pour développer les exportations dans le monde entier des produits de l'Orléanais.
Il sut créer la confiance autour de ce projet en se montrant pragmatique et efficace, et en œuvrant avec les professionnels adhérant au groupement, dans le respect de chacun d'entre eux.
Il fut également très dévoué à la cause de la CAAHMHO, coopérative unissant les professionnels du végétal et œuvrant à leur service.
André Girault sut encore se montrer innovateur en impulsant la zone horticole de Dampierre en Burly.
Il fut vraiment un grand responsable professionnel. Son exemple continuera d'éclairer l'ensemble du monde de l'horticulture et des pépinières. Nous lui devons reconnaissance.

Jean-Pierre Sueur

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Luce Madeline, de culture et de cœur. Elle avait fondé et animé l’association « Mémoire protestante ». Son projet visant à défricher et à faire connaître l’histoire du protestantisme dans le Loiret – je pense à l’Orléanais mais aussi à Châtillon-Coligny, pour ne prendre que cet exemple – mérite d’être repris et poursuivi.

Jean-Pierre Sueur

 

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Je garde le souvenir de ce jour où Xavier Darcos annonça au Sénat la suppression de l’école le samedi.
Que nos enfants aillent à l’école le mercredi matin plutôt que le samedi matin, m’est apparu absurde, insensé, c’est que ce ministre raie d’un trait de plume plusieurs heures d’enseignement par semaine et fasse de la France l’un des pays du monde où il y aurait le moins de jours d’école dans l’année.
Je me suis dit intérieurement ce jour-là qu’il faudrait bien du courage pour revenir en arrière. Nous y sommes !
C’est cette mesure-là qui concentrait les apprentissages sur quatre jours hebdomadaires et sur 140 jours dans l’année, qui était déraisonnable ! Il y eut peu de protestations – si l’on excepte celle d’Antoine Prost qui dénonça un « Munich pédagogique »1.
Le plus navrant fut que Xavier Darcos, devenu ensuite ministre du travail, vint nous expliquer doctement, toujours au Sénat, qu’il fallait que les parents travaillent le dimanche. Je lui demandais pourquoi il était bon que les parents travaillent le dimanche et néfaste que leurs enfants travaillent le samedi… Pas de réponse !
Un Premier ministre et un ministre courageux décident qu’il faut en finir avec cette organisation néfaste pour les élèves et pour l’enseignement qui consiste à concentrer tout le travail scolaire sur quatre jours hebdomadaires et 140 jours annuels.
Ils ont raison. Neuf demi-journées d’école, c’est mieux que quatre jours surchargés.
Ce qui est indispensable, c’est que nos enfants apprennent à lire, écrire, compter, acquièrent les connaissances fondamentales dans les meilleures conditions.
Cela pose, c’est vrai, des problèmes, comme toute réforme, tout changement. Un certain nombre de communes y sont aujourd’hui confrontées. Il faut en parler, continuer de dialoguer, trouver des solutions.
Mais n’oublions jamais l’essentiel. L’essentiel c’est que l’école assume pleinement sa mission, avec des enseignants dont je sais qu’ils aiment leur métier. L’essentiel est que nos jeunes travaillent, apprennent, réussissent.

Jean-Pierre Sueur

(1) Le Monde, 28 mai 2013

[Editorial du numéro 22 de la Lettre de Jean-Pierre Sueur]

 

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Jeudi 21 novembre a eu lieu au Sénat le vote ultime sur les projets de loi mettant en œuvre le référendum d’initiative partagée prévu par l’article 11 de la Constitution réformée en 2008.
Jean-Pierre Sueur, rapporteur, a exposé que, pour lui, cette partie de l’article 11 était « un faux semblant et un trompe l’œil » puisque les conditions dans lesquelles un tel référendum pourrait être organisé sont très restrictives (vote par 1/5 des parlementaires ; recueil de 4,5 millions de signatures ; non examen du sujet pendant six mois par le Parlement).
Il a dit que le Sénat, comme l’Assemblée Nationale, avait fait preuve d’un respect scrupuleux des institutions républicaines en votant les lois prévues par la Constitution pour mettre cette dernière en application et en le faisant dans le strict respect de l’esprit et de la lettre de celle-ci.

Lire :

>> L'interview de Jean-Pierre Sueur au quotidien La Croix du 21 novembre

>> Le texte complet de son intervention en séance publique

>> Le rapport de la Commission mixte paritaire

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Lors de la dernière séance de questions au gouvernement, Jean-Pierre Sueur a interrogé Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, sur la nécessité de mettre en cohérence les statistiques de la délinquance élaborées par la Police, la Gendarmerie et la Justice – ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.
Manuel Valls lui a répondu : « Seule la confrontation, catégorie par catégorie de faits, des données relatives aux auteurs interpellés sur l’ensemble du champ répressif, de la réitération à la récidive, permet d’évaluer de manière scientifique, avec la plus grande cohérence possible, les conséquences des politiques publiques en matière de sécurité. J’ai proposé que nous fassions avancer le chantier dans le cadre du plan anti cambriolages et anti vols à main armée. La modernisation concomitante des fichiers Police, Gendarmerie et Justice va nous permettre (…) des croisements fins des données entre auteurs de victimes pour mieux prévenir, dissuader et punir. Bien sûr, ces statistiques resteront anonymisées. Avec Christiane Taubira, nous avons entrepris de renforcer l’indépendance et le professionnalisme de l’Observatoire National de la Délinquance et de la Réponse Pénale ». Reprenant la parole, Jean-Pierre Sueur a salué ces efforts : « Cela sera peut-être de nature à nous débarrasser de polémiques récurrentes où la sécurité est toujours exploitée à des fins politiciennes ».

>> Lire l’intervention de Jean-Pierre Sueur en séance publique et la réponse de Manuel Valls

 

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Jean-Pierre Sueur a fortement soutenu la proposition de loi de Richard Yung accroissant les moyens de lutte contre la contrefaçon. Il a expliqué que des dizaines de millions d’emplois français sont en jeu.
>> Lire son intervention en séance publique

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Zenith Orleans 2Voyant le nombre d’affiches dans notre département annonçant des spectacles au Zénith d’Orléans, suivis par des dizaines de milliers d’habitants de la région… je pense que si nous n’avions pas fait ce Zénith, la grande majorité de ces spectacles ne viendrait pas à Orléans. Cela montre que l’on peut faire des équipements utiles, qui ne grèvent pas les finances de la Ville et qui contribuent beaucoup à son rayonnement et à son attractivité.

Jean-Pierre Sueur

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Jean-Pierre Sueur a répondu aux questions de Farouk Atig, d’Intégrales Productions, sur l’actualité politique.
>> Lire l’interview

 

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j poulainJean Poulain était profondément attaché à sa ville de Briare. Il en fut maire durant trente et un ans. Il aura beaucoup œuvré pour l’aménager, l’embellir. Il a su y promouvoir le tourisme, l’économie, la culture dans le respect de son identité propre en valorisant les deux héritages de l’histoire industrielle – la Manufacture et le Pont Canal - qui sont à la source de sa notoriété. Depuis six ans, Marius Collot a pris le relais : la même œuvre se poursuit.
Jean Poulain était aussi très attaché au département du Loiret et à son canton de Briare, dont il connaissait et parcourait inlassablement les quatorze communes.
Devenu ministre, j’ai fait appel à lui et au sein de notre cabinet des « collectivités locales » auquel il participait pour un mi-temps, il faisait entendre la voix des petites communes et du monde rural.
Issu de l’Ecole Normale d’Instituteurs du Loiret, Jean Poulain croyait en l’école publique, en l’instruction. Il aimait les livres et la lecture.
Il s’interrogeait. Il y avait en lui une part de scepticisme. Mais celle-ci allait de pair avec un optimisme de la volonté, comme ses réalisations en témoignent.
Nos chemins politiques ont divergé. Mais l’amitié a demeuré.

Jean-Pierre Sueur

 

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Nous publions la lettre que Jean-Pierre Sueur a envoyée à Gilles Lepeltier, président de l’association des maires ruraux du Loiret, par laquelle il lui explique combien le Sénat a modifié le texte initial sur le plan local d’urbanisme (PLU) intercommunal, introduisant une souplesse supérieure à ce qui existe aujourd’hui dans les textes de loi en vigueur
>> Lire la lettre à Gilles Lepeltier

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Le prochain numéro de la revue mensuelle Techni.Cités publiera un article de Jean-Pierre Sueur intitulé : « Pourquoi une loi pour contrôler les normes applicables aux collectivités locales ? ».
>> Lire l’article

 

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Beaucoup de lois sont votées. Mais, elles nécessitent la publication de nombreux décrets. Or, trop souvent, cette publication tarde... et il faut attendre plusieurs années pour que la loi votée par les élus de la Nation, la loi que « nul n’est censé ignorer », soit appliquée.
Jean-Pierre Sueur s’est souvent exprimé sur cet état de choses et a souvent dénoncé ce droit exorbitant que s’arrogent certains ministres de « ne pas appliquer la loi », en omettant, tout simplement, de publier les décrets. C’est pour lui une inaction coupable !
France Inter a consacré une émission réalisée par Stéphane Leneuf au cours de laquelle Jean-Pierre Sueur intervient.
>> Ecouter ou réécouter l’émission

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Jean-Pierre Sueur présentera ce jeudi 21 novembre au Sénat son rapport sur les conclusions de la Commission mixte paritaire sur le projet de loi organique portant application de l’article 11 de la Constitution sur le référendum d’initiative partagée
>> député

