Dans le Loiret, il y a eu pour la gauche de bons résultats à Saint-Jean de la Ruelle, Fleury-les Aubrais, Chécy, Artenay. Châlette, et de belles suprises comme à Saint-Denis en Val (avec une liste très ouverte à la « société civile »), sans compter les communes où il n’y avait pas de concurrence, comme Jargeau ou Ingré. Et des déceptions, hélas, à La Chaoelle Saint Mesmin et à Saint-Jean de Braye !
Mais surtout, il y a un grand sujet d’inquiétude avec le succès du RN à Montargis et Amilly ! Et les progrès de cette mouvance dans nombre de communes rurales, en particulier dans l’est du département. Et heureusement que Gabriel Denizot a pu empêcher l’arrivée à la mairie de Briare de l’ancienne députée RN !
Connaissant nombre de maires de la circonscription, je leur dis que si leur député RN parcourt le terrain le jour, il ne faut pas être dupes et ignorer les discours extrémistes et contraires à nos valeurs de justice, de solidarité et de fraternité qu’il tient le soir à l’Assemblée ou sur les télévisions.
Ce résultat à Amilly et Montargis doit inciter tous les Républicains à agir et réagir sans relâche sur la base de nos valeurs !
Je dirai enfin ma déception pour Orléans. Je reste pour ma part persuadé que cette ville a besoin de changement. En témoigne le fait qu’il ne s’est pas passé grand chose lors du dernier mandat et que cette campagne électorale n’a pas donné le sentiment de préparer l’avenir ambitieux d’une capitale régionale forte, entraînante, à la hauteur des enjeux.
Mes amis ont fait une campagne très active, et n’ont pas été récompensés à la hauteur de leur engagement.
Et malheureusement, c’est un échec.
Il faudra en analyser les raisons en toute lucidité pour préparer l’avenir. Car je le crois, et je l’ai vécu, justement à Orléans : rien n’est inéluctable !
JPS
C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès d’Hélène Mouchard-Zay.
Hélène m’avait fait l’amitié de participer, durant 12 ans, à l’équipe municipale que j’ai conduite à Orléans. Elle s’est totalement donnée à sa tâche, oeuvrant pour les écoles d’Orléans, pour la défense des droits humains, pour le jumelage avec la ville de Lugoj, en Roumanie, et pour tant d’autres causes.
Elle s’engagea pleinement pour le Centre d’études et de recherches sur les camps d’internement du Loiret (Cercil) que nous avons créé avec les municipalités de Pithiviers, Beaune-la-Rolande et Jargeau. Ce n’était pas évident au début. On nous disait qu’il ne fallait pas « remuer le passé ». Hélène voulait tout au contraire que l’on fasse connaître l’histoire douloureuse des enfants des camps du Loiret et du Vel d’Hiv disparus dans des conditions épouvantables - afin que cela ne se reproduise pas. C’était pour elle un impérieux devoir de mémoire.
Enfin, elle fut profondément marquée, comme sa sœur Catherine, par la haute figure de son père, Jean Zay, ministre du Front Populaire, que l’on qualifia si justement de ministre de l’intelligence, assassiné par la milice de Vichy. Elle faisait tout pour que son action et ses valeurs fussent connues, reconnues et qu’elles continuent d’inspirer notre vie publique. Elle militait pour la laïcité.
Chère Hélène, nous ne te verrons plus dans les rues d’Orléans te rendre en vélo aux multiples réunions où tu posais des questions et affirmais tes convictions. Mais tu resteras en nos coeurs. Je pense très fort à ton mari, Claude, à tes enfants, Daniel et Jean, et à tous tes amis.
Jean-Pierre Sueur.
Tous mes voeux de bonheur et de santé à toutes et à tous !
Puisse la paix advenir ! Puisse la misère régresser ! Puissent nos valeurs humanistes être plus largement partagées ! Puisse l’Europe être plus forte dans ce monde sans boussole ! Puissions-nous préparer une planète vivable pour demain et après-demain !
Puissions- nous trouver, dans cette siriation politique complexe, le chemin du progrès, de la justice et de la fraternité !
…Triste d’apprendre le décès de mon camarade et ami Francis Marmande.
Nous nous sommes connus à l’École Normale Supérieure de Saint-Cloud. Il est devenu un universitaire passionné, un spécialiste reconnu de Georges Bataille, un écrivain talentueux et le fabuleux chroniqueur du jazz du « Monde ». (Il jouait parallèlement de la contrebasse). Entre mille, son compte rendu du concert de Ray Charles en 1995 à Orléans (paru dans le numéro daté du 7 juillet 1995) est un petit chef d’œuvre. Il y note au passage que « le festival d’Orléans confirme sa grande classe ».
Je songe à nos conversations entre lui, Bernard Cerquiglini et moi où il était question de grammaire, de musique, de littérature, de politique….et du reste !
Merci, Francis, pour toi, et pour l’oeuvre vivante que tu nous laisses, qui doit paraître - partiellement ! - dans la collection « Bouquins ». Nous l’attendons !
Jean-Pierre Sueur
Il était juste que la Ville d’Orléans rende enfin hommage à Alfred Dreyfus, victime d’une abominable injustice, et qui a achevé sa carrière militaire à Orléans.
La Place d’Armes s’appellera donc « Place d’Armes Alfred Dreyfus ».
C’est l’occasion de rappeler que notre compatriote Charles Péguy fut l’un des plus ardents et constants défenseurs d’Alfred Dreyfus, comme en témoigne son livre « Notre Jeunesse », paru en 1910, entièrement consacré à « l’Affaire », et dans lequel on lit ces lignes : « Une seule injustice, surtout si elle est officiellement enregistrée, un seul crime suffit à rompre tout le pacte social, un seul déshonneur suffit à déshonorer tout un peuple ».