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Jean-Pierre Sueur se réjouit profondément de ce que l’engagement que le ministre du Budget avait pris auprès de lui il y a plus d’un an par rapport aux termes de l’article 1517 du Code Général des Impôts, qui pénalise en particulier les habitants d’Orléans-La Source, soit tenu.
En effet, depuis des années, l’association des Habitants de La Source, le groupe de travail qui a été créé et les élus de La Source protestent contre le fait que les valeurs locatives cadastrales qui constituent l’assiette des impôts directs étaient surévaluées à La Source et que la législation en vigueur ne permettait pas de faire évoluer cet état de choses en dépit d’une décision du Tribunal administratif d’Orléans.
Après de nombreuses interventions, Jean-Pierre Sueur avait obtenu du ministre du Budget une lettre par laquelle le gouvernement s’engageait à donner un avis favorable lors du débat sur la loi de Finances pour 2014 à un amendement qui corrigerait cet article 1517.
Jean-Pierre Sueur est intervenu à plusieurs reprises au cours des derniers mois et dernières semaines auprès de Bernard Cazeneuve, ministre du Budget et de Christian Eckert, rapporteur général de la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale pour insister afin que l’engagement soit tenu.
C’est ainsi que Christian Eckert a rédigé et déposé l’amendement nécessaire auquel le gouvernement a donné un avis favorable, comme promis. L’amendement a donc été adopté ce vendredi 15 novembre 2013 par l’Assemblée Nationale.
L’effet de cet amendement est le suivant.
Dans la législation actuelle, les changements de caractéristiques physiques ou d’environnement des propriétés bâties et non bâties ne sont pris en compte que lorsqu’ils entraînent une modification de plus de 1/10e des valeurs locatives. Or, dans de nombreux cas à la Source, le préjudice subi était inférieur à 10%. Cet amendement supprime ce seuil de 10%. Ainsi les variations seront prises en compte quel que soit le montant. L’assiette des impôts locaux sera donc plus juste.
Cet amendement étant intégré dans la loi de Finances adoptée par l’Assemblée Nationale, il n’y a aucune raison pour qu’il ne soit pas adopté lors du vote final de celle-ci.
Jean-Pierre Sueur, qui suit ce dossier depuis près de dix ans, salue l’action de l’association des Habitants de La Source, du groupe de travail et des élus qui – depuis longtemps ou plus récemment – ont soutenu cette mesure qui était tant attendue.

>> La réponse que lui avait faite le ministre de l'économie et des finances en mars 2013

Dans la presse :

>> La République du Centre du 16 novembre

>> Apostrophe 45 du 17 novembre 2013

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Sur Duralex. Jean-Pierre Sueur est intervenu ce matin auprès d’Arnaud Montebourg, pour lui demander avec beaucoup d’insistance que tout soit fait pour assurer la pérennité et le développement de l’entreprise Duralex de La Chapelle Saint-Mesmin.
Il lui a rappelé qu’il avait visité récemment le site de La Chapelle et avait apporté son total soutien à cette entreprise, symbole du « made in France », connue dans le monde entier, et qui exporte 90% de sa production.
Aujourd’hui, cette entreprise se trouve confrontée à des mises aux normes techniques. Jean-Pierre Sueur a demandé à Arnaud Montebourg de peser de tout son poids afin qu’un plan réaliste puisse être mis en œuvre pour réaliser les travaux nécessaires et que les pouvoirs publics apportent à cet effet leur soutien, en particulier par l’intermédiaire de la Banque Publique d’Investissement (BPI). Il lui a dit : « Dans le contexte actuel, personne ne comprendrait que Duralex ne soit pas soutenue. Cette entreprise doit vivre et se développer ».

Sur Fagor, Jean-Pierre Sueur fait part de son total soutien aux initiatives prises par Christophe Chaillou, conseiller général - maire de Saint-Jean de la Ruelle, et tous les élus concernés, afin de sauver cette entreprise moderne, innovante et dont les produits sont de haute qualité. Là encore, il faut tout faire pour sauver l’outil industriel et donc – et surtout – les emplois.

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VillesTome3En dix jours, j’ai été invité à m’exprimer à trois reprises lors de rencontres ou de colloques sur les villes du futur*. J’ai pu mesurer en ces occasions que les constats et les idées contenus dans le rapport que j’ai fait avec beaucoup d’autres, « Villes du futur, futur des villes : quel avenir pour les villes du monde ?»**… font leur chemin.
Je rappellerai ici trois constats chiffrés que j’ai repris lors de ces trois rencontres - et qui illustrent bien, me semble-t-il, les défis que le « fait urbain » pose à la planète, en ce XXIe siècle.
Chaque jour, le nombre d’êtres humains qui émigrent vers une ville, sur l’ensemble de la planète, s’élève à plus de 180 000. Ce qui signifie qu’en un an, le nombre d’« urbains » s’accroît de plus de soixante millions de personnes, soit sept-cents millions en dix ans et un milliard en quatorze ans. C’est dire qu’en dépit de tous les vœux proclamés et tous les discours contraires proférés, notre planète devient, de plus en plus, urbaine. Le fait urbain est, toujours davantage, un enjeu planétaire.
La surface d’Atlanta est vingt-six fois supérieure à celle de Barcelone. Or, il y a plus d’habitants à Barcelone qu’à Atlanta. Résultat : le coût des déplacements, sur une année, des habitants d’Atlanta est dix fois supérieur au coût des déplacements des habitants de Barcelone. La dépense d’énergie y est aussi dix fois plus élevée. Conclusion : l’étalement urbain est consommateur de ressources. La densité urbaine est plus écologique. Mais elle l’est jusqu’à une certaine limite : il est des villes qui sont d’immenses nappes urbaines denses, de plusieurs dizaines de millions d’habitants, frappées d’embolies. Il faut penser, préparer, mettre en œuvre de nouveaux modèles urbains.
En 2010, un milliard d’habitants vivaient dans les bidonvilles. Il est prévu que ce chiffre s’élève à un milliard et demi en 2020. Nombres d’aires urbaines n’ont pas en leur sein les ressources financières nécessaires pour apporter des réponses à ces situations très difficiles. Souvent, les Etats où les villes concernées sont situées ne les ont pas non plus. C’est pourquoi, dans le rapport précité, nous plaidons pour une agence de l’ONU dotée – ce qui n’est pas le cas de l’actuel UN-Habitat – des moyens conséquents pour aider les aires urbaines concernées dans leur projets d’assainissement, d’urbanisme, de développement maitrisé – ce qui passe par nombre de projets évoqués dans le même rapport.

Jean-Pierre Sueur

* Le 6 novembre, rencontre avec l’Association des maires des grandes villes de France ; le 7 novembre, colloque de l’association française de développement (AFD) sur les villes durables ; le 14 novembre, colloque « Réinventer la ville », Hôtel de l’industrie, Paris.
** Ce rapport comprend trois tomes (enjeux, analyses, débats), 950 pages. Il peut être téléchargé sur le site du Sénat.

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Jacques Debal a beaucoup œuvré pour faire connaître l’histoire d’Orléans.
Pour lui rendre hommage, je publie ci-dessous deux extraits de ses livres.
Le premier est extrait du tome III de son Histoire d’Orléans et de son terroir (éditions Horvath, page 192) et présente un court bilan – objectif et sans fioriture – de l’évolution d’Orléans au cours de la Troisième République.

debal1« Intra muros, les trois changements notables ont été l'édification des halles du Châtelet, dans les années 1880, le percement de la rue de la République, en 1900, et la construction du quartier des « Champs-Elysées » autour de 1930.
Sortant timidement de la ceinture des mails au lendemain de la défaite de 1871, le tissu urbain a gagné lentement les banlieues nord-ouest et nord-est. Si le quartier Coulmiers-Châteaudun est tracé vers 1875, celui de l'Argonne ne se développe qu'avant et après la Grande Guerre. Quant au Sud, « de l'autre côté de l'eau », il reste encore profondément horticole en 1940.
Au plan démographique, l'agglomération orléanaise a progressé très lentement, perdant sans cesse des rangs par rapport aux autres villes jadis comparables.
Dans la vie de la nation, le rôle orléanais a été modeste. En 1870, le miracle de 1429 ne s'est pas renouvelé, l'armée de la Loire n'a pu sauver la France. Pourtant c'est d'Orléans qu'est partie la volonté opiniâtre qui a fini par aboutir à la canonisation de sa libératrice.
A l'opposé, la ville n'a donné à la République radicale que deux leaders : Fernand Rabier, le champion de la lutte anticléricale, et, surtout, Jean Zay qui a laissé en trois ans une œuvre considérable à l'Education Nationale.
Pourtant, si la ville n'a pu échapper aux querelles idéologiques de son temps, l'esprit guêpin ne s'est jamais laissé submerger par la passion fanatique et, à Orléans, chacun a toujours su "limer sa cervelle à celle d'autrui". »


Le second extrait m’a particulièrement touché. Il s’agit des dernières lignes de son ouvrages en deux tomes, Orléans, une ville, une histoire (édition x-nova, tome 2, page 194).
« Si cette croissance continue, il est certain qu'il faudra faire porter l'effort sur les moyens de communications. Dans ce domaine, viennent de s'ouvrir deux grands chantiers : le tramway et le quatrième pont.
debal2Le tramway, souhaité par les uns, critiqué par les autres, va par sa première ligne relier La Source à Fleury-les-Aubrais, véritable colonne vertébrale de l'agglomération.
Le quatrième pont, ou « pont ouest », fait l'unanimité d'abord par son élégance, puis par le délestage qu'il va apporter à ses prédécesseurs.
Mais il est aussi un symbole. Au début du ler millénaire, il n'y a qu'un pont, « oppidum Cenabum pons fluminis Ligeris contingebat », celui dont César a été forcé de s'emparer pour franchir la Loire. Plusieurs ouvrages lui ont succédé dans les mêmes parages, jusqu'à ce que le XVIIIe siècle nous donne ce superbe pont Royal. Le XXe siècle va construire deux ouvrages : l'un à ses débuts, appelé pont Neuf, Nicolas II pendant la Grande Guerre, puis pont Joffre après, détruit en 1940 et reconstruit en 1958 ; l'autre plus récemment, qui, depuis 1979 conserve la mémoire de René Thinat.
Et le quatrième, cet arc arachnéen dû au talent de Santiago Calatrava; quel nom lui donnera-t-on ? En attendant on peut affirmer qu'il marquera une étape décisive dans l'histoire d'Orléans : le passage du IIe au IIIe millénaire. »

Jean-Pierre Sueur

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artistes orleanaisBenoit Gayet déploie énergie, les invités d’honneur sont le sculpteur Nicolas Sanhes et les Ateliers Moret qui nous offrent – excusez du peu ! – des estampes d’Olivier Debré, de Zao Wou-Ki, de Francis Bacon, et d’autres…
… Et il y a, bien sûr, tous nos artistes. Entre bien d’autres, j’ai été particulièrement séduit, cette année, par les œuvres de Camille Murcia.
Ce salon, à Saint-Pierre le Puellier jusqu’au 17 novembre, vaut, à coup sûr, la visite !

Jean-Pierre Sueur

www.artistes-orleanais.com

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La commission des lois du Sénat a amendé et adopté – sur le rapport de Pierre-Yves Collombat – la proposition de loi de Jacques Mézard dont l’objectif est de mieux « cadrer » le recours à la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
>> Lire le communiqué de la commission des lois

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Jean-Pierre Sueur est la Délégation parlementaire au Renseignement reçue par François Hollande
François Hollande, président de la République, a reçu le 31 octobre dernier, la Délégation parlementaire au Renseignement.
Son président, Jean-Pierre Sueur, avait sollicité cette audience suite aux révélations relatives à des interceptions massives de données et aux très légitimes émotions, protestations et questions que celles-ci ont suscitées.
>> Lire le communiqué de presse publié à la suite de cette entrevue

Dans la presse :
>> L’Express
>> Le Devoir
>> Le Huffington Post
>> La République du Centre
>> Apostrophe 45 : "Hollande à l'écoute de Sueur" et "Allô ! Non mais allô quoi ?"
>> Public Sénat
>> Presse internationale

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jacques brel-suivre l etoileHeureuse trouvaille, comme Sur la place, Il faut nous regarder ou Le fou du roi qui figurent sur les deux premiers disques de Brel.
C’est une occasion pour aller aux sources d’une œuvre. Les écrits de jeunesse sont éclairants. Croire que les parcours sont linéaires relève de l’illusion rétrospective. La vérité, c’est que, souvent, les chants, les poèmes ou les romans de la maturité sont la reprise, le déploiement, le prolongement de ceux de l’enfance, de l’adolescence ou des premières années de l’âge adulte.
 
Alors relisons – ou plutôt écoutons – ces quatorze chansons en y scrutant les prémices de ce qui viendra ensuite : une archéologie en quelque sorte.
A deux. Cela commence par : « Nous bâtirons des cathédrales ». Déjà se dressent les cathédrales du Plat pays – et aussi celle qui donne son nom à l’une des chansons les plus belles et les plus méconnues, intitulée justement La cathédrale, l’histoire d’une cathédrale venue de Flandres changée en vaisseau qui parcourt le monde et franchit tous les horizons dans le bruit des haubans.  Je n’ai jamais compris pourquoi Brel écarta ce chef d’œuvre de son dernier disque au profit d’une histoire assez stupide de Lionne. Dans A deux, Brel nous dit déjà que tous les enfants sont « pareils » - comme dans Fils de : « Ce n’est qu’après, longtemps après… ».
Les gens. Les gens « qui ont bonne conscience » sont déjà Les bourgeois et, bien sûr, Ces gens-là. Il y a aussi « ceux qui se disent heureux parce qu’ils sont bigots » - prélude aux mêmes, au féminin.
Départs. Le thème du départ et des « quais de gare » est déjà là : il y aura plus tard les Litanies pour un retour« Dors ma mie, je pars… » - et l’inoubliable Je ne sais pas : « Je ne sais  pas pour quel port part d’Amsterdam ce grand navire, qui brise mon cœur et mon corps, notre amour et mon avenir… mais je sais que je t’aime encore ». Il y a aussi les « inutiles bagages » : une pensée pour Barbara : « Je viendrai sans bagage : que m’importe après tout ce qu’il y aurait dedans ».
L’Ange déchu. Déjà une histoire en trois temps : amour du matin, amour du midi, amour du soir. Trois temps, trois couplets, trois refrains – rythme ternaire par lequel Brel et Brassens se rejoignent.
Ce qu’il nous faut. Cette chanson, c’est du Trenet, une parodie de Trenet, avec des rires d’enfants, des merveilles, de l’amour, la même légèreté, les mêmes intonations, exactement. C’est une veine du premier Brel, disparue plus tard, exactement comme dans cet enregistrement – et dans l’un des premiers disques publiés –, Il peut pleuvoir.
L’accordéon de la vie. Brel a toujours aimé être accompagné d’un accordéoniste. Il y eut Jean Corti, et même Marcel Azzola. Il y en eut d’autres encore. Il a fait des chansons pour accordéon, comme Vesoul ou Voir un ami pleurer. On trouve aussi dans ce morceau le verbe « accordéonner », premier avatar du goût - ou de la manie – qu’eut Jacques Brel de transformer les noms en verbes (ou inversement), qui eût enchanté Lucien Tesnières, auteur d’un ouvrage remarquable et trop oublié sur la translation. Autre exemple : dans Le gaz, « l’escalier colimaçonne »
Je suis l’ombre des chansons. « Le monde est fatigué » – comme le regard de ceux qui, dans le même enregistrement, « ferment leurs carreaux » devant la fille qui danse Sur la place ou comme la réalité par-delà laquelle « Il nous faut regarder ». Il a aussi les « amours gaspillées »… prémonitoires de Dors ma mie, et de bien d’autres…
Ballade. Déjà les marchands, nobles dames, seigneurs et manants : le Fou du roi est contemporain. Mais aussi La bière - et les avions et les bateaux – thèmes récurrents.
brel jeuneL’orage. Déjà le Plat pays, sa pluie, ses vents, ses « nuages bas ». Notons que la pluie n’est pas  - n’est jamais - un thème négatif chez Brel. Ici la pluie « étincelle » ; elle a un « rire crécelle » ; l’« onde » est « douce et blonde »
Les pavés. C’est la veine d’Il pleut. Mais aussi le « linge blanc » aux fenêtres – comme « le lin qui dansait » dans La ville s’endormait. Et aussi « mon corps dans sa caisse de bois », première évocation de la mort, avant tant d’autres, et, en l’occurrence, Fernand.
Les deux fauteuils. Ce sont déjà Les vieux avec leurs interminables vers de dix-huit syllabes. C’est « grand-mère » et son compagnon. C’est vous qui vous « connûtes » « amants ». Jacques Brel est l’un des rares à ne pas reculer dans une chanson sur la seconde personne du pluriel du passé simple.
Les enfants du roi. Encore Le plat pays. Le ciel est « gris et lourd et monotone » ; il est « las » aussi. Les hommes sont « sans espoir ». Mais il y a La madone – nom de la rue où l’on se pressera pour Le gaz.
Le troubadour. C’est le chanteur vu par lui-même. C’est le Brel de la fin – « un troubadour désenchanté » -  vu par celui de début. Il « fait croire » qu’il est « gai ». Mais il ne l’est pas. Cela fait penser au Victor Hugo des Feuilles d’automne qui se vieillit prématurément à 30 ans. Pour Brel, c’est plus tôt. Au passage, il s’offre cette fois une première personne du pluriel du passé simple : « Nous criâmes ».
Si tu revenais. Déjà le thème obsédant, omniprésent, du retour, après celui du départ – deux motifs récurrents. C’est bien sûr, déjà, Mathilde.
J’ajoute que – je ne sais pas pourquoi – figure sur le même disque un inédit de 1962 – neuf ans plus tard – tout à fait représentatif du Brel de la maturité. Cela s’appelle Le pendu. Le pendu se balance en pensant à « la femme du drapier ». Je ne vous en dis pas plus. J’ai déjà été trop long.
 
Jean-Pierre Sueur
 
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Jean-Pierre Sueur était rapporteur pour le Sénat de la Commission mixte paritaire chargée de rechercher un accord entre les deux assemblées après deux lectures dans chacune d’elle de la proposition de loi organique et de la proposition ordinaire ayant pour objet de permettre l’application du « référendum d’initiative partagée », tel qu’il est prévu dans la Constitution à la suite de la réforme constitutionnelle de 2008.
Lire :
>> le rapport de Jean-Pierre Sueur, fait conjointement avec celui de Guy Geoffroy, rapporteur à l’Assemblée Nationale
>> le dossier législatif

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À la demande de son président, Jean-Pierre Sueur, la Délégation parlementaire au renseignement a été reçue par M. François Hollande, Président de la République, ce jeudi 31 octobre.

Le Président de la République a exposé qu’à la suite des révélations publiées dans la presse, il a exprimé ses vives préoccupations et formulé des demandes précises auprès du Président Obama. Il a en particulier demandé l’élaboration d’un code de bonne conduite entre alliés.

Le Président de la République a précisé qu’à cet égard, un dialogue était d’ores et déjà engagé au plus haut niveau.

La Délégation parlementaire au renseignement partage le point de vue du Président de la République selon lequel la coopération entre les services doit limiter la collecte de renseignements à ce qui est strictement nécessaire à la lutte contre le terrorisme et à la sécurité de nos pays.

Elle a marqué son profond attachement à l’impérieuse nécessité de protéger la vie privée et les données personnelles des citoyens.

Elle a également rappelé son attachement à l’accroissement du contrôle parlementaire en matière de renseignement.

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A lire, trois articles sur le funéraire récemment parus :

- Jean-Pierre Sueur : "Mon seul lobby, les familles", un article d'Aurore Malval dans La République su Centre du 29 octobre

- Une interview de Jean-Pierre Sueur à paraître dans M3 société urbaine et action publique, édité par Grand Lyon Magazine

- Des avancées essentielles pour la définitionet la revalorisation des contrats obsèques, dans le numéro d'août-septembre 2013 de Résonance

 

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argent peguyCe fut déjà le cas pour Notre Jeunesse en 2010.
Je crains que ce soit la même chose pour L’Argent, et que nul ne se souvienne, à Orléans qu’il y a un siècle exactement – en 1913 –, Charles Péguy publiait dans Les Cahiers de la Quinzaine ce livre, L’Argent, qui prend sa source et son sens à Orléans, ce livre dont certaines pages auront marqué notre littérature, auront été citées partout, sont devenues des symboles, et qui n’existerait pas, n’aurait pas de sens, si Péguy n’avait pas vécu à Orléans son existence singulière – ce livre, donc, qui est, avec un autre ouvrage intitulé Pierre, substantiellement lié à notre ville, présente à chaque page.
On oublie que les villes ne sont pas seulement faites de pierres. Elles sont faites des « pierres vives » que sont les œuvres de ceux qui y ont vécu et qui y ont laissé leur trace, leur mémoire, leur pensée, leur art, leur prose et leur poésie – lumières que les temps n'éteignent pas, sauf si on se détourne d’elles.
Je me lance donc.
L’Argent, c’est d’abord, résumé en une phrase, un hymne au travail bien fait et à la probité de l’artisanat du faubourg de Bourgogne : « J’ai vu toute mon enfance rempailler des chaises exactement du même esprit et du même cœur, et de la même main, que ce même peuple avait taillé ses cathédrales ».
L’Argent, c’est un hymne à l’Ecole Normale d’Orléans, faubourg de Bourgogne, qui était « le foyer de la vie laïque, de l’invention laïque dans tout le département » et qui « était un modèle en cela et en tout pour les autres départements ». « Le jardin était taillé comme une page de grammaire et donnait cette satisfaction parfaite que seule peut apporter une page de grammaire. Les arbres s’alignaient comme de jeunes exemples. (Avec seulement le jeu d’exceptions qu’il faut, les quelques exceptions qui confirment la règle) ».
L’Argent, c’est, bien sûr, un hymne aux « hussards noirs de la République » qu’étaient les normaliens et les instituteurs : « Nos jeunes maîtres étaient beaux comme des hussards noirs. Sveltes, sévères, sanglés. Sérieux et un peu tremblants de leur précoce, de leur soudaine omnipotence ».
L’Argent, c’est un hymne à l’école annexée à l’Ecole Normale qui servait d’école d’application où Charles Péguy fut élève et où les normaliens apprenaient leur métier – et « c’était une grande question parmi les bonnes femmes du faubourg de savoir si c’était bon pour les enfants, de changer comme ça de maître tous les lundis matin ».
L’Argent, c’est un hymne à Théophile Naudy. On a bien fait de donner son nom à une rue d’Orléans. Théophile Naudy était le directeur de l’Ecole Normale. C’est lui qui envoya Péguy faire des études, qui attrapa le petit Péguy « par la peau du cou » et déclara : « Il faut qu’il fasse du latin » - si bien que lui, issu du peuple, fut élève du lycée Pothier, puis de l’Ecole Normale Supérieure. Péguy sait qu’il n’aurait jamais été l’écrivain qu’il fut sans Naudy. Il sait ce qu’aucun « fils de bourgeois qui entre en sixième n’aurait pu comprendre » : « J’étais déjà parti, j’avais déjà dérapé sur l’autre voie, j’étais perdu quand M. Naudy, avec cet entêtement de fondateur, avec cette sorte de rude brutalité qui faisaient vraiment de lui un patron et un maître, réussit à me ressaisir et à m’envoyer en sixième ».
L’Argent, c’est un hymne à l’enseignement primaire et secondaire – aux maîtres qu’eut Péguy à Orléans – et, concomitamment, une diatribe contre la Sorbonne, les sorbonnards et le « monde moderne », sujet d’une colère qui s’étendrait sur des centaines de quatrains d’Eve.
L’Argent, c’est un hymne à l’enfance. « Nous étions des petits paysans sérieux de cette ville sérieuse ». Charles Péguy quitte le faubourg pour se rendre au catéchisme à Saint-Aignan ; il parcourt la rue de l’Oriflamme et « traverse le cloître froid comme une cave sous les marronniers lourds ». Il écrit : « Nos jeunes vicaires nous disaient exactement le contraire de ce que disaient nos jeunes élèves-maîtres (…) Nous ne nous en apercevions pas. La République et l’Eglise nous distribuaient des enseignements diamétralement opposés. Qu’importaient, pourvu qu’ils fussent des enseignements ».
L’Argent, ce sont aussi des pages qu’il m’est moins facile d’évoquer : il faut relire le livre de Géraldi Leroy, Péguy entre l’Ordre et la Révolution, pour comprendre l’affection qui a lié Jaurès et Péguy et comment celle-ci se mua au fil du temps en son contraire. C’est une longue histoire.
L’Argent, en tout cas, c’est une nouvelle illustration du fait que Péguy est résolument inclassable. Il refuse tous les dogmes. Sa pensée est ouverte et c’est pourquoi il reste d’une singulière actualité.
L’Argent était, encore récemment, un livre difficile à trouver puisque, bien que partout cité, on ne pouvait le trouver que dans la bibliothèque de La Pléiade ou dans l’ancienne édition parue chez Gallimard.
Mais en cette année de grâce 2013, les Editions des Equateurs ont eu l’idée de republier cette œuvre avec une préface éclairante d’Antoine Compagnon.
Ne vous en privez pas : il vous en coûtera dix euros !
Jean-Pierre Sueur
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A la demande des représentants des métiers d’art, Jean-Pierre Sueur était intervenu auprès du ministre du budget au sujet de la compatibilité du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi avec celui dédié aux métiers d’art. Bernard Cazeneuve a répondu à Jean-Pierre Sueur.
>> Lire la réponse du ministre du budget

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Jacqueline Gourault, Jeanny Lorgeoux et Jean-Pierre Sueur se réjouissent de l’adoption par le Sénat le 26 octobre d’un amendement, qu’ils ont cosigné, et dont l’objet est de restituer à la commune de Chambord ses prérogatives.
En effet, une loi de février 2005 a créé un établissement public dont la mission est de gérer le Domaine de Chambord. Or, il se trouve que cet établissement public exerce de fait nombre de prérogatives qui sont celles de la commune et qui relèvent du maire et du conseil municipal. Cela crée une situation unique en France, qui porte préjudice aux droits légitimes de la commune de Chambord.
Qu’on nous entende bien : les signataires de l’amendement sont tout à fait d’accord pour que l’établissement public œuvre pour valoriser le Domaine de Chambord dans le respect de son patrimoine monumental et naturel exceptionnel. Mais ils considèrent que les droits et prérogatives de la commune doivent être respectés comme c’est le cas pour toutes les autres communes de France.
C’est l’objet de l’amendement de Jacqueline Gourault, Jeanny Lorgeoux et Jean-Pierre Sueur qui précise les compétences de l’établissement public et par voie de conséquence celles de la commune.
Jacqueline Gourault a rappelé lors de la séance que la commune de Chambord était connue dans le monde entier, que des tableaux célèbres – comme La Joconde – y avaient été cachés durant la guerre, que quarante otages y avaient été sauvés et que la commune avait reçu à la libération la Croix de Guerre et a conclu : « La commune de Chambord doit vivre ! ».
Ce texte va maintenant être transmis à l’Assemblée Nationale. Jacqueline Gourault, Jeanny Lorgeoux et Jean-Pierre Sueur espèrent vivement que les députés adopteront à leur tour cet amendement.

>> Le texte de l'amendement

>> Voir le reportage de France 3 Centre sur le sujet

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À l’occasion de l’examen en première lecture du projet de loi de programmation militaire, les sénateurs ont adopté un amendement de Jean-Pierre Sueur, président de la commission des lois, afin de simplifier et de renforcer le cadre juridique du recueil des données de connexion (dont les « fadettes ») par les pouvoirs publics. Cet amendement instaure également un régime juridique spécifique pour la géolocalisation en temps réel. 
Le Sénat propose ainsi de mettre fin au double système qui existait jusqu’alors pour les demandes non judiciaires des services de police, de gendarmerie et de renseignement en la matière, soit environ 200 000 demandes par an (dont la plupart sont de simple demandes d’identification de personnes) : d’un côté le cadre de la loi du 10 juillet 1991 relative au secret des correspondances pour tout ce qui concerne la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France, la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisées et les groupements dissous, de l’autre la loi anti-terroriste du 23 janvier 2006 qui ne concernait que les demandes de la police et de la gendarmerie nationales en matière de prévention du terrorisme.
Le dispositif proposé par le Sénat réunit les garanties que les lois de 1991 et 2006 dissociaient : le contrôle a priori de ces opérations sera effectué par une personnalité qualifiée placée auprès du Premier ministre, et non plus, comme le prévoyait la loi du 23 janvier 2006, auprès du ministre de l’Intérieur ; l’indépendance de ce contrôle par rapport aux services utilisateurs est ainsi mieux garantie. La Commission nationale des interceptions de sécurité (CNCIS) exercera le contrôle a posteriori en pouvant accéder à tout moment au système technique de recueil des données et en demandant le cas échéant au Premier ministre de faire cesser des opérations irrégulières.
Enfin, l’amendement prévoit un contrôle plus strict des opérations de géolocalisation en temps réel, proche du système en vigueur pour les écoutes téléphoniques. En la matière, l’autorisation d’agir sera délivrée par le Premier ministre ou son cabinet après avis de la CNCIS et pour une durée maximale de dix jours renouvelables.
Le Sénat a également adopté plusieurs amendements de Jean-Pierre Sueur accroissant les prérogatives de la Délégation parlementaire au renseignement.

Lire

>> L'amendement

>> Le texte intégral de l'intervention de Jean-Pierre Sueur en séance publique

>> Le rapport pour avis de Jean-Pierre Sueur

Dans la presse

>> L'article de Laurent Borredon sur le site du Monde

>> L'article de Sébastien Tronche sur le site du Lab d'Europe 1

>> L'article sur le site PC INpact

>> L'article d'Anthony Gautier sur le site Apostrophe45

 

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Ce lundi matin, j’ai apporté mon total soutien à Corinne Leveleux Teixeira et à toutes celles et tous ceux qui s’engageront avec elle pour offrir une alternative pour Orléans lors des prochaines élections municipales.
Cette alternative, ce sera : un nouveau souffle, de nouveaux projets ; une ville résolument tournée vers le futur, l’économie, la création d’emplois, le développement de la recherche et de l’université ; et, bien sûr, plus de solidarité, plus de justice sociale, plus de possibilités d’insertion pour tous ceux qui vivent chaque jour une vie difficile.
C’est l’honneur du Parti Socialiste que d’organiser des « primaires » pour désigner ses candidats.
Ce n’est pas toujours le plus facile. Celles-ci peuvent laisser des traces. Il faut savoir les surmonter. C’est ce qui a été fait à Orléans, grâce à l’effort de chacune et de chacun.
Quand il y a un rassemblement et qu’il est solide et sincère, il est le bien commun de tous ceux qui y ont contribué. J’y tenais beaucoup. Je voulais apporter mon soutien à l’heure du rassemblement. Cette heure est venue. Je m’en réjouis profondément.
Je salue donc le « ticket » que formeront en tête de liste Corinne Leveleux Teixeira et Michel Brard.
Je les connais l’un et l’autre. Je leur ai à tous deux demandé de faire partie des listes que je conduisais à Orléans, alors que ni l’une ni l’autre n’était membre du Parti Socialiste.
Michel a été douze ans un adjoint efficace et chaleureux. Corinne s’est révélée comme une élue dynamique et enthousiaste. Le « ticket » qu’ils forment désormais à la tête d’une liste de large rassemblement dont je salue toutes les composantes, tous les participants et tous les soutiens présents et à venir… est un atout fort. Et, je l’espère, un atout gagnant.
Car n’oublions pas que rien n’est jamais écrit pour personne à Orléans. Il suffit de relire l’histoire !

Jean-Pierre Sueur

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Jean-Pierre Sueur a donné une interview au magazine en ligne Opinion Internationale dans laquelle il affirme que « ce serait une négation de nous-même si en France prospérait une remise en cause des principes hérités de 1789 ».

>> Lire l'interview

 

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Jean-Pierre Sueur présente ce lundi 21 octobre en séance publique son rapport pour avis sur le renseignement dans le cadre du débat sur le projet de loi de programmation de la Défense.
>> Lire le rapport
>> Les amendements proposés par Jean-Pierre Sueur

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131017 ProductivezValérie Corre, députée du Loiret, et Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, ont remis au Sénat le 16 octobre, au cours d’une séance solennelle de remise de ces labels nationaux, le label « Productivez » à la laiterie de Saint Denis de l’Hôtel, qui était représentée par Michel Brun.
La laiterie de Saint Denis de l’Hôtel a été distinguée par un jury national, sous l’égide du SYMOP (Syndicat des machines et technologies de production) pour ses innovations très remarquables dans ses processus industriels.

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J’ai lu avec consternation et inquiétude l’article paru dans La République du Centre de ce vendredi, au sujet de la gare routière d’Orléans et intitulé « Le Conseil général et la mairie refusent d’ouvrir le débat : silence sur toute la ligne ».
Que l’on ait la pudeur de ne pas faire de déclaration publique à l’issue d’un drame douloureux, je le comprends tout à fait.
Mais il serait incompréhensible de ne pas prendre le plus rapidement possible les mesures indispensables pour éviter un nouveau drame !
Peut-être de telles mesures ont-elles été prises. Je l’espère. Mais je l’ignore, comme d’ailleurs tous les habitants du Loiret.
Je ne suis membre ni du Conseil général ni du conseil municipal d’Orléans. On pourrait donc me dire que cela ne me concerne pas.
Mais en ma qualité d’élu de tout le Loiret, j’ai rencontré ces derniers jours des jeunes, des parents d’élèves, des élus. Tous m’ont dit la même chose : il faut tout faire pour éviter un nouveau drame !
Je n’imagine pas que des élus de bonne volonté ne puissent se réunir sans délai pour étudier les mesures à prendre dans l’immédiat, à court terme et à moyen terme.
Je dis : non ! Il n’est pas vrai qu’on ne peut pas unir les énergies sans délai !
J’ai donc écrit à Pierre-Etienne Bisch, préfet de la région Centre, préfet du Loiret, eu égard aux prérogatives qui sont les siennes en matière de sécurité publique, pour lui demander de réunir dans les plus brefs délais les représentants du Conseil général du Loiret, de la mairie d’Orléans, et l’ensemble des parlementaires du Loiret pour étudier tous ensemble, avec les services de l’Etat et les entreprises concernées, les mesures à prendre à court terme et à moyen terme.

Jean-Pierre Sueur

 

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Après avoir reçu les représentants CFDT et CFE-CGC des salariés de l’entreprise d'Alcatel-Lucent d’Ormes, Jean-Pierre Sueur, est intervenu auprès de Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif, de Fleur Pellerin, ministre déléguée aux petites et moyennes entreprises, à l’innovation et à l’économie numérique ainsi qu’auprès de Pierre-Etienne Bisch, préfet du Loiret.
Il a appelé leur attention sur les lourdes conséquences qu’aurait le plan qui vient d’être annoncé en termes d’emploi et d’activité – et sur le fait que, si ce plan était appliqué en l’état, cela se traduirait très probablement par la fermeture de l’établissement d’Ormes.
Il leur a demandé que toutes les initiatives appropriées soient prises et que tout soit fait pour que ce plan soit revu afin de préserver l’activité du groupe en France, et donc les emplois, et aussi la pérennité du site d’Ormes.

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Jean-Pierre Sueur était l’invité de l’émission Médiapolis de Michel Field et Olivier Duhamel samedi 12 octobre sur Europe 1.
>> Ecouter ou réécouter l’émission
Le Lab d’Europe 1 a repris les propos de Jean-Pierre Sueur sur la réforme pénale.
>> Lire l’article

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La commission des lois du Sénat a examiné le rapport pour avis de Jean-Pierre Sueur sur le projet de loi relatif à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019 et portant diverses dispositions concernant la défense et la sécurité nationale.

Lire :
>> Le communiqué de la Commission des lois
>> Le texte intégral du rapport

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Jean-Pierre Sueur participera ce soir à 19h45, en direct sur LCP-AN, au débat animé par Arnaud Ardoin sur la réforme pénale en compagnie de Louis Joinet, Georges Fenech et Xavier Bébin.

L'émission est à voir ici.

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Jean-Pierre Sueur se réjouit de la validation par le Conseil constitutionnel de l’essentiel des dispositions de la loi sur la transparence de la vie publique.
Cette loi sera une loi fondamentale de la République.
Le Sénat avait voté la publication des déclarations de patrimoine des parlementaires. Le texte voté par l’Assemblée nationale a prévu que celles-ci puissent être consultées.
Les faits montreront s’il est possible qu’une consultation n’entraîne pas une publication.
Cette divergence n’enlève rien au fait qu’avec cette loi, nous avançons fortement vers une grande transparence dans la vie publique – et vers une République exemplaire que François Hollande a appelée de ses vœux.

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La réforme pénale adoptée par le Conseil des ministres, ministre de la Justice, marque un tournant.
Il s’agit d’aller vers une justice plus efficace. Cela passe d’abord par une exécution effective des peines. Il faut rappeler que la politique précédemment menée a abouti à ce que 99 600 peines de prison ferme décidées ne sont pas exécutées.
La nouvelle politique que définit ce texte se traduira par une exécution effective des peines qui seront mieux adaptées et plus individualisées. Il s’agit de rendre tout son sens à la sanction, de mieux prendre en compte les victimes et de lutter contre la récidive qui n’a cessé de s’accroître au cours des dix dernières années.
Enfin, l’annonce par le Premier ministre de mille emplois en trois ans est fondamentale. Elle donne à la réforme les moyens d’être appliquée et de produire tous ses effets. En dépit des accusations pavloviennes de « laxisme », cette réforme choisit la voie du courage, du réalisme et de l’efficacité.

 

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Suite au vote unanime du Sénat ce lundi, la proposition de loi de Jean-Pierre Sueur et Jacqueline Gourault sur les normes est définitivement adoptée par le Parlement. 
Ce texte est issu des conclusions des États généraux de la démocratie locale organisés par Jean-Pierre Bel, président du Sénat.
En vertu de ce texte, les conséquences pour les collectivités locales de tout projet de loi seront étudiées et évaluées en amont par un conseil national d'évaluation des normes, qui pourra demander des réécritures des textes.
Jean-Pierre Sueur a insisté sur l'importance de la loi organique présentée par les mêmes auteurs qui permettra que l'avis du conseil national soit obligatoirement annexé aux projets de loi. Ainsi, au moment où ils seront appelés à statuer, les parlementaires disposeront de toutes les données utiles sur l'impact des projets de loi sur les collectivités locales.

Lire

 
>> Dans la presse

 

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GauguinOn sait que Paul Gauguin vécut neuf ans à Orléans. Un lycée professionnel à La Source, une salle de réunion avenue de Saint-Mesmin, une maison de retraite hébergée dans l’ancien petit séminaire où le peintre fit ses études, à la Chapelle Saint-Mesmin, portent son nom. Au musée des Beaux-Arts, deux de ses tableaux sont exposés, l’un célèbre, La fête Gloanec, l’autre, moins connu, de facture plus classique, La Clairière.
Et puis, que sait-on d’autre ou de plus ? Peu de choses.
C’est pourquoi il faut remercier Christian Jamet qui vient d’écrire un ouvrage passionnant sur Gauguin à Orléans (publié aux éditions de la Simardière).
On y apprend d’abord que la seule plaque qui témoigne de la présence de Paul Gauguin à Orléans n’est pas apposée au bon endroit… puisque le jeune Gauguin et sa famille ne vécurent pas au 7 rue Tudelle mais au 25 quai de Prague, qui s’appelait alors quai Neuf. Le déplacement de cette plaque au bon endroit sera une œuvre salutaire que pourra accomplir la future municipalité et qui ne grèvera pas trop nos finances…
Au fil des pages, le livre de Christian Jamet nous apprend beaucoup.
On découvre Isidore, l’oncle de Paul, bijoutier établi rue des Petits-Souliers (c’est, depuis 1882, la rue Louis-Roquet), républicain farouche, comme tous les membres de la famille, participant le 2 décembre à une manifestation menée par Alexandre Martin et Pereira, manifestation qui envahit la mairie avec le slogan « Constitution républicaine », qui sera victime, comme d’autres, d’une répression sévère – vingt et un manifestants furent déportés en Guyane -, emprisonné avant que d’être gracié.
On découvre la grand-mère de Paul Gauguin, Flora Tristan. Il écrit d’elle dans son autobiographie (Avant et après), que « Proudhon disait d’elle qu’elle avait du génie », qu’elle était « un bas bleu socialiste, anarchiste », qu’elle était « une fort jolie et noble dame » et « qu’elle employa toute sa fortune à la classe ouvrière ».
On découvre Lima, où le père de Paul, Clovis, « fervent républicain », décide de s’expatrier avec sa famille en 1849. Revenant ensuite à Orléans, Paul gardera la nostalgie de ce pays « où il ne pleut jamais ».
On découvre les interrogations du peintre, depuis le premier séminaire, entre anticléricalisme et protestantisme. Christian Jamet cite Debora Silberman, qui présente Gauguin « comme un jouisseur pénitent oscillant entre l’élévation visionnaire et la tentation charnelle et se tournant vers la peinture pour se poser à nouveau la question fondamentale du catéchisme de son enfance : "Pourquoi sommes-nous sur la Terre ?" ».
On découvre encore les raisons pour lesquelles le célèbre tableau La fête Gloanec est signé « Madeleine B. ». Il paraît – selon Maurice Denis – que Mme Gloanec aurait refusé d’accrocher dans sa salle à manger ce tableau qui était décrié par certains convives comme trop moderniste. Paul Gauguin lui fit croire, par cette signature, que c’était l’œuvre d’une débutante. Il semble qu’elle ne fut pas dupe.
On découvre enfin Paul Gauguin bien loin d’Orléans, aux Marquises, sur la petite île d’Hiva Oa où devait le rejoindre Jacques Brel.
C’est là qu’il mourut, le 8 mai 1903, le jour où Orléans célébrait le 474e anniversaire de sa libération.
Voilà.
J’espère vous avoir donné le désir de lire le livre de Christian Jamet.

Jean-Pierre Sueur

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Je signale tout particulièrement l’article que Marie Guichoux consacre à Antoine Prost, dans Le Nouvel Observateur cette semaine.
Antoine Prost est l’un de nos plus grands historiens.
Il est très attaché à la ville d’Orléans : il y fut adjoint à l’urbanisme pendant douze ans, de 1989 à 2001.

Jean-Pierre Sueur

>> Lire l’article

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antigna-gares-06-maisonsDavid Creff consacre, dans La République du Centre de ce dimanche, une page aux Deux maisons, l’œuvre de Joël Shapiro, qui n’a pas fini de faire couler de l’encre et de la salive – et sur laquelle j’aurai l’occasion de revenir plus longuement, ainsi que sur les sept autres œuvres disposées le long de la première ligne de tramway d’Orléans et qui constituent avec elle un ensemble indissociable.
Deux mots, cependant.
D’abord, ce qui frappe, et parfois dérange, dans cette œuvre, c’est sa couleur. « Elle est bleue » m’a-t-on souvent dit. Elle est bleue, en effet – et même bleu ciel. Pourquoi ces étonnements ? Parce que nous sommes habitués à ce que nos villes soient grises. Sur d’autres continents, dans d’autres pays, les villes sont colorées, ou au moins on joue de la couleur. Ce n’est pas (encore ?) vrai chez nous. Est-ce irrémédiable ?
Seconde (brève) remarque. Cette œuvre est une métonymie. Une métonymie est une figure rhétorique par laquelle la partie exprime le tout. Placée à l’entrée du centre de la cité, cette œuvre montre que la ville, qui est faite de maisons, est instable. La ville est le miroir de la société et le réceptacle de ses difficultés. Les deux maisons sont ainsi en déséquilibre. Mais elles se serrent l’une contre l’autre, se tiennent, cherchent à s’accorder et à retrouver l’équilibre. La ville est un creuset où se façonnent les harmonies du futur.

Jean-Pierre Sueur

>> L'article de David Creff

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Je signale la Biennale d’art contemporain au château de Saint-Brisson sur Loire (jusqu’au 11 novembre).
Je mentionne tout particulièrement les œuvres de Jörg Hermle qui présentent de très nombreux êtres humains, les uns à côté des autres, tous obsédés par leur smartphone. L’hypercommunication produit ainsi les plus grandes solitudes.

Jean-Pierre Sueur

 

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Le Sénat doit adopter définitivement ce lundi 7 octobre, la proposition de loi de Jacqueline Gourault et Jean-Pierre Sueur portant création d’un conseil national d’évaluation des normes applicables aux collectivités locales.
Il doit adopter en première lecture la proposition de loi organique de Jacqueline Gourault et Jean-Pierre Sueur qui permettra la publication de l’avis du Conseil national en annexe des projets de loi.
Le débat peut-être suivi en direct à 15h sur le site du Sénat.
Lire :
>> La proposition de loi Gourault/Sueur et le texte adopté par l’Assemblée Nationale
>> La proposition de loi organique Gourault/Sueur

 

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Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, président de la commission des Lois du Sénat, est intervenu lors du débat en seconde lecture du nouveau projet de loi de décentralisation. Il a plaidé pour une simplification, exposant en particulier qu'une "conférence territoriale" à côté des conseils régionaux et des conseils économiques, sociaux et environnementaux serait une complexité supplémentaire et inutile. Il a défendu un projet d'ensemble avec des "régions fortes" pour "l'économie et l'emploi", travaillant en lien avec des réseaux de métropoles et de communautés, urbaines et rurales - le département assumant notamment ses fonctions de cohésion sociale. Il a aussi, à partir de cas concrets - la future métropole de Lyon, par exemple - dit qu'on ne pouvait pas se limiter à des "visions centralisées de la décentralisation", défendant fortement l'initiative locale. Il a souhaité un accord au Sénat sur un texte sur la question de la future métropole Paris-Île de France.

Lire les interventions de Jean-Pierre Sueur
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Jean-Pierre Sueur a répondu aux questions d’Elisabeth Chavelet sur la délinquance, l’exécution des peines, la lutte contre la récidive, dans le dernier numéro de Paris Match.
>> Lire l’interview

 

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La discussion en seconde lecture du projet de loi de décentralisation et d’affirmation des métropoles aura lieu au Sénat à partir de ce mercredi 2 octobre.
Jean-Pierre Sueur s’exprimera dans le débat mercredi après-midi (le débat peut être suivi sur www. senat.fr).
La commission des lois a examiné, sous la présidence de Jean-Pierre Sueur, le texte issu de l’Assemblée Nationale en vue de ce débat. Elle a, en particulier, adopté une version modifiée et complétée du texte qui avait été voté en première lecture par l’Assemblée Nationale sur la métropole Paris Ile de France.
>> Lire à ce sujet le communiqué publié par la Commission des lois du Sénat le 20 septembre

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Ce vendredi 27 septembre, à Saint-Cyr-en-Val, de l’arrivée de l’entreprise Cargill il y a vingt ans. J’étais alors maire d’Orléans.
En vingt ans, cette entreprise est passée de 70 à 250 emplois. Nous avons donc eu raison de multiplier les démarches pour qu’elle choisisse de s’implanter dans le Loiret. Et cela d’autant plus que la présence de cette entreprise dans notre département constitue un atout pour la filière avicole, dont on connaît les difficultés.
J’ai rappelé, lors de cette manifestation, en présence des dirigeants et partenaires de Cargill, que cette réussite fut le fruit d’une forte coopération entre le Département du Loiret, la Ville et l’Agglomération d’Orléans. Depuis, la Région Centre a pris toute sa place dans ce partenariat.
Je souhaite que l’on fasse tout pour maintenir - au-delà des légitimes différences politiques - ce front uni pour l’économie et donc pour l’emploi, dans notre région, notre département, notre agglomération. Car nul ne conteste que c’est bien la priorité.

Jean-Pierre Sueur

>> Lire La République du Centre du 28 septembre 2013

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Un livre vient de paraître restituant l’itinéraire artistique de Daniel Caspar que lui-même décrit, entre dessin et peinture, en « périodes » dominées chacune par une couleur, du blanc au noir, avant le bleu et, beaucoup plus tard, le rouge – périodes qui sont aussi rapports au monde, à l’être, à l’existence, et entre lesquelles le mythe d’Icare, d’abord inscrit en creux, se déploie et se multiplie en singulières résonances. Je ne peux mieux faire que de renvoyer à l’un des deux textes qui – avec celui de Michel Enrici – ouvrent le livre. Il a été écrit par Colas Rist. On en lira des extraits ci-dessous. Je précise encore que l’on peut se procurer le livre chez Daniel Caspar, 2 ter avenue du Général-Leclerc à La Ferté Saint-Aubin.

JPS


caspar1« Au début, il y eut un désir de bleu. Sur papier il en tenta plusieurs, choisit l'outremer, en chercha des incarnations. Il dynamisa son expansion radieuse à la brosse, en étendue liée, d'un mouvement plus ou moins courbe. Plus tard le noir vint interpeller le bleu.
Apparurent des traits rompus, fusants, cherchant la verticale, puis d'autres, posés, progressifs, calligraphiques. Dans ce jeu intervenait le blanc : le déjà-là, la matière première, le papier, l'impensé. Des années durant, le peintre explora leurs accords, leurs dissonances.
Au cours de ce travail, mené dans l'inquiétude et les joies échues, les mots advinrent. Le bleu convoqua mer, ciel, lumière, sérénité, les traits noirs portèrent, selon le régime de leur tracement, le négatif, les éclairs, des chutes et des ascensions, ou le définitif, la terre, la mort, la nuit. Le langage se précipitait en tous sens. Ce bleu, ce noir, ce blanc, c'était l'univers en sa création. Et le jaune- car sa lumière apparut au cours de cette genèse- fut le soleil.
Or un jour que le peintre présentait, à Orléans, une exposition intitulée « Le Regard horizontal» dans laquelle apparaissaient quatorze « écarts» ou stations, correspondant à quatorze étapes dans son parcours, lui vint ce nom, comme un jeu de mots : Icare. Et le travail déjà réalisé s'adossa au rayonnement d'un mythe héroïque, qui n'était pas au départ son sujet.

(...)

 

caspar3Là-bas une brutale verticale noire, tracée avec un bâton de goudron enflammé, coupe en deux un rectangle d'un jaune lunaire: à son départ cette verticale se fronce de l'amorce d'une boucle, d'où la coulée noire reçoit l'élégance mystérieuse d'une écriture. Cette barre... la saisir par les mots : un bâillon sur la lumière ... le masque d'un arbre sur le visage de la lune... Mais j'entends le peintre me dire que c'est encore Icare tombant du soleil. Ah! c'est vrai, j'avais oublié Icare... Suivons le discours de l'auteur. Lisons à sa lumière la petite ondulation. Sa raison première est à coup sûr visuelle, c'est de singulariser le signe noir, mais le symbolique m'attire, et je nomme cette fronce : suspens anxieux avant la chute à pic.
Daniel Caspar, en termes classiques, est un peintre de paysages. Aujourd'hui les peintres de paysages désignables comme modernes sont devenus des peintres de l'existence. »

 

   caspar2

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Imaginons qu’un lycéen ait déclaré : « J’ai un instinct meurtrier à l’égard du proviseur et de sa bande ».
Il serait convoqué devant le conseil de discipline, c’est qu’il ne se soit pas rapidement excusé et que nombre de conseillers généraux de sa majorité croient devoir faire tant d’efforts pour défendre l’indéfendable.
Il est des propos qui ne sont pas des « petites phrases » parmi beaucoup d’autres.
Le comble, c’est qu’Éric Doligé se compare à Zola !
C’est un peu… excessif.
Emile Zola écrit dans sa célèbre lettre « J’accuse » : « Ah ! Le néant de cet acte d’accusation ».
Le néant, en effet.

Jean-Pierre Sueur

 

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Une interview de Jean-Pierre Sueur par Elisabeth Chavelet - Paris Match - 26 septembre 2013 

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Dans un premier temps, et même s’ils sont profonds, la politique n’est pas la guerre. Les « instincts meurtriers » n’y ont aucune place. Nous devons le respect au président de la République. De telles paroles proférées à son égard sont extrêmement choquantes et contraires à la loi. Il est profondément inacceptable d’annoncer un désir de « tirer » sur les ministres.
Ces propos ne correspondent en rien à la manière dont je conçois la vie démocratique.
Je partage la position de tous ceux qui dénoncent ces paroles et qui s’inquiètent de voir une telle violence verbale se développer chez certains membres de l’opposition.

Jean-Pierre Sueur

 

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Jean-Pierre Sueur a défendu au Sénat ce lundi 16 septembre le projet de loi présenté par Najat Vallaud-Belkacem pour l'égalité entre femmes et hommes. Il a rappelé, citations à l'appui, le combat de Victor Hugo pour le droit de vote des femmes. Il a rappelé tous les progrès pour la parité récemment accomplis au sein des collectivités locales - dans les régions, communes et départements. Il a répondu à ceux qui ont dit que la récente réforme du mode d'élection des conseils départementaux se traduirait par « la mort des départements » qu'au contraire, le fait qu'il y aura demain autant de femmes que d'hommes dans les futurs conseils départementaux sera un atout et un progrès - comme on le constate d'ores et déjà dans nombre de communes et dans les régions. Il a regretté que, s'agissant d'autres modes de scrutin, on en reste à des réfactions des dotations financières de l'État pour pénaliser le défaut de parité, comme si on pouvait « acheter » l'absence de parité, et il a plaidé pour des évolutions à cet égard.

>> Lire le compte-rendu intégral de son intervention

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Je vous livre, sans commentaire, cet extrait du dernier livre de Franz-Olivier Giesbert, Derniers carnets, dans lequel il pose la question de savoir qui porte la responsabilité du niveau élevé – trop élevé ! – de la dette française, qui impose au gouvernement de Jean-Marc Ayrault des prendre des décisions qui n’ont pas été prises auparavant.

Jean-Pierre Sueur

Giesbert"Je me suis amusé à établir un petit palmarès des « endetteurs », c'est -à -dire des pires fossoyeurs de nos finances publiques, en prenant comme critère le nombre de milliards empruntés. Si l'on met hors concours François Fillon qui n'a pas eu de marge de manœuvre, entre la crise financière de 2008, celle des dettes souveraines de 2011 et les pulsions incroyablement laxistes de Nicolas Sarkozy, on obtient les scores annuels suivants :
1. Édouard Balladur (1994-1995) : + 6,3 points d'endettement supplémentaire par rapport au PIB, avec 93 milliards d'endettement supplémentaire.
2. Jean-Pierre Raffarin (2002-2003): + 4,2 points et 92,9 milliards.
3. Pierre Bérégovoy (1992-1993): + 6,3 points et 75,3 milliards
4. Jean-Pierre Raffarin (2003-2004): + 1,9 point et 74,6 milliards.
Si on lit le tableau à l'envers, en commençant par le bas, c'est la surprise. On découvre que le Premier ministre le plus sérieux des dernières décennies n'était pas celui que l'on croyait :
1. Dominique de Villepin (2005-2006):- 2,7 points et 4,6 milliards.
2. Raymond Barre (1979-1980) : - 0,4 point et 9,4 milliards.
3. Raymond Barre (1980-1981): + 1,3 point et 17,4 milliards.
4. Lionel Jospin (1998-1999):- 0,6 point"

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mes-nippes-gabriel-bergounioux-9782876735576Gabriel Bergounioux, professeur de sciences du langage à l’Université d’Orléans, vient de publier un livre intitulé Mes nippes dans lequel il se livre, suivant d’illustres prédécesseurs, à une expérience littéraire qui pourrait paraître banale, mais ne l’est pas. Il s’agit, comme l’explique le texte publié sur la quatrième de couverture, de restituer « les lambeaux de langage qui nous traversent », les images mentales qui se succèdent en nous, se suivent, se bousculent, s’interposent, disparaissent pendant quelques minutes ou une heure de notre vie consciente. Quelques dizaines de pages permettent de rendre compte des « pensées éparpillées pendant quatre-vingt-dix minutes » (page 220). Et, s’agissant de la mémoire, Gabriel Bergounioux s’interroge sur les raisons pour lesquelles « j’ai vraiment eu devant moi, à tel instant, ce détail venu du passé et pas cet autre, ni plus ni moins important » (page 190).
On suit donc notre auteur dans ses pérégrinations, du campus d’Orléans La Source à la gare d’Orléans, on le suit dans la navette – disparue – qui mène aux Aubrais, à la gare d’Austerlitz, à Paris où sa marche et ce qu’il voit, pense, se remémore aussi, donne lieu à des relevés méthodiques. On oscille entre Antoine Roquentin « ballotant de mornes pensées », la phénoménologie, les « vies minuscules » et le Parti pris des choses. Les références sont constantes, nombreuses. Gabriel Bergounioux est un être pétri de langage et de littérature.
La littérature est toujours là, comme façonnée par l’effort et le scrupule introspectifs. Je pense à cette description de la gare d’Austerlitz « dans son décor Second-Empire de verrière sale et de porte boulonnée, de croisillons métalliques et de briques à chaînage, sous la lumière trouble que la saleté accumulée sur les vitres restituait » (page 50).
Je songe à cette description d’un site que les Orléanais reconnaîtront avec « sa cascade en faïence blanche et bleue au milieu des tours édifiées en carré et dévalant vers la Loire, avec ses bassins à sec remplis de canettes et de journaux » (page 113).
Je songe encore à l’évocation de la grève des éboueurs d’Orléans et du « hobereau de robe élevé sur la place qui a la responsabilité de ce dossier » et qui « se crispe à l’idée d’augmenter les salaires » (page 86) (et je ne cite pas toute la phrase !).
Mes nippes, un livre et aussi une expérience littéraire qui donnent à penser.

Jean-Pierre Sueur

 

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Le Journal Du Dimanche, 22 septembre 2013

130922 JDD cumul

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Jean-Pierre Sueur a défendu ce 18 septembre le projet de loi sur le non-cumul des mandats. Prenant appui sur son expérience de sénateur, de député et de maire, il a exposé, prenant des exemples concrets, les difficultés matérielles qui rendent difficile l'exercice simultané de deux mandats importants. Il a dit : "Il y a tellement de talents, de compétences, de dévouements dans notre pays qu'on ne comprendrait pas que la même personne continue à exercer en même temps deux fonctions qui pourraient chacune être exercée par une personne différente". Il a par ailleurs mis en garde contre une évolution des institutions qui limiterait les prérogatives du Sénat aux textes relatifs aux collectivités locales (comme c'est le cas du Bundesrat allemand), y voyant une atteinte au nécessaire bicamérisme : "Aujourd'hui, les deux assemblées sont saisies de tous les sujets. Il y a donc une "navette". C'est indispensable pour façonner la loi - qui s'applique à tous les citoyens -,  "comme la mer polit les galets". Jean-Pierre Sueur a enfin rappelé que le Sénat avait ces derniers mois adopté nombre de positions progressistes et a mis en garde contre une "crispation" sur le cumul des mandats qui redonnerait une image conservatrice du Sénat, alors qu'il préfère "le Sénat du progrès".  

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Jean-Pierre Sueur est l'invité du journal de 13 heures ce mercredi 18 septembre sur France Inter

>> Ecouter en direct

 

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Jean-Pierre Sueur participera ce mardi 17 septembre à un débat sur le non cumul des mandats dans le journal de 22h de Public Sénat.

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Le fait que le maire d’Orléans ait fait lors de l’inauguration du nouveau FRAC un discours hors sujet m’apparaît être un nouvel avatar de ce que j’appellerai un « syndrome orléanais » dont les manifestations furent nombreuses au fil du temps.
Alors qu’on inaugurait un édifice qui suscite d’ores et déjà un vif intérêt en France et à l’étranger – comme les revues de presse en témoignent –, alors qu’Orléans est devenue célèbre dans les milieux de l’architecture internationale pour Archilab, rencontre de l’architecture novatrice, alors que le FRAC Centre abrite une collection inestimable, unique au monde, de maquettes d’œuvres majeures du XXe siècle, notre premier magistrat n’avait visiblement qu’un souci à l’esprit, celui de la rue des Carmes… Ce qui est significatif, c’est qu’il n’est pas – il n’a pas été – le seul à réagir ainsi. Je dirai même qu’il s’inscrit dans une longue lignée – car le « syndrome orléanais » vient de loin.
Longtemps, souvent, à Orléans on a préféré les formes urbaines du passé – contre lesquelles je n’ai rien ! – à celles du présent.
C’est ainsi qu’alors que d’autres villes prenaient d’autres chemins, on a entouré ici la cathédrale de bâtiments qui, de part et d’autre, copient – singent diront certains – le XVIIIe siècle. Je n’ai rien contre la rue Royale. Je l’aime. Mais je pense que l’architecture d’aujourd’hui doit avoir toute sa place dans notre cité.
Cela soit dit en toute modestie, j’ai béni les cieux – et surtout les électeurs ! – pour avoir été élu maire de cette ville en 1989, et donc onze ans avant la fin du XXe siècle. Avec mes collègues, nous avons ainsi pu décider de l’arrivée d’œuvres architecturales du XXe siècle avant que celui-ci ne s’achève. Ces œuvres ont été souvent décriées en vertu de ce qu’on nomme abusivement (et temporairement d’ailleurs) « bon sens » avant que l’on s’habitue à elles et au paysage urbain qu’elles ont refaçonné par leur existence même. J’ai souvent évoqué (et je pourrais développer) les batailles de la médiathèque, de la salle Jean-Louis Barrault, du Zénith, de la DRAC, du pont de l’Europe, sans parler du tramway.
S’agissant du nouvel immeuble des « Turbulences » de Jakob et MacFarlane, que n’ai-je entendu ?
Et s’agissant des différentes éditions d’Archilab, que n’a-t-on dit ?
Cette architecture nouvelle était laide, absurde, utopiste, gratuite, irréaliste – en un mot, sans intérêt…
J’ai répondu mille fois qu’il y avait là tout au contraire un atout considérable pour le rayonnement culturel d’Orléans dans le monde entier – comme l’ont si souvent dit, avec force, Frédéric Migayrou et Marie-Ange Brayer à qui nous devons tant.
J’ai aussi répondu qu’il était dommage de ne pas tirer davantage parti – comme vient de le faire la Région Centre – de cet atout majeur dans notre « communication ».
… Voyant ce samedi et ce dimanche des milliers d’hommes et de femmes se presser aux portes ouvertes du nouveau FRAC, j’ai pensé que nous étions peut-être en train de surmonter enfin ce « syndrome orléanais ».

Jean-Pierre Sueur

>> Lire l'interview de Frédéric Migayrou sur le site de La Nouvelle République

>> Lire l'interview de Marie-Ange Brayer dans La République du Centre du 15 septembre

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130915 feteroseJe tiens à remercier Christiane Taubira pour avoir bien voulu venir à la fête du PS du Loiret, à Ingré, et pour y avoir fait un discours beau et fort, portant entièrement sur les valeurs de la gauche – les valeurs sans lesquelles la gauche n’aurait pas de sens, ni de raison d’être.
J’ai beaucoup parlé et écrit ces dernières semaines sur la réforme pénale que Christiane Taubira porte, et que je soutiens.
Je voudrais aujourd’hui écrire quelques mots sur la manière dont Christiane Taubira s’exprime. Elle est en effet l’une de celles, l’une de ceux, trop rares, qui redonnent ses lettres de noblesse à l’éloquence parlementaire, et à l’éloquence tout court.
Christiane Taubira n’écrit pas ses discours. Elle ne lit pas de textes. Elle offre à ses auditoires des mots, des phrases, des périodes qui viennent du fond du cœur, du plus profond de l’esprit, du creuset de la raison et de la pensée.
On pressent, on entend, on découvre que ce qu’elle dit, c’est ce qu’elle porte en elle, c’est le fruit de longues maturations, nourries des écrits d’Aimé Césaire, René Char, Edouard Glissant, Paul Eluard et bien d’autres, de toute littérature vivante, de toutes poésie et philosophie mêlées…
Cela change, rompt avec trop de discours interchangeables, de propos formatés et de pesantes paraphrases.
La singularité de Christiane Taubira tient à ce qu’elle retrouve le rythme, le sens, la respiration et la plénitude de la PAROLE.

Jean-Pierre Sueur

 

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130913 AxyntisC’est très volontiers que j’ai accueilli au Sénat David Simonnet, PDG du groupe Axyntis et M. Takahashi, président du groupe japonais Fuji Silysia, pour la signature, en présence de Marie-Thérèse Bonneau, maire de Pithiviers, d'un accord qui va se traduire par de nouvelles activités au sein de l’entreprise Orgapharm (filiale d’Axyntis) de Pithiviers dans le domaine de la chromatographie et par la création, dans un premier temps, de dix nouveaux emplois.
JPS
>> Lire La République du Centre
>> Lire le communiqué de presse

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En complément de Jacqueline Gourault et Jean-Pierre Sueur viennent de déposer une nouvelle proposition de loi organique afin que l’avis du Conseil national soit obligatoirement joint à tout projet de loi concerné. Comme cela fut le cas pour les études d’impact, une loi organique est en effet nécessaire pour que ces avis soient joints aux textes des projets de loi et que tous les parlementaires en soient donc dûment informés au moment où ils débattent de ceux-ci.
>> Lire la proposition de loi organique

 

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Py alcesteL’Alceste de Gluck est une œuvre tragique, la mort, la fidélité, le sacrifice. Le roi, Admète, ne pourra échapper à la mort que si l’un de ses sujets se sacrifie pour lui. C’est sa femme, Alceste, qui choisit par amour le sacrifice suprême. Les paroles longuement répétées, la musique qui les porte et les transcende, expriment jusqu’au paroxysme la douleur et le drame jusqu’à ce qu’un dénouement – auquel on ne croit guère plus qu’à ceux de certaines pièces de Molière – mette fin aux sacrifices.
Olivier Py, ancien directeur du Centre dramatique national d’Orléans, et futur directeur du Festival d’Avignon, s’est, pour ce spectacle départi de ses flamboyances coutumières. Sa mise en scène est sobre et dense. Le décor constamment redessiné à la craie blanche sur fond noir dessine des palais qui, pareils aux aléas des destinées, s’effacent avant de reparaître.

JPS

